TEST – The Suicide of Rachel Foster : le jeu narratif qu’il vous faut ?

« Une lettre, un appel, des souvenirs d’une enfance encore proche. Que de jeux dans les pièces délabrées du manoir de Mortevielle. »

The Suicide of Rachel Foster

 

Développeur : One-O-One Games
Éditeur : Daedelic Entertainment
Genre : Aventure, jeu narratif 
Support : PC
Version pour le test : PC (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 19 février 2020

ATTENTION : The Suicide of Rachel Foster évoque un thème particulièrement sensible qui n’est pas adapté à tout le monde.

Oups je me suis égarée. Ici ce n’est pas le manoir de Mortevielle mais l’hôtel de Timberline. On part ensemble à la découverte de cet hôtel un peu glauque aux milliers de passages secrets et aux histoires bien étranges. 

The Suicide of Rachel FosterHistoire

Vous incarnez Nicole, jeune femme, qui après le décès de son père, se doit de retourner dans l’hôtel dans lequel elle a vécu enfant et qu’elle a dû quitter en urgence il y a plus de 10 ans…. Départ précipité par sa mère après la découverte de la liaison qu’entretenait son mari avec une jeune fille de 16 ans, jeune fille retrouvée morte un soir de décembre, enceinte de plusieurs semaines…. Rachel Foster.

Nicole retrouve l’hôtel afin d’en faire un état des lieux dans le but de le mettre en vente, mais comme tout vieil hôtel abandonné, il se passe des choses étranges, à commencer par une tempête qui, évidemment, va bloquer Nicole, seule dans cet hôtel. Seule ? Non pas tant que ça, un certain Irving communique avec elle par téléphone.

Vous voilà donc parti à la découverte des secrets qui hantent les murs de l’hôtel familial.

Gameplay

The Suicide of Rachel Foster est un jeu narratif tout ce qu’il y a de plus basique. On avance à la recherche d’indices, on interagit avec ces derniers et on passe au suivant. En communiquant avec Irving il vous est possible de choisir entre 2 réponses, voire 3, mais ces réponses ne semblent pas changer réellement le cours de l’histoire. Seul le dialogue change et prend une tournure ou une autre.

En ce qui concerne le gameplay brut, rien de foufou, c’est simple et efficace, on joue avec clavier/souris, ou manette, c’est vous qui choisissez. Mais il faut savoir que pour jouer au clavier vous devrez le passer en « qwerty » sous Windows car il n’est pas possible de remaper les touches du clavier. Lorsque le clavier est en « azerty » les touches à utiliser sont W, A, S, D qui deviennent Z, Q, S, D en « qwerty », plus pratique pour se déplacer (sauf si vous utilisez les flèches du dit clavier).

Une fois les contrôles priss en main, attaquons nous à la maniabilité du personnage. Pour un souci de réalisme les mouvements du personnage n’ont pas été inspirés par ceux d’Usain Bolt. En effet, le personnage est plutôt lent même lorsqu’il court. A noter qu’un élément du gameplay peut être particulièrement gênant si vous y êtes sensible (ce qui est mon cas), le motion sickness, qui peut être provoqué par un effet de balancier très prononcé et non réglable dans les paramètres du jeu. Personnellement j’ai eu le mal de mer à plusieurs reprises et j’ai finalement du passer la main pour finir le jeu. Je suis restée spectatrice afin de suivre l’histoire jusqu’à la fin.

On notera enfin que le jeu est très « dirigiste« , il ne vous est pas vraiment possible de faire ce que vous voulez quand vous le voulez. On suit les indices qu’on nous donne, via la map, et lorsque l’action est terminée, le jour se finit et on passe à la suite du scénario.

Scénario qui, il faut le souligner, vous tiendra en haleine jusqu’au générique de fin. 

Petit bémol pour les traductions françaises. En début de jeu nous avons une quête qui nous demande de trouver une pièce au rez-de-chaussée, mais nous ne l’avons jamais trouvé. Nous sommes repassés en anglais et la pièce se trouvait finalement au 1er étage ! On a tourné pendant bien 20 minutes, sans jamais rien trouver, jusqu’à ce qu’on se dise qu’il y avait peut-être un petit souci de traduction.

Ambiance visuelle et sonore

Voyons d’un peu plus près les graphismes du jeu. Tout d’abord je tiens à dire qu’il m’a fallu descendre les graphismes en niveau « élevé » plutôt qu’en « ultra » pour que le jeu soit fluide et agréable à jouer. 60FPS en « élevé » contre 30 en « ultra ». Visuellement vous ne verrez aucune différence cela se joue uniquement sur la fluidité du jeu. Pour ce qui est des graphismes en eux mêmes, c’est très correct, certains effet de reflets sur le bois et les parquets sont plutôt très bien rendus. Les textures dans l’ensemble sont plus que corrects.

Du côté de la bande-son, c’est une belle réussite, du très bon travail. La musique est sympa, les petits sons d’ambiance vous plongent à fond dans le jeu, les grincements et craquement des sols en bois, le vent, la tempête, tout est réuni pour maintenir une ambiance un peu angoissante. Je ne peux que vous conseiller de jouer a The Suicide of Rachel Foster avec un bon casque.

En résumé, malgré quelques soucis de motion sickness, de lourdeurs du personnage et autre petits défauts d’optimisation, The Suicide of Rachel Foster est un très bon jeu narratif avec une histoire vraiment prenante, même si le début peut paraître un peu long, on se laisse rapidement prendre dans l’histoire de Nicole et de son hôtel de famille. Niveau rapport qualité/prix, on est plutôt pas mal, un jeu à moins de 17€ qui vous procurera une dizaine d’heure de jeu. 

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Une ambiance sonore aux petits oignons
  • Un scénario vraiment prenant
  • Un prix abordable

Points faibles

  • Un motion sickness qui peut vous gâcher le plaisir
  • Le clavier à passer en Qwerty
  • Rejouabilité ?
7

Good

Co-fondatrice de Try aGame, commandante du Normandy et Championne du Monde 2016 de Farming Simulator. Responsable du crash du Normandy, elle s’est retirée sur Terre pour devenir rédactrice pour Try aGame !
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