TEST – MotoGP 21 : la quête du réalisme

MotoGP 21 fait vrombir le moteur et assure le plaisir de jeu !

motogp 21

• Genre(s) : simulation sport / moto
• Développeur / éditeur : Milestone
• Support de test : PS5
• Disponible sur : Nintendo Switch, PC, PS4, PS5, XBO, XBX
• Date de sortie : 22 avril 2021

Sur la ligne de départ

MotoGP 21 se voit confier la mission qui se transmet de génération en génération ou plutôt d’année en année sur toutes les simulations, faire mieux que son prédécesseur. Plus compliqué encore, convaincre les fans que ce n’est pas qu’une mise à jour de la saison 2020. Car la communauté se lasse vite et peut sauter un épisode facilement. Dans les stands, on retrouve donc l’équipe de Milestone à l’origine de jeux de course à deux roues, en plus de la franchise MotoGP, tels que Ride, MXGP, Moto SuperCross ou du quatre roues comme le bon Gravel ou Sebastien Loeb Rally Evo. Le savoir-faire et l’expérience du studio italien n’est donc plus à prouver et on en devient d’autant plus exigeant.

S’il est sympathique et plus que logique de retrouver un mode Contre-La-Montre, un mode Championnat ainsi que du Multijoueur (on fera une MAJ du test, une fois testé pleinement) ou de la Course libre, il est logique de se diriger naturellement le mode Carrière qui nous fera commencer la course par la catégorie Moto 3. De nombreux choix seront à effectuer dès les premières minutes, à savoir l’agent qui vous accompagnera à vos débuts, quel sponsor et évidemment pour quelle écurie vous roulerez. D’ailleurs, toutes les écuries sont présentes, tous les pilotes aussi. On aimerait un jour avoir des légendes des précédentes décennies au casting mais ce ne sera pas pour cette année.

On remarque que MotoGP 21 intègre des cinématiques dans les prémices de la saison puisque vous serez présenté au volant de votre moto devant la presse. L’effet et la mise en scène sont minimales mais ça reste toujours un plus d’y avoir pensé. De ce point de vue-là, on sera heureux de nous voir en train de célébrer un podium ou la victoire après une course mais déçu de ne pas voir de podium au moment de la célébration inaugurale, du moins en moto3. Le reste est classique, il n’y a pas de discussion entre votre team et vous pendant la semaine. Vous décidez qui mettre où pour améliorer tel ou tel domaine. On vous fixe à travers un tableau les objectifs. Si jamais vous les remplissez, vous gagnerez des points mais on y reviendra. Les négociations sont logées à la même enseigne, malgré la présentation, ça fera très Excel comme processus.

Comme précisé, vous devrez donc gérer tout un staff, des secteurs à améliorer. Vous gagnez des points de recherches qu’il sera utile de réinvestir intelligemment. En vidéo :

Néanmoins, on attendait de savoir quel ressenti manette en mains et bruit de la bécane dans les oreilles. L’objectif est donc de rendre la course encore plus réaliste et le staff toujours présent pour perfectionner votre conduite. Entamons notre week-end de courses !

La simulation jusque dans le paddock dans MotoGP 21

Les semaines passent et le jour J arrive à grand pas. Le premier GP vous laisse d’emblée le choix. Participerez-vous au week-end entier de courses ? Il est donc possible de rouler dès les Essais Libres (3 séances !), les qualifs (2 séances !) et même le Warm-Up pour être enfin prêt à se lancer dans la course, au mieux sur la première ligne. Rouler autant servira votre cause. Le staff pourra ainsi s’adapter à vos sensations de course, c’est-à-dire effectuer quelques changements sur la moto. Cela se traduit par une interface via différents onglets, divers secteurs que vous pouvez tester en profondeur pour analyser ce qui vous permet de réaliser le meilleur temps. Démonstration en vidéo de gameplay dans MotoGP 21.

Il est parfois indispensable de tester votre moto, ce qui vous permettra de mieux gérer votre course (réservoir, pneus, suspensions etc). Il m’est arrivé de zapper tous les essais libres, de ne faire qu’une séance de qualifs et je suis arrivé à rade de carbu… Qui a dû abandonner à votre avis ? Car comme dans MotoGP 20, il faut doser l’injection, cet onglet « PWR » durant la conduite. Si on ne teste pas assez la moto durant les essais libres, on devra donc aviser et passer du PWR 1 au PWR 2 au PWR 3 selon les secteurs en surveillant la jauge de carburant. Un souci en plus que l’on voudrait bien éviter en pleine course où la gestion des freins et de la moto dans son ensemble seront primordiales.

