Une entreprise peu scrupuleuse qui fait des expériences sur des êtres d’une autre dimension qui se présentent comme étant des démons. Une ville en quarantaine après avoir subi ce qu’aucun pourrait nommer une apocalypse localisée. Et vous, qui devez vous allier à un de ces êtres pour tenter de retrouver vos proches et, accessoirement, survivre.
Possessor(s) et possédé(s)
Les démons en question ont la capacité de posséder les êtres de notre plan, mais des fois ils se foirent. Il se retrouvent alors à posséder des animaux ou des objets. Notre bestiaire d’ennemis va donc se composer d’objets du quotidien démonisés. Caméra de surveillance, plantes en pot, distributeur de collations sucrées mais aussi renards, méduses et manager du tertiaire. Le tout dans une ambiance allant assez à contre emploi, tant la musique et l’esthétique globale sont un peu cosy.
On se retrouve à progresser dans une ville en alternant plateforme et combats, à devoir explorer, presque comme bon nous semble, pour retrouver notre famille et jouer les objectifs imposés par notre démon intérieur à qui on doit la vie (une sombre histoire de jambes arrachées). Cette exploration se fait en mode metroidvania, on se retrouvera bloqués (d’où le « presque ») avant d’apprendre la bonne capacité qui nous permettra de revenir sur ces points de blocages. Pas de grande nouveauté sur ce volet.
Pour compléter nos possibilités, on trouvera des objets qui donneront accès à des pouvoirs spéciaux et d’autres permettant d’augmenter notre nombre de potions de soins, notre vie ou nos dégâts pour partir à l’aventure durant les presque 8h de jeu que propose Possessor(s). Une aventure très urbaine mais pas que, les espaces verts étant la caution de changements d’environnement ainsi que les intérieurs des bâtiments.
Le jeu ne m’a pas possédé
Alors quel est le problème avec Possessor(s) ? Et bien un problème assez récurent tout d’abord, le jeu est mou. Les déplacements, de base, sont assez lents pour le genre et on a du mal à enchainer les phases de plateforme de manière nerveuse. La raison de ce dernier point ? Une maniabilité parfois un peu approximative dans laquelle on inclura certaines hitboxes. Attraper les ennemis au fouet n’est pas toujours très précis, et idem pour attraper les points d’accroche pour traverser une zone. L’utilisation des pouvoirs spéciaux n’arrange pas les choses, la raison vient des contrôles assignés : Y , Y + Haut, Y + Bas, de quoi vite s’emmêler les pinceaux ou plutôt les doigts et finir mort et de retour au checkpoint.
Checkpoints qui ne permettent pas de se téléporter, d’un endroit à l’autre, on devra utiliser les stations de métro nous forçant à refaire tout un chemin à « pied ». Fastidieux et rallongeant la durée de vie d’un jeu qui aurait fait 5 ou 6h si tel avait été le cas.
Possessor(s) provoque un décalage manette en mains. Décalage entre ce qu’il semble proposer (adversité, ambiance, pouvoirs) et sa mise en œuvre (fluidité et nervosité du gameplay). Une presque dissonance qui en fait un jeu générique comme beaucoup dans ce genre récemment, restent l’ambiance et l’esthétique très appréciables.
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