16 ans après son dernier épisode majeur (qui a joué à Alone in the Dark : Illumination ?), la licence créée par notre compatriote Frédérick Reynal revient sur le devant de la scène avec un reboot édité par THQ Nordic et développé par Pieces Interactive. Un retour salvateur ?
Comme pour les tests de Princesse Peach Showtime et Stellar Blade, ce test prendra la forme d’une interview. Un nouveau concept sur Tryagame.fr qui vous permet un accès plus simple aux informations que vous cherchez et aux questions que vous vous posez. Et ne vous fiez pas aux apparences, votre rédacteur-testeur rédige les questions et les réponses. Prêt pour un retour au manoir Derceto ?
Code fourni par l’éditeur.
Alone in The Dark… ça fait longtemps hein ?
À qui le dis-tu ! Je dois faire partie des 10 personnes sur cette Terre qui avaient attendu de pied ferme l’épisode sorti en 2008. J’étais alors âgé