TEST – Moss sur PS VR : le must-have de la réalité virtuelle

Moss sur PS VR, c'est la bonne surprise de cette année du côté de la réalité virtuelle. Enfin un titre original et non expérimental.

Support de test : PS4 et PSVR.
Version du jeu testée fournie par l’éditeur. Nécessite que la manette PS4 et le casque pour jouer.
Éditeur/Développeur : Polyarc Inc.

Sony a peut-être trouvé en Moss son meilleur jeu d’aventure sur PS VR et la pépite nous vient de Polyarc. Ce studio ne vous dit rien ? Logique, il a été créé en 2015 et s’est séparé de Bungie pour se concentrer sur le développement des aventures de Quill, notre chère souris. Néanmoins, les membres du studio natif de Seattle ne sont pas novices et certains ont bossé sur des projets colossaux tels que Destiny, Dragon Age: Inquisition, Guild Wars, la licence Halo et même Red Dead Redemption. Pas étonnant qu’un projet aussi solide que Moss atterrisse et s’inscrive comme l’un des fleurons du marché VR.

Quill vivra verra !

C’est l’histoire d’une petite souris qui, armée de son épée et assistée par votre main, devra résoudre des énigmes, vaincre quelques ennemis et venir à bout de son périple. Et ce voyage, il sera coloré, il sera enivrant, il sera digne d’un véritable conte de fée. Jamais nous n’avons autant été transporté avec le PlayStation VR sur Moss que sur un autre jeu. C’est notamment dû au fait qu’il s’agit là d’un titre interactif de par son gameplay. Le joueur fait partie intégrante de l’histoire et cela se traduit de deux façons bien distinctes. Avec le pad PS4, il contrôle certains éléments du décor afin d’ouvrir la voie à Quill, afin de lui permettre de progresser d’une plateforme à une autre, d’activer des interrupteurs et bien d’autres fonctionnalités. En parcourant l’aventure du rongeur, on réalise à de nombreuses reprises à quel point les mécaniques de jeu ont été bien trouvées. Ainsi, le studio Polyarc a pensé à se servir du système de détection de mouvements afin d’accentuer l’immersion offerte par le casque VR, permettant d’enclencher diverses actions tout en utilisant les gâchettes. Alors qu’il était à la base un simple lecteur du premier chapitre du livre, le joueur est propulsé au rang de protagoniste à part entière de l’œuvre Moss. Ainsi, nous tissons un véritable lien avec le héros que nous aidons tout au long de son périple.

Dans un second temps, avec la même DualShock, le joueur contrôle Quill. Il enclenche ainsi des coups d’épée, saute, fait même les deux en même temps, escalade et poursuit son avancée. Certes, les mécaniques de combat ne cassent pas des briques mais le fait que l’on possède deux rôles à jouer occupe assez notre esprit. Trouver un chemin, trouver les interrupteurs, trouver la cheerleader, les pièces manquantes du puzzle d’un lieu et du suivant tout en faisant attention aux ennemis qui se trouvent aux alentours. Ces derniers se caractérisent souvent par des sortes de scarabées plus ou moins redoutables selon leur nature et un autre ennemi que l’on ne spoilera pas.

Très vite, on s’aperçoit de la cohérence du projet, de l’écosystème créé entre le lecteur, le héros, les ennemis, les possibilités d’interaction, le décor et donc les divers environnements que nous offre Moss.

Moss Town

Il offre une palette d’environnements dont les dessins sont chatoyants et font plaisir aux yeux, se démarquent réellement de ce qui se fait sur le casque de Sony. Le titre présente un réel univers et il parvient à se montrer crédible de bout en bout, mais aussi surprenant à chaque étape du voyage, lorsqu’il nous plonge dans des décors tantôt naturels tantôt dangereux. Même s’il reprend parfois les mêmes bases que sur d’autres plans, certains passages parviennent à nous ébahir au point de rester silencieux et attentif à ce qu’il se passe durant de nombreuses secondes. Cet univers reste merveilleux à découvrir, séduisant. Les développeurs ont eu la bonne idée de nous permettre quelques actes de voyeurisme, à savoir que l’on peut se pencher et tourner la tête pour regarder partout, sous les arbres, entre deux murs, etc.

Moss parvient à faire jeu égal avec certains titres sortis hors-VR grâce à sa direction artistique maîtrisée. Et même s’il ne demeure qu’un titre de Réalité Virtuelle, il nous régale visuellement.

Moss Death

Il reste néanmoins quelques ombres au tableau. Le premier qui nous vient concerne directement le héros Quill. Nous regrettons notamment sa lenteur et celle-ci se montre surtout embêtante lors de certaines actions. Par exemple, quand elle se suspend, il faut un certains temps pour qu’elle se relève et atteigne la plateforme, ce qui nous pénalise notamment lors de certaines séquences. Mais rassurez-vous, rien d’insurmontable quant à la progression de notre histoire. Ce qui nous amène à un second point négatif à aborder. Comme tout titre de qualité que l’on apprécie, nous avons trouvé Moss peut-être trop court. L’univers nous offre une telle immersion que l’on a regretté être arrivé au terme de son scénario.

Pour ceux qui souhaitent s’y replonger, il reste toujours possible d’acquérir tous les collectibles, de consulter les différents trophées afin de le platiner, de redécouvrir le titre et se permettre quelques interactions que l’on a manquées. Une petite dose de rejouabilité qui ne fait pas de mal.

Moss représente la bonne pioche du catalogue PlayStation VR de cette année 2018. Un univers féérique qui se dote d’une direction artistique marquante et de mécaniques originales. De même, le côté interactif et double rôle du joueur permettent une immersion sans faille et une découverte rythmée et passionnante. Ainsi, n’ayez pas peur de la souris et ne rongez pas votre frein devant l’acquisition du titre de Polyarc Inc. si jamais vous êtes prêts à vous ouvrir à un univers séduisant.

Points forts

  • Enfin un vrai jeu sur PS VR
  • Une narration joliment racontée
  • La direction artistique
  • Enivrant
  • Le gameplay bien pensé

Points faibles

  • Un peu trop court
  • La lenteur de Quill sur certaines actions
8.5

Great

Adepte des « loul », des « xD » et un poil « Grammar Nazie » sur les bords, Arnyanka, c’est un peu la daronne de la rédaction de Try aGame ! Fanatique de Just Dance et originaire de la capitale de la Bouillabaisse, elle s’occupera, en plus d’écrire, de nous corriger pour éviter de vous faire saigner des yeux. Elle prend tellement ce rôle à cœur qu’elle n’hésite pas à engueuler Wolfen à la moindre faute.

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