Qui allez-vous appeller ?
La famille Ackeron résidait dans une demeure perchée au-dessus de la ville regardant de très loin les simples mortels se débattre avec leur quotidien. « Résidait » car la famille Ackeron a disparu et votre équipe est envoyée par le conseil municipal pour comprendre ce qui a bien pu se passer et si les Ackeron n’auraient pas frayé avec les mauvais immortels.
Cluedo rencontre Cthulhu
The Horror at Highrook se présente comme un jeu de plateau avec moult choses à gérer. Comme dans Cluedo le plateau est composé des pièces du manoir Ackeron dont la plupart ne vous seront pas accessibles dès le début. Pour les utiliser librement il vous faudra avancer dans vos actions, journées et donc chapitres qui composent votre aventure.
Votre équipe se compose de plusieurs personnages aux capacités et motivations diverses disposant d’une feuille de personnage pour vous permettre de comprendre quelles tâches leur assigner. Prenant le support d’un jeu de cartes, The Horror at Highrook va mettre à disposition des supports, pour améliorer lesdites capacités (cuisine, alchimie, mécanique, …), supports qui permettront de résoudre des actions qui sont à réaliser dans des pièces spécifiques. Ces actions vont alors générer, des provisions, des matières premières, des indices ou rien du tout si vous avez déjà atteint votre seuil de supports / matières premières, évitant ainsi que vous stockiez pour speedrunner le jeu.
Tout le gameplay va donc consister à résoudre les actions débloquées en gérant 4 contraintes pour vos personnages : faim, sommeil, folie et santé. Car oui Highrook est peuplé de créatures surnaturelles agressives pour votre vie ou pour votre santé mentale, et non je ne parle pas du chat (encore que) qui se baladera de pièces en pièces pour parfois bloquer la case d’action et souvent vous apporter un ou des bonus. On commence donc à découvrir notre environnement, prendre en main les types de « cartes », en les disposant au bon endroit ou dans notre espace de stockage. Puis on place les actions dans les bonnes pièces, on débloque des écrits qui nous donnent du contexte et nous font très vite comprendre qu’un culte occulte (pas fait exprès) est aux manettes pendant que vous êtes à la souris (fait exprès) et surtout des pièces de puzzle à placer correctement dans l’espace dédié pour avancer dans certaines chapitres.
Parfois certaines journées nous apportent un petit paquet ou un élément de plus et on complètera nos journées de squatteur à éviter ou bannir des spectres sous peine de ne pouvoir finir notre enquête.
Une expérience en dents de scie
The Horror at Highrook met à votre disposition une équipe composée de personnalités marquées qui, par leur charisme naturel et/ou interactions entre eux, vont renforcer une immersion déjà bien ancrée par l’ambiance de la demeure. Sans dire que le jeu fait peur (ou alors il faut vraiment être très très émotif), on ressent une atmosphère lourde qui pèse encore plus à mesure que les tâches et donc les cartes s’accumulent et que vous êtes pressés par les entités qui ne vous veulent pas que du bien ou par les jauges se remplissant de vos compères.
Fort heureusement, vous pourrez agir sur le temps qui passe, en mettant en pause pour ne pas faire n’importe quoi, ou en accélérant jusqu’à x3 car le jeu n’attend pas, le jeu c’est pas moi qui attend une date de sortie pour GTA VI sur PC.
Quand on débute notre aventure on se dit que le jeu est génial à la fois d’originalité, pour un support vidéoludique, et de simplicité car les concepts sont synergiques et la prise en main se fait en quelques dizaines de secondes. On découvre l’histoire, nos personnages et puis on se retrouve à faire et refaire le même enchainement : poser son action, lancer la tâche, récupérer le résultat et l’utiliser pour une autre action pour collecter une pièce du puzzle, le finir et franchir une étape dans l’histoire. Puis les ennemis arrivent et on se félicite de les avoir évité, on déplace vite nos personnages quand ce n’est pas le cas et on recommence l’enchainement. Puis on se retrouve à pouvoir bannir lesdits ennemis en lançant une action directement sur eux, ce qui reproduit cet enchainement qui ne sera coupé que par la gestion des besoins de l’équipe.
En cela, le jeu va connaitre des phases rébarbatives et tout ne sera qu’une question de goût et d’envie d’avancer pour savoir si cela aura raison de votre engouement initial. Ici on a opté pour des séances ne dépassant pas les 1h30.
The Horror at Highrook est un jeu qui nous prend par son ambiance et nous ennuie un peu par la répétition en boucle de ses mécaniques qui sont pourtant originales et addictives. On privilégiera les sessions courtes de jeu pour avoir envie d’y revenir chaque jour ou plusieurs fois par jour.






