TEST – Pro Cycling Manager 2019

Pro Cycling Manager 2019 est cette année édité par BigBen Interactive. Une révolution ? Loin de là.

Développeur : Cyanide
Éditeur : BigBen Interactive
Genre : Gestion et Simulation Cyclisme
Prix : 39,99€
Version pour le test : PC
Date de sortie : 26 juin 2019

Pro Cycling Manager 2019 revient sur les routes du Tour de France et des tracés du monde entier pour des saisons et des Tours chargés de suspense. Par contre, il change d’éditeur, passant des mains de Focus Home Interactive à celles de BigBen Interactive. Néanmoins, on garde Cyanide au développement comme chaque année. On pouvait donc se demander si le studio a pris en compte les remontrances d’une partie de la communauté. On espérait donc la disparition de certains bugs et de l’étrangeté récurrente de l’IA, l’intégration de véritables nouveautés au niveau du contenu et des fonctionnalités, éloigner simplement cette impression d’acheter une mise à jour de PCM18 à un peu moins de 40 euros. Partageons notre expérience de jeu au fur et à mesure de nos sessions de jeu.

Un petit Tour et ça repart

Habituellement je me lance très vite dans les modes Carrière, en cycliste ou en manager. J’ai opté pour autre chose pour Pro Cycling Manager 2019. Je voulais jauger les mécaniques du jeu avec les plus grandes échéances, savoir si les bugs et comportements étranges de l’IA se montraient rapidement. Alors j’ai lancé une Course Rapide et vu qu’on approche du grand Tour, j’ai pris le soin de me lancer dans l’édition 2019 du Tour de France. Il me restait simplement à choisir l’équipe, je souhaitais une team au grand potentiel de grimpeur mais sans m’assurer la victoire avec Thomas et Froome. J’ai décidé de prendre l’équipe qui déçoit chaque année sur les Alpes et Pyrénées, à savoir la Movistar. Carapaz, Landa, Quintana, Soler, Amador, Valverde, je me voyais déjà enflammer le Tour d’attaques et de grand braquet sur les hautes montagnes.

D’ailleurs les premières étapes ne me font pas mentir. Si le jeu veut m’imposer Carapaz comme leader (en méforme car pas prévu dans la sélection), c’est bien avec le puncheur Alejandro Valverde que je me distingue dans les Vosges. Une accélération sur une montagne de Catégorie 2 me permet de prendre le large et de glaner une première victoire d’étape. C’est de bonne augure pour la suite mais attention, les étapes déterminantes n’ont pas encore pointé le bout de leur nez et je sais que je ne partirai pas favori. D’ailleurs, je ne m’étais pas trompé. Malgré mes velléités de mener le rythme dans la Planche des Belles Filles, il s’avère que je dois me contenter de m’accrocher et seuls Quintana, Valverde et Carapaz difficilement (l’auto-proclamé leader d’équipe !) parviennent à franchir le col dans le même temps que les favoris.

Le parcours se calme ensuite, je tente de placer un coureur dans les échappées mais le peloton est beaucoup plus agressif que dans les années précédentes et il est très rare que ça aille au bout. Puis vint le moment fatidique lors de la 12e étape qui part de Toulouse pour atterrir à Bagnères-de-Bigorre. Là Quintana a été largué, Carapaz aussi et seul Landa est resté aux côtés de Valverde qui s’accrochait à son podium derrière Thomas et Dumoulin, en lutte avec Froome. Un petite étape de transition puis lors de la 14e étape, c’est le col du Tourmalet qui se montrait devant nos jambes lourdes. Malgré une tentative de durcir le train, c’est bien Froome et Thomas qui se disputait la victoire d’étape, Carapaz qui accrochait le podium pour se replacer au général et Valverde qui limitait la casse.

Pro Cycling Manager 2019

D’ailleurs, cela mène à divers constatations. Qu’il est difficile de faire craquer les cadors. Si j’ai pu apercevoir des temps faibles, des « jours sans » pour certains coureurs en regardant le Tour sur mon canapé, Cyanide a du mal à retranscrire ces aléas du cyclisme. Comme une impression qu’un coureur adverse arrive toujours en forme sur les moments décisifs pendant que nous, joueurs, émettons quelques gouttes de sueur sur le front lors de ce premier moment fatidique, celui de savoir si nos coureurs sur lesquels on comptait vont afficher un +3/+5 en forme ou dans le pire des cas, des ratios négatifs.

