Le petit frère version mobile des Football Manager
Sega Pocket Club Manager
Genre : Gestion / RPG (sports)
Date de sortie : avril 2019
Version pour le test : Android
Connexion obligatoire : Oui
Quand on entend les mots « Sega » et « Manager », nombreux sont ceux qui penseront immédiatement à la série Football Manager qui règne en maitre sur l’univers du jeu de gestion footbalistique notamment sur PC. Depuis peu, certains penseront également au jeu qui nous intéressera aujourd’hui « Sega Pocket Club Manager » qui nous promet de nous permettre de mener un club des bas-fond des divisions jusqu’au sommet du football mondial. La question est donc de savoir si tout cela se fait dans de bonnes conditions… ou pas. C’est tout l’objet de notre test.
La gestion des joueurs
La première chose à se mettre directement en tête en se lançant dans Sega Pocket Club Manager, c’est que si vous cherchez un jeu se rapprochant des Football Manager, il faut vite passer votre chemin. Cette application mobile ne permet pas une gestion aussi pointue que la légende des jeux de Manager, d’ailleurs elle ne permet pas de gestion du tout sur certains aspects pourtant essentiels dans le foot. Sega Pocket Club Manager est un freemium et il en respecte bien des codes quitte à s’éloigner de la gestion pure et dure.
Tout d’abord, il n’y a pas de marché des transferts. N’espérez pas chercher une petite en devenir à essayer de négocier à bon prix ou d’aller exploser les closes libératoire pour attirer une grosse star dans vos filets. Pour acquérir des joueurs la façon la plus efficace consiste à ouvrir des packs de joueurs ou de tenter d’en obtenir, un par un, de façon aléatoire comme les RPG freemiums peuvent le proposer, Final Fantasy Brave Exvius par exemple. Il faut pour cela dépenser des ballons dorées que l’on pourra gagner petit à petit en remplissant notamment des mini-objectifs ou bien… en les achetant contre de l’argent bien réel.

Après plusieurs semaines de jeu, à un niveau modéré, j’ai pu amasser malgré tout pas mal de ballons d’or et d’item d’upgrade sans avoir à dépenser le moindre euro. En jouant donc à rythme raisonnable, on peut parfaitement évoluer sur Sega Pocket Club Manager sans être tapé au porte-monnaie. Bien sûr, comme dans tout freemium, si vous voulez absolument atteindre les sommets en un temps record, il faudra banquer.
La gestion des matchs
On peut assister aux matchs de deux façons : soit à la mode des anciens Football Manager, avec des petits ronds se déplaçant sur le terrain, soit une avec une modélisation 3D de la pelouse et des joueurs. Je dois dire que le design des personnages est plutôt sympa, les matchs sont agréables à suivre même si évidemment on est bien loin de la réalité. Bon… après on se lasse vite et on finit par utiliser uniquement le mode avec les pastilles, bien plus rapide, mais de temps en temps, un petit match en 3D c’est cool.

La gestion du club
Là encore, inutile d’espérer quelque chose de très poussé. Pas de gestion financière au centime près, pas de relation presse, etc… Dans Sega Pocket Club Manager, les deux seuls véritables points qui seront à gérer concernent le stade et le centre d’entrainement. Tout cela reste très sommaire encore une fois avec juste la possibilité d’augmenter leur niveau en glanant des items d’amélioration. La gestion du club n’a donc rien d’exaltant non plus.

Toujours est-il que pour un club ou l’autre, il n’y a pas vraiment de gestion avancée du club, difficile en fait de parler de Management de club. Le titre du jeu aurait-il été trompeur ?
En fait, si vous cherchez un jeu dans la veine des Football Manager, passez votre chemin car vous risqueriez d’être déçus. Ce Sega Pocket Club Manager est tout simplement un freemium qui en reprend donc tous les codes. Ouvrir des packs, tenter d’obtenir les meilleurs joueurs pour constituer la meilleure équipe et enchainer les matchs constituent la recette du genre. Au delà de ça, l’aspect gestion managériale se retrouve à sa portion la plus congrue et on pourra rapidement avoir l’impression de tourner en rond malgré le semblant de petites histoires sans intérêt qui ponctuent parfois les entre-matchs. Au final, le jeu pourra bien occuper pendant des moments d’attente, à la gare, dans les transports en commun ou aux toilettes, mais difficile de rester scotchés des heures dessus… comme pour tout freemium en fait. Pour les fans de foot qui cherchent un petit freemium pour passer le temps, c’est une très bonne solution.
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