TEST – Snowrunner : attention, risque d’avalanche !

Snowrunner fait suite au précédent opus Mudrunner, vous mettant au volant de pas moins de 40 véhicules sur différentes surfaces. Complet et varié, laissons-nous conquérir par le ronron incessant du moteur.

Développeur : Saber Interactive
Éditeur : Focus Home Interactive
Genre : Simulation de conduite d’engins lourds
Supports : PS4, Xbox One, PC
Version pour le test : PlayStation 4
Date de sortie : 28 Avril 2020

Sur la route de Memphis…

Bienvenue aux adeptes des jeux de simulation qui cherchent à s’évader. Avec Snowrunner, sortez la carte afin de vous repérer car vous serez très rapidement perdus. Offrant une carte d’une taille trois fois supérieure à celle de MudRunner, vous aurez de quoi vous balader et vous perdre assez souvent, coincés au fin fond de la forêt. Snowrunner vous emmène sur 3 parties du globe terrestre, respectivement : le Michigan, l’Alaska et la Russie, chacune redécoupée en 3 ou 4 cartes. En tout, ce sont 30km² qui sont disponibles pour arpenter les routes. Afin de partir à l’aventure, vous devrez très rapidement vous procurer des véhicules tout-terrain afin de ne pas rester coincés dans la boue du Michigan qui est sacrément irritante. La solution : prendre votre temps.

Dans Snowrunner, tout est une question de finesse, vous ne devrez pas tambouriner en espérant passer outre la mare de boue car vous n’y arriverez pas de cette manière et vous vous retrouverez coincés : osez passer à côté de la route, là où l’herbe pousse, afin de passer plus facilement. Et évitez de vous retourner, au risque de casser votre véhicule et de repartir de zéro à votre hangar. Heureusement qu’il existe cette petite option, d’ailleurs, sinon vous auriez bien des problèmes à essayer de faire refonctionner désespérément votre véhicule. En tout, à ce sujet, ce ne sont pas moins de 40 véhicules qui sont disponibles pour varier les plaisirs.

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J’étais sur la route toute la sainte journée

Mais chose étonnante et vraiment dommage, vous remarquerez bien rapidement que vous êtes plutôt seuls sur la route : pas une seule âme qui vive, pas de piétons, pas d’automobiliste, juste vous et votre remorque… La route demeure désespérément vide pour un jeu de simulation, et on aurait bien aimé voir quelques voitures en contre-sens ou encore un véhicule roulant à 40km/h sur une route à 80km/h, mais malheureusement on est ici seul au monde. Pour un jeu d’une telle envergure, c’est plutôt dommage, et vous aurez donc tout le loisir de conduire en plein milieu de la voie si vous ne voulez pas trop vous casser la tête avec le code de la route : cela ne vous pénalisera jamais, ce qui est fort dommage étant donné qu’avec un tel jeu on aurait aimé un réalisme un peu plus poussé comme ça l’était dans Bus Simulator.

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Il faudra cependant rapidement s’habituer à la conduite, qui constitue le cœur du jeu pour explorer les environnements enneigés du titre. On est rapidement libre d’aller où bon nous semble et la sensation de liberté est totale quand on est sur la route. Cependant, la liberté a un coût et il faudra bien souvent ravaler sa fierté, car l’environnement nous freinera souvent dans notre progression. Il n’est ainsi pas possible de foncer dans le tas avec son 4×4, puisque la boue pourrait rapidement nous ralentir, ou encore un arbre sur la route viendrait nous stopper net. Le joueur devra alors modifier son itinéraire et on se retrouve bien souvent à lutter contre la nature elle-même. Il faudra donc apprendre les astuces nous permettant de nous en sortir, bien choisir son véhicule en fonction du chemin à parcourir ou encore débloquer des améliorations pour passer les obstacles sur notre route.

Snowrunner Image test 2

Sur ma route, oui, il y a eu – beaucoup – de doute

La première fois que je me suis rendue à un point d’observation (semblable aux points de synchronisation dans AC), j’ai eu la surprise de retrouver ma caméra en roue libre complète, tournant sur elle-même. Pensant à un simple bug qui peut arriver une seule fois, j’ai été surprise de constater qu’à chaque point d’observation ma caméra décidait de s’offrir une petite balade de ce genre… Et c’est assez déroutant, surtout quand on voit la beauté de jeu, de constater que la caméra s’énerve ainsi comme sur un jeu de Playstation 2… Cependant, ces points sont essentiels dans notre progression, puisque comme tout bon jeu en monde ouvert, ceux-ci nous donnent accès à des points d’intérêt et à des missions sur la carte, c’est donc un passage incontournable. Sur le plan technique, il y a pour nous des points à revoir, ce qui est fort dommage pour un jeu pareil dans lequel on aimerait s’immerger complètement pour ne faire qu’un avec notre camion et dompter la route.

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A côté de cela, les environnements sont de très bonne qualité, avec des effets météorologiques très convaincants, notamment en ce qui concerne la neige. Le cycle jour/nuit apporte aussi une autre dimension au jeu, donnant un autre visage aux environnements et démontrant une implication sans faille à ce sujet de la part des équipes de Saber Interactive. Concernant la durée de vie, avec ses 160 contrats disponibles, ses allers-retours aux quatre coins de la carte, il faudra plusieurs dizaines d’heures pour le 100%, plus exactement entre 80h et 100h environ selon votre progression. Point intéressant : le jeu propose un mode multijoueur à quatre, ce qui permet de réaliser des contrats en coopération avec d’autres personnes.

 

Snowrunner offre un moment agréable en vous berçant pendant de nombreuses heures de gameplay. A condition d’être assez patient afin de prendre en main les nombreuses spécificités du jeu : conduite lente et prudente, accepter de recommencer de nombreuses fois et trouver le terrain parfait pour circuler. Malheureusement, le jeu est loin d’être parfait et certains points, énoncés dans ce test, peuvent assombrir le tableau même en étant indulgent. On espère que les futurs patchs prévus par Saber Interactive viennent corriger tout ça.

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • La diversité de route, des véhicules, des missions est vraiment très bonne
  • La conduite est vraiment très réelle : sensible et... Longue

Points faibles

  • On se retrouve bloqué un peu trop facilement dans la boue avec l'impossibilité de se décoincer tout seul
  • Le tutoriel se termine un peu trop vite et il y a pourtant tellement de choses à dire
6

Fair

Recherchée par la garde de Karnaca, puis par les shérifs des Heartlands, Cassomer s'est enfuie à Arcadia Bay jusqu'à ce qu'une tempête l'expédie sur le site de Try aGame en tant que rédactrice. (Faut dire que ça paye bien).
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