TEST – Super Volley Blast sur Nintendo Switch

Super Volley Blast prêt à se faire une place sur Nintendo Switch.

Développeur : Unfinished Pixel
Prix : 8,99 €
Genre : Jeu de Sport / Volley
Date de sortie initiale : 12 juillet 2018
Support : Nintendo Switch
Version pour le test : Nintendo Switch

C’est en pleine période estivale que nous arrive Super Volley Blast exclusivement sur Nintendo Switch. Derrière ce projet se cache le studio barcelonais Unfinished Pixel, une équipe de développeurs qui nous avait livré en 2014 l’excellent Spy Chameleon, un titre d’infiltration. C’est donc dans une toute autre direction que se dirige l’équipe indépendante, vers une discipline qui, ces dernières années, ne connaît que la série Dead Or Alive Xtreme ou des mini-jeux dans les Jeux Olympiques de Mario & Sonic. Reste à déterminer désormais si Unfinished Pixel a trouvé le bon filon et installera Super Volley Blast comme référence, s’il représente un bon party-game pour cet été ou si le titre est à ranger au placard.

Réalisation

La première difficulté dans Super Volley Blast reste d’apprendre à jouer à ce sport auquel on n’a pas l’habitude de jouer. Dans le titre développé par Unfinished Pixel, les mécaniques sont simples mais demanderont un petit temps d’adaptation. En lançant une partie rapide, il nous a fallu quelques temps avant de marquer le premier point, c’est pourquoi il ne serait pas inutile de passer par la case tutoriel. Surtout, le niveau est plus abordable en mode Histoire qu’en partie rapide. Ainsi, il faudra s’entraîner sur le positionnement, sur la réception et la passe, sur le timing lors de votre saut pour smasher le ballon. Rappelons que l’on a droit à seulement trois touches, sinon on perd le point. Cette simple règle rythme parfaitement une partie et rend le gameplay un peu nerveux dès lors que les échanges se poursuivent. Une fois que vous assimilez convenablement les touches (B pour la passe, Y pour la frappe, X pour le saut et le contre, A pour le lob et renvoi de balle), enchaîner les points sera plus aisé.

Néanmoins, en jouant avec un ami, l’entente, la communication et la coordination sont indispensables pour la victoire. Si vous vous précipitez vous deux à la réception d’un ballon, vous pourriez être pénalisés pour la construction du point. En plus de devoir relancer rapidement la balle de l’autre côté, il est parfois difficile de savoir qui a touché la balle. Pour cela, il faut jeter un œil à vos personnages, celui qui l’aura touché sera grisé, une astuce bien pensée de la part des développeurs mais qui manque tout de même de clarté. Malheureusement quelques bugs viennent tâcher le déroulement d’un match. Il nous est arrivé de perdre un point alors que le tir adverse dépassait largement la délimitation du terrain, plutôt agaçant quand la tension monte. Quelques regrets pour le service qui ne bénéficie d’aucune fonctionnalité particulière, rendant impossible de réaliser un service gagnant ni un effet particulier. Hormis cela, les mécaniques de jeu sont efficaces et sauront amuser sur quelques sessions de jeu.

En matière de réalisation artistique, il ne faut pas s’attendre à du photoréalisme, ni à du Jeanne et Serge. Super Volley Blast dispose d’environnements soignés mais presque figés. Un décor, un public et c’est parti. Ainsi, on reste séduit par l’environnement japonais qui nous plonge en pleine saison des cerisiers qui font le charme du lieu. On se pose plus tard à New-York au sommet d’un building, ce qui bouleverse légèrement les conditions de jeu en matière de visibilité. À côté, on se met au beach-volley sur les plages barcelonaises, dans le désert égyptien au pied des sphinx. Dans sa grande globalité, le titre est bien dessiné pour un petit jeu indépendant, ce n’est pas le titre le plus beau mais il a un petit charme qui fera l’affaire le temps de quelques heures. Les personnages sont aussi dignes d’une BD, ce qui pourrait repousser les uns mais satisfaire les autres. De notre côté, nous n’avons pas été emballés au point de nous identifier ou de nous attacher à un volleyeur du roster mais l’outil de création de personnage nous permet d’incarner le sportif que l’on souhaite.

