Honnêtement je ne sais pas trop ce qui m’a pris à vouloir mettre les doigts dans les engrenages de cette armée de robots géants. Mais à mesure que les heures de jeux s’accumulent, je commence à comprendre que ce n’était peut-être pas une mauvaise idée.
Super Robot Taisen
C’est sous son nom original que Super Robot Wars est le plus connu. Véritable pilier du jeu vidéo japonais dont le premier opus est arrivé en 1990 sur Gameboy sous une forme, ma foi, pas très éloignée de l’actuelle. Et depuis ? 49 jeux dans cette lignée, et 10 dans des genres similaires ou lorgnant plus du côté du RPG.
Une licence qui n’a pas attendu les comics pour nous ouvrir un multivers, celui des mechas, portés par des séries animées. Une licence qui a su se faire rare en dehors des frontières japonaises, suffisament pour apprendre à lire les Kanjis à une génération de fans qui guettaient les adaptations en anglais. Alors avoir Super Robot Wars Y sur PC, PS5 et Switch, c’est toujours un petit évènement qui va nous emmener croiser les héros et vilains de : COMBATTLER V, Aura Battler Dunbine, Mobile Fighter G Gundam, Mobile Suit Gundam the Witch from Mercury,Majestic Prince,Macross Delta Passionate Walküre, Code Geass Lelouch of the Resurrection, Getter Robo Arc, SSSS.Dynazenon, Godzilla Singular Point, Fuuto PI: The Portrait of Kamen Rider Skull, The Brave Fighter of Legend Da-Garn en incluant les DLC.
Et lorsque j’écris « croiser », certes on pourra les intégrer à notre escouade et les faire combattre, mais on aura aussi le droit à des scènes de dialogues (non doublées) dans le plus pur style graphic novel nippon, parfois (souvent) un poil trop longues. Et surtout lors des combats on aura droit à leurs cris de guerre, et des animations mettant en valeur leurs attaques célèbres. Une fois qu’on les aura toutes vues, on pourra les zapper avec la possibilité de juste afficher le résultat de la passe d’armes. Super Robot Wars Y jouera aussi la bande-son de la série lorsque le personnage concerné sera actif. Fan service ? Oui. Fallait-il faire différemment ? Certainement pas ! Ajoutons que sur le terrain, nos troupes sont en version Chibi.
Un jeu généreux en contenu mais pas trop au niveau du prix puisque, sur PC, l’ultimate edition avoisinera les 120€.
Stratégie et rêve de gosse
Tous les enfants qui ont été intéressés par les méchas et qui ont eu la chance d’en avoir, ont tous joué ce scénario où des héros d’univers différents se tapaient dessus et coopéraient. C’est bien ce qui nous est proposé ici, une fois de plus. Un jeu de stratégie, tour par tour, où vous déplacerez vos unités une à une pour ensuite taper (une fois l’attaque faite, impossible de se déplacer sauf si l’unité a un pouvoir spécial) pour réaliser des missions qui consisteront le plus souvent à détruire tous les ennemis sans vous faire détruire des unités de votre côté.
Une légère variation pourra être observée ici ou là avec une unité spécifique à détruire, un point ou une aire à protéger de toute incursion et des massacres à opérer en contre-la-montre.
Un jeu simple au premier abord, on fonce dans le tas et ça passe, mais il va se révéler au fil des missions avec un système de support, d’assistance et surtout d’améliorations.
Pour le support, offensive ou défensive, vos unités doivent encore avoir une action, être adjacente à l’unité supportée et être capable d’aller sur le même terrain (air, eau, sol, espace). On ajoute à cela un système d’esprits qui sont en réalité des pouvoirs utilisant des SP pour donner des effets et buffs, un système d’assistance, avec des personnages pilotes qui aident des lignes arrières, on lance le combat et on choisit ses options d’attaques : les attaques peuvent cibler des zones plus ou moins grandes, plus ou moins éloignées, voire des attaques à aire d’effet (MAP). Et en défense on aura la possibilité de contre-attaquer, d’esquiver ou d’encaisser en position défensive.
Chaque Mecha aura sa palette d’attaque qui comptera en énergie ou moral. Surtout il faudra faire attention au terrain. A l’inverse d’autres jeux de stratégies, le terrain n’a que peu d’importance, il sert de décor, on ne peut se cacher derrière un immeuble ou profiter de lignes de vues plus ou moins claires. Mais la nature du milieu aura un intérêt bien plus développé.
Chaque arme possède son élément présentiel. Vous devrez donc jouer avec le terrain en fonction du milieu et de l’arme, en faisant s’envoler votre robot, en le mettant dans la mer ou en le posant au sol pour maximiser les effets.
Des robots et des hommes et des femmes et un peu des enfants aussi
Chaque robot vient avec son équipage mais dans certains cas, on pourra le modifier pour optimiser. Et surtout il faudra mettre des points dans un template qui impactera toute votre escouade, entrainer les pilotes, upgrader les Mechas et surtout leur assigner des modules complémentaires pour les spécialiser, les diversifier ou les renforcer selon vos besoins.
Bon, pas besoin d’en faire des tartines, au niveau de jeu normal tout cet aspect sera surtout, et je l’écris sans pensée négative, surtout cosmétique et sera l’équivalent de jouer à la poupée en chouchoutant ses préférés.
Super Robot Wars Y sait accrocher son joueur malgré un début difficile : cinématique un peu floue, beaucoup d’écrans de dialogues à lire pour pas grand chose, premiers combats évidents et puis on se prend au jeu, on se réjouit de voir notre roster s’agrandir, de choisir nos chouchous pour les améliorer. Mais un jeu qu’on n’imagine pas à 60€ en le lançant pour la première fois. Un jeu qui vient aussi avec des DLC au premier jour. Un jeu de niche pour fans inconditionnels, tellement de niche que je n’ai pas envie de lui mettre une note.