De ce fait, les pilotes les plus spécialisés et habitués voudront peut-être tout gérer manuellement pendant que les plus casu ou ceux qui maîtrisent simplement le moins pourront activer l’assistance sur divers domaines. En cela, il reste accessible à tous, surtout avec le Rewind toujours autant disponible lorsqu’il est activé. D’ailleurs les pilotes les plus aguerris seront heureux de se lancer dans les Contre-La-Montre là où le Rewind et la moindre faute sont interdits !

Toujours dans l’optique de gagner en réalisme, il faudra désormais gérer aussi la température de ses freins. Trop froids ou trop chauds et vous perdrez en efficacité. Encore une fois cela fait la différence et dans la performance, même le détail minime a toute son importance. Cela traduit aussi le fait que votre team est indispensable, d’où l’importance de recruter le meilleur staff, de tester sa moto pendant les essais libres et expérimenter différents réglages. D’ailleurs ils ont insisté sur leur système de suspension de moto apportant du réalisme encore.

L’accent a donc été mis sur toute la gestion d’une moto, le réalisme de la conduite et la difficulté pour les puristes de tout maîtriser, sans exclure les novices qui pourront s’appuyer sur les assistances jusqu’à maîtrise de la moto si jamais ils le souhaitent.

Plein les gaz

Là où certains joueurs pourraient être dépaysés, c’est aussi vis à vis de votre trajectoire. Il sera dangereux de couper ne serait-ce que 40cm de la piste, favorisant ainsi les meilleurs pilotes et les moins grugeurs. On a tous parfois voulu couper un virage pour gagner en efficacité. Cette fois-ci, vous serez pénalisé. Durant les qualifs, votre tour ne comptera pas. Pendant la course, vous aurez des avertissements jusqu’à la pénalité d’un tour long, de quoi perdre de grosses secondes.

Enfin, si jamais vous chutez, vous réapparaîtrez là où vous êtes tombés, que ce soit sur le circuit qu’en dehors, dans le sable à devoir revenir vous-même.

En matière de sensations, on reste dans ce qui se fait de mieux dans le 2 roues professionnel. Vous sentez une énorme différence en passant de la Moto3 à la Moto GP. Le plaisir est là incontestablement. Les différentes conditions météo changent totalement la donne. Qu’il est difficile de s’adapter à la pluie au Mans ou à Sachsenring, encore plus lorsqu’une première séance d’essai libre s’est déroulée sous un ciel nuageux et que la pluie s’est invitée lors des qualifs et la course. Cela change chaque freinage, chaque accélération, chaque virage simplement pour le comportement de la moto et ça devient encore très exigeant.

Puis lorsque l’on part à la faute, on se sait responsable, ce n’est pas un bug de la matrice. Le rewind m’a personnellement servi mais quel plaisir de l’utiliser de moins en moins. On sent notre marge de progression en matière de conduite. On accepte de plus en plus nos moins bonnes trajectoires car on se sait capables de faire la différence plus tard.

Enfin, Milestone nous permet de personnaliser nos motos et le pilote pour l’équipement. On retrouve bien sûr la possibilité de choisir son numéro mais de customiser le reste avec des autocollants et on dispose d’un éventail de choix approfondi pour que chacun puisse faire à sa sauce.

MotoGP 21 remplit sa mission, apportant toujours plus de réalisme et d’exigeant à la maîtrise de notre moto et tous les aspects techniques qui l’entourent. Mieux encore, il plaira aussi aux novices et aux moins acharnés avec des réglages d’assistance le temps que l’on apprenne à tout comprendre. Il ne s’agit plus simplement de piloter avec brio le jour de la course mais d’apprendre à connaître sa moto et l’améliorer et tester les réglages durant les essais libres et les qualifs. Il lui reste à moderniser l’interface et le système d’objectifs encore un peu trop classiques à mon goût, à implanter davantage d’immersion durant la semaine entre les Grand Prix mais MotoGP 21 a de quoi satisfaire tous les fans de la licence et les amateurs qui voudraient s’y lancer.

 

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Points forts

  • Des sensations au rendez-vous
  • Apprendre à connaître et améliorer sa moto
  • Les réglages indispensables pour réaliser les meilleurs temps
  • Le réalisme au centre du gameplay

Points faibles

  • Un système d'objectifs trop classique
  • Pas de podium inaugural après les courses
  • Une gestion des collisions limite (paye tes vols planés !)
8

Great

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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