TEST – Terminator Resistance: faites l’amour pas la guerre

Plongée au cœur d’une ville de Los Angeles dévastée dans Terminator Resistance. Saurez-vous résister à l’occupation de Skynet et ses machines redoutables ? Sans trop de mal si vous voulez mon avis.

Développeur : Teyon
Éditeur : Reef Entertainment
Genre : Tir à la Première Personne
Prix : 59,99€
Version pour le test : PlayStation 4
Date de sortie : 15 novembre 2019

Terminator Resistance est quelque peu sorti dans l’anonymat. Il faut dire qu’il n’était pas vraiment armé pour faire face à deux géants que sont Pokémon Épée et Bouclier ou le Star Wars Jedi Fallen Order d’Electronic Arts. Pourtant il offre une expérience de jeu totalement différente, alors il était logique de se dire qu’il était en mesure de se faire une place sur le marché.

Fans de Terminator, soyez les bienvenu(e)s !

Teyon nous propose ici une histoire originale qui s’inspire forcément des films Terminator pour se déclencher. S’il faut replacer le jeu pour les fans, sachez que l’on se situe à peu près 30 ans après le Jour du Jugement dernier et qu’on poursuit l’épopée vers la Guerre du Futur. Le jeu accueille quelques références qui sauront égayer les fans de la première heure. Pour les autres, sachez juste que l’histoire se déroule dans la ville de Los Angeles qui a perdu son ciel bleu, sa foule et ses palmiers pour nous offrir des décors post-apocalyptique dans lesquels dominent les robots.

Au milieu de tout cela, vous incarnez Jacob Rivers. Rescapé d’une fusillade contre les Terminator, vous décidez de rejoindre la Résistance pour sortir vivant de ce bordel et entrevoir un horizon moins nuageux. Pas de chance, c’est le héros que SKYNET (antagoniste) cible et vous n’aurez que peu de répit. Bon, ça c’est le topo ! Maintenant, voyons directement ce que ça donne manette en mains.

Comme un air de déjà vu !

Dans Terminator Resistance, on reprend les bases du FPS sans trop d’innovation ni risque. Le côté positif se situe autour de sa prise en main. On ne met pas deux minutes à savoir jouer efficacement. Courir avec le joystick, s’accroupir, sortir son arme, tirer avec les gâchettes, les armes secondaires avec un autre bouton et vous avez un gameplay que personne ne trouvera difficile à intégrer. À vrai dire, on se croirait dans un jeu sorti au début des années 2000 dans ses mécaniques et sa réalisation. Tout est classique, simple à assimiler, nous sommes sur un terrain connu.

Il prend néanmoins en compte la gestion des ressources et c’est peut-être là l’une des difficultés que l’on rencontre. Collecter, crafter, améliorer, encore du déjà vu mais le tout est en partie lié à notre arbre de compétences, qu’il faudra donc améliorer. Cela nous permettra d’agrandir notre stock d’armes, faire plus de dégâts, avoir accès à certains piratages ou portes à crocheter. Pour le coup, ce n’est pas forcément optimal car votre progression peut être dépendante de votre arbre de compétences. En soit, cela vous oblige à bien choisir dans quel secteur vous spécialiser, pas une mauvaise chose même lorsque c’est basé sur un système bancal comme Terminator Resistance.

Pareil pour les armes, il sera possible de les optimiser avec un système de conducteurs qui ne permettra pas de les personnaliser à notre guise mais selon la compatibilité de leurs schémas.

Terminator Resistance, pas le plus inspiré des FPS

On aurait pu trouver une meilleure résistance dans ce Terminator (oh oh oh quel jeu de mot!). Si les ennemis sont fidèles à l’univers, ils ne seront pas très variés, pareil pour leur « pattern« . Et je vais peut-être me répéter mais excusez-moi, cela reste encore somme toute classique. En dehors des Terminator, on retrouve des drones, des mines chercheuses, des (petites et grandes) araignées robotiques, des tourelles automatiques laser… Et en difficulté normale, vous ne devrez pas éprouver de mal à progresser.