Contenu

Lorsque l’on parcourt le menu de Super Volley Blast, on aperçoit déjà les bons et les mauvais côtés. Dans les malus, une interface simpliste qui dénote d’un manque d’effort pour moderniser la clarté des onglets, se contentant ainsi du strict minimum. L’absence de fonctionnalités en ligne se fait également remarquer et c’est bien dommage, il aurait été agréable d’affronter des joueurs du monde entier. On croit aussi pouvoir se lancer dans des défis mais les Challenges sont en fait des succès que l’on acquiert en jouant. Heureusement, Unfinished Pixel offre des parties rapides, des tournois et un mode Histoire qui se joue en coopération si jamais vous le souhaitez. Très important pour les développeurs qui nous permettent de se lancer dans leur titre jusqu’à 4 joueurs, notamment dans les tournois et matchs rapides.

Revenons au mode Histoire, s’il en existe réellement un… Car le speech se résume en une ligne, vous incarnez deux volleyeurs qui souhaitent simplement devenir les meilleurs du monde. Pour cela, ils affronteront sept équipes adverses, oui seulement sept matchs pour le scénario dont la durée se résumera dans votre capacité à vaincre les opposants. Cependant, l’humour est au rendez-vous et les adversaires représentent tous des personnalités réelles dont les noms ont été déformés. Ils bénéficient tous de dialogues décalés pour introduire et conclure le match, en rapport avec leur métier. Sans vous spoiler entièrement, on retrouvera des dirigeants politiques, des personnalités de l’industrie jeu vidéo, des super-héros, etc. Si l’on accueille chaque opposition avec le sourire, on regrette que le studio n’ait placé en face de nous que sept duos comiques, que le niveau n’est pas hyper élevé et qu’il ne grimpe pas en difficulté avec le New Game Plus, rendant presque nulle toute rejouabilité… On en redemande et le contenu paraît bien trop léger, Super Volley Blast ne mérite pas plus que les 9 € qu’il demande à l’acquisition.

Ce petit roster peut être complété par vos créations et on félicitera les développeurs pour l’outil de personnalisation qui est vraiment sympa. Presque toute l’anatomie peut être modifiée, de quoi réaliser des volleyeurs loufoques, ou bien athlétiques. Concernant leur tenue vestimentaire, on se contentera par contre du strict minimum puisqu’il n’est possible que de choisir la couleur de leur short et de leur t-shirt. Cela aurait apporté un peu plus de folie mais ce n’est pas indispensable.

Super Volley Blast ne représente pas la simulation sportive de l’année mais elle mérite le coup d’œil. Elle permettra de passer des moments agréables en famille ou entre amis grâce à des fonctionnalités multijoueur en local bien inspirées. Ses mécaniques de jeu demandent un temps d’adaptation mais restent faciles à assimiler, son mode Histoire profite d’un trait humoristique mais d’aucune profondeur scénaristique. Sa réalisation un peu cheap et sous forme de bande-dessinée cache un gameplay nerveux qui demande coordination et communication avec son coéquipier. Malheureusement, son contenu reste léger et il lui sera difficile de passer tout l’été s’il reste en l’état, sans mode online et seulement sept matchs au compteur pour le mode Histoire. Petit prix pour petite expérience de jeu sympathique.

Points forts

  • Fun
  • Tout est jouable en coop locale
  • Références et humour dans le mode Histoire
  • La prise en main est rapide

Points faibles

  • Pas de localisation française
  • Pas de online pour le moment
  • Des bugs sur certains points
  • Léger en contenu
6.5

Fair

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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