On cessera ici de vous narrer notre premier Tour sur Pro Cycling Manager 2019, sachez juste que Valverde a fini 3e derrière Froome et Dumoulin. Thomas n’a pas subi une grosse défaillance l’éjectant du top 5 mais a abandonné lors d’une étape de plaine que j’ai simulé. Le dernier fait de jeu que je peux partager, c’est lorsque je suis parvenu à mener un train d’enfer, lançant une attaque avec Valverde à quelques kilomètres d’un col qui se poursuivait sur une descente, prenant jusqu’à 3 minutes d’avance et profitant ainsi de la passivité de mes poursuivants qui ne parvenaient pas à se mettre d’accord (apparemment). En bombardant dans la descente, Valverde chute lourdement et reste au sol près de deux longues minutes… Je parvint tout de même à garder 45 secondes d’avance pour remporter l’étape… Mais mes rêves de victoire sur les Champs se sont envolés à ce moment là.

Pro Cycliste dans Pro Cyclist Manager 2019, la continuité

Continuons dans l’inhabituel. Puisque je préfère toujours me lancer dans la carrière d’une équipe et gérer le calendrier et chaque course, je change et je me lance en solo sur les tracés concoctés par Cyanide. Autant se l’avouer, on reste dans la veine de PCM 18 dans les grandes lignes. Par contre, on souligne tout de même une interface plus moderne, simplement plus lisible. Les tutoriels sont encore au rendez-vous et on vous laisse le choix de les lire ou de les zapper si vous êtes un habitué. Pour l’étrange, fait étonnant lors de la personnalisation de son coureur, on vous indique la possibilité de choisir l’âge mais bug ou non, impossible de réaliser ce choix. Après, cela reste secondaire et pas vraiment important. Votre premier choix important intervient au niveau de l’équipe dans laquelle vous commencerez votre carrière. De notre côté, on est allé du côté d’Auber en Continental.

Comme dans PCM18, des objectifs vous permettront de gagner la satisfaction de votre manager. Et ce sont exactement les mêmes consignes, les mêmes interactions avec vos coéquipiers auxquelles nous avons le droit. Un coup on vous dit de vous démarquer en vous échappant, une autre fois en menant le peloton de poursuite, chaque fois avec un compteur kilomètre. Si jamais vous atteignez ces objectifs, vous gagnez des points à mettre dans le développement des caractéristiques de votre cycliste, à le spécialiser ou à le rendre plus polyvalent. Honnêtement, les premières heures sur le mode Pro Cyclist dans Pro Cyclist Manager 2019 ressemblent à celles de l’édition 2018. Je n’éprouve pas vraiment de plaisir à suivre toutes ces prérogatives mais cela rentre dans l’ordre des choses, on commence en rookie donc on reste au service de ses coéquipiers. Quand votre compagnon remporte la course, il demeure une certaine satisfaction.

Un nouveau menu des compétences fait son arrivée dans Pro Cycling Manager 2019, on partage une capture d’écran pour l’illustrer et on attendra d’avoir bien avancé dans la carrière pour le détailler et jauger sa pertinence.

Pro Cycling Manager 2019

On constate avec joie que la progression de notre cycliste est en effet celle d’un grand champion (élément à personnaliser lors de la création de l’avatar). On atteint ainsi rapidement le niveau 5 très important dans la suite de notre carrière. Il est enfin possible de choisir ses coéquipiers et de jouer pour le général. C’est un peu trop ambitieux d’ailleurs car on rivalise avec un certain Warren Barguil sur certaines courses mais on fait face à nos limites et il reste très difficile de remporter une étape en durcissant le ton dans la montée d’un col. Il s’agit surtout de résistance. L’équipe répond à vos demandes mais n’est pas toujours très performante et ne vous met pas dans des conditions parfaites. Puis, ce n’est pas comme si le peloton et les groupes savaient s’organiser de façon réaliste…

Du côté administratif, on prépare très tôt notre avenir. On se sent déjà épié dans nos performances. Nous avons en effet un suivi permanent de l’intérêt des autres équipes et l’actuelle afin de tracer une ébauche de notre prochaine saison, ce qui n’est pas désagréable en soi.