Par contre, cela cause quelques soucis relevant quelques lacunes dans le game design et dans le level design du titre de Teyon. Les ennemis ne sont pas les plus malins, par contre ils sont redoutables surtout au corps à corps. Néanmoins, ils sont très mous, pas toujours cohérents dans leurs mouvements et on garde cette pensée à moult reprises que l’IA n’est pas la plus intelligente que l’ont ait connu ni la plus inspirée. Vous avez tout le temps nécessaire de vous préparer et ils mettent rarement sous pression. Vous pouvez même courir, passer devant dans votre sprint et atteindre l’objectif sans vous soucier d’eux, ils ne viendront pas vous chercher. Et quand ils le font, il suffit de vous cacher pour qu’ils rebroussent chemin. Certes, on notera que certains ennemis sont hermétiques aux armes classiques, qu’il faut donc gérer minutieusement ses munitions et choisir son arme selon l’adversaire. Mais on conserve cette impression que ce sont des plots, qu’ils ont été posés là juste pour occuper le terrain et sans objectif clair.

Il aurait fallu plus de punch et de mordant dans les affrontements. Après tout, on nous répète que SKYNET nous recherche mais ils n’ont pas l’air d’y consacrer des efforts grandioses. Ils font juste acte de présence et pour des robots créés pour détruire tout ce qui bouge, ils n’ont pas l’air d’avoir une grande imagination ni de suite dans les idées.

Pour le coup, on traverse donc les différentes zones de Los Angeles sans grande passion ni grande envie. D’ailleurs, les décors sont fades, minimalistes et ne font pas preuve d’une énorme qualité en matière de game design. Certes, on trouvera bien des raccourcis pour éviter les ennemis et découvrir des cachettes mais rien de grandiose dans ce que l’on nous offre. Si l’intérêt d’explorer tourne autour de la collecte de ressources (pertinent si et seulement si on améliore le sac dans notre arbre de compétences) et la complétion d’une mission annexe, cela reste secondaire et sans importance de prime abord. Quoique, certaines quêtes débloquent des quelques chemins de scénarios, eux, bien inspirés. On se plaira parfois à parcourir un manoir infesté de Terminator (rdv sur notre chaîne YouTube pour la séquence) et d’explorer certaines maisons en ruines mais nous n’avons jamais été impressionné par quoique ce soit. Encore une fois, du grand classique.

Et lorsque le jeu décide d’accélérer le rythme, il y arrive mais non sans peine. C’est bien ce qu’ils parviennent à gérer, le rythme. Entre les quêtes annexes qu’il demeure important de faire (et il n’y en a pas des masses), les petites séquences cinématiques (pas hyper impressionnantes), quelques discussions avec des PNJ avec des choix de dialogue, des scènes d’action où il ne faut faire qu’avancer pour batailler contre Skynet, le jeu a été bien écrit. Malheureusement, dans sa réalisation, il manque donc d’ambition et de grands moments. Il n’innove en rien et on trouve des jeux de tir à la première personne plus entraînants dans ses missions que Terminator Resistance, surtout au tarif de 60 euros environ.

Terminator Resistance devrait trouver son public auprès des fans des films, tant le jeu retranscrit bien son univers et affiche quelques références bienvenues. Au-delà de cela, il propose une expérience de jeu somme toute classique qui n’innove en rien le genre FPS. Au contraire, ses mécaniques de jeu sont un peu datées, ses environnements manquent de génie et ses phases de shoot manquent de challenge et de mordant. A partir de là, si vous n’êtes pas un fanatique de l’univers originel, je ne me vois pas vous recommander le titre de Teyon.

Points forts

  • Facile à prendre en main
  • Fidèle à l'univers Terminator
  • Certaines bonnes séquences

Points faibles

  • Classique sous toutes ses formes
  • l'IA ne fait clairement pas le boulot
  • Gros sentiment de déjà-vu
  • Le level-design laisse à désirer
5

Average

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