C’est l’histoire d’un vaisseau qui se crashe sur une planète inconnue comme le dernier des petits-gris dans le désert du Nevada avec pour tout équipage une unité M.Ark (pour Mission Ark 182) et un robot à tout faire : vous. Vous êtes envoyé récolter de quoi réparer Mark. Deux points d’attention : la planète est très hostile et dans une boucle temporelle.
Une défense sans fin
Expliquer le gameplay de Kritter ne prend que quelques lignes. Le vaisseau doit être défendu, les vagues d’ennemis arrivent une minute après que vous êtes sorti de la zone du vaisseau. Une minute que vous devrez mettre à profit pour explorer les environs pour nettoyer les camps ennemis et récupérer ressources et bonus. Une minute que vous pourrez mettre à profit pour explorer et collecter ressources et bonus avec vos 2 pouvoirs et votre dash en ayant choisi une des 4 classes disponibles qui ont chacune une attaque différente. Des classes assez bien équilibrées même si l’ingénieur et le ninja ont eu notre préférence.
Une fois cette minute passée, le jeu d’action se transforme (un peu) en Tower Defense.
En cas de mort prématurée, vous serez cloné en quelques secondes, un temps perdu qui pourrait être fatal à votre stratégie de farming ou à votre M.Ark. Certaines vagues auront un lieutenant ennemi comme renfort et une fois le dernier lieutenant abattu, le boss de la zone. Et chaque vague sera notée (S, A, B) et vous donnera des ressources en fonction de la note et un choix parmi trois passifs. La composition des ennemis varie selon votre avancée (petites crottes à 2 PV, artillerie, kamikazes,…), le tout en thème avec le biome dans lequel vous êtes.
En cas de destruction de/du M.ark : activation de la boucle temporelle, retour à la base, achat de compétences (surtout axées sur la protection de M.Ark) et on retourne à la bagarre. Plusieurs actes (ou biomes) sont de la partie mais ne rêvez pas, à chaque mort, on retourne au tout début (et là ça frustre un peu).
Le tout se contrôle assez bien à la manette ou au clavier, mais après quelques parties, on se demande s’il y a une stratégie à établir ou si le jeu ne compte que sur la chance des loots pour nous faire progresser plus ou moins facilement.
Le sarcasme est de la partie
Ce qui marque le plus dans les premiers instants de Kritter, c’est son ton sarcastique, ses remarques ironiques, comme lorsqu’on relance une partie et que M.Ark nous lance un : « on pourra pas faire pire que la dernière fois ». Un ton qui va nous accompagner tout du long, dans les réussites, comme dans les échecs et même dans les échanges avec les boss. On est dans un jeu qui ne se prend pas très au sérieux et qui arrive à le faire sérieusement.
Un ton qu’on pourra partager avec ses amis puisque Kritter peut se challenger en coop local ou distanciel. Mais il faudra partager un code de partie, pas de moyen d’en trouver une directement avec des inconnus.
Et de l’aide sera bienvenue tant Kritter n’est pas simple car en plus d’une adversité assez musclée et d’un chronomètre qui joue en votre défaveur, votre Kritter possède un éventail de stats qui se cache derrière une esthétique bon enfant et un ton humoristique prononcé. On aura même droit à un petit twist final de bon aloi.
Le (mini) point technique
Nous avons pu jouer avec une version pré sortie, une version qui embarque quelques bugs gênants ayant tous la même origine les collisions. Que ce soient des angles de caméra un peu malheureux dans le premier et le troisième acte, votre personnage qui se retrouve « ensablé » dans le sol et ne peut ramasser les bonus eux-même « ensablés », des structures qu’on ne peut upgrader dans l’acte 3 (les murs) ou encore des projectiles ennemis pour lesquels les murs sont anecdotiques, il y a de quoi faire rater une run, même en mode découverte.
On se doit d’en parler même si ceux-ci devraient être corrigés à court terme.
Le doublage français (les devs sont de Roubaix) a été fait avec peu de moyens semble-t-il, et disons simplement que doubleur c’est un métier.
Kritter est une petite réussite, un jeu qui donne envie d’y retourner au ton humoristique très présent tout au long de l’aventure que ce soient dans les dialogues, les boss et la narration. L’adversité est très diversifiée d’actes en actes, mais restent quelques bugs un peu gênants dans la version du test et une frustration que d’autres jeu du genre n’ont pas forcément en cas de game over.
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