Pro Cycling Manager 2019

Pour la course en direct, j’ai malheureusement vécu quelques bugs contrariants. Le dernier en question m’a quelque peu bousillé mes chances de victoire dans une étape de victoire. Nous sommes dans le dernier col, je vois que le dernier coéquipier qui m’accompagne ne vient pas m’apporter la fraîcheur des gourdes alors je tente de le faire. Il a mis sacrément longtemps à se réapprovisionner et s’est même trouvé dans le groupe 3 derrière le peloton de poursuivants. Il m’a fallu donc me mettre en rythme 80 pour remonter le col et me mettre à hauteur des leaders. Vous imaginez bien l’infortune ensuite, impossible d’attaquer et de grappiller des places au classement dans une course décisive au cours de laquelle j’étais en forme.

Il reste cependant satisfaisant de mener la carrière de son coureur, choisissant son programme, ses axes de progression et ses compétences qui sont plus qu’utiles en course. Les ajouts pour le mode Pro Cycliste apportent donc un petit plus à l’expérience de jeu.

Pro Cycling Manager 2019, la répétition

Malgré ces petits ajouts dans le mode Pro Cyclist, l’expérience de jeu reste similaire à l’édition précédente. Il faut dire que toute révolution serait risquée du côté de Cyanide. Ils pourraient changer le moteur de jeu et tentaient d’animer de manière plus réaliste les courses, notamment les derniers kilomètres qui se ressemblent tous stratégiquement parlant. Mais en bousculant son côté gestion et ses animations, ne risquent-ils pas d’y perdre au change. Je pense que d’un côté, les développeurs ont peur du vide, la crainte qu’en transformant leurs fondations, la nouvelle bâtisse ne soit pas prête à temps.

Comment dire le contraire et ne pas regretter le manque de nouveautés flagrant dans le mode Pro Manager. S’ils ont fait du beau boulot au niveau de l’interface (encore merci !), le jeu reste le même dans ses grandes lignes, que ce soit dans l’aspect gestion ou la simulation de course. Plus vous y jouez, plus vous souhaiterez y retourner car le soft garde ce côté captivant de voir évoluer son équipe, d’attirer des grands noms ou de faire mûrir certains coureurs mais au final, rien de neuf depuis quelques années maintenant pour ce Pro Cyling Manager 2019. Si vous souhaitez éviter de payer le tarif de 40 euros, rendez-vous dans les précédents opus où vous trouverez des bases de données mises à jour dans le workshop. Après il reste l’attrait de la nouveauté et l’engouement du Tour en cours… La passion… Néanmoins en regardant mon test de PCM18 à cette page, je réalise qu’il ne serait même pas étonnant que je puisse reprendre 80% de son contenu pour détailler l’édition 2019… et peut-être celle de l’année prochaine si Cyanide reste dans son attentisme et des lauriers qui perdent des feuilles d’année en année.

Nouvelle année et toujours très peu de résolutions du côté de Cyanide malgré son changement de propriétaire. Si l’on ne peut que les féliciter pour avoir enfin modernisé leur interface de jeu qui faisait peine à voir depuis quelques années, Pro Cycling Manager 2019 offre une expérience de jeu quasi-similaire à l’édition précédente. Malgré des nouveautés bienvenues du côté du mode Pro Cyclist, on déplore une simulation de course en perdition avec les mêmes bugs, les mêmes défauts et les mêmes mécaniques. On ne sait donc plus si on doit se satisfaire de l’addiction que le jeu de gestion créé ou si l’on doit se plaindre de son statut de mise à jour de l’édition 2018. Les novices, vous pouvez y aller, les habitués vous n’êtes pas obligés.

Points forts

  • Une bien meilleure interface
  • Des petits ajouts sympas pour Pro Cyclist
  • Des mécaniques de jeu encore complètes

Points faibles

  • Une expérience qui reste globalement similaire à PCM18
  • Quelques bugs désagréables
  • Des objectifs redondants et parfois sans intérêt en Pro Cyclist
6.5

Fair

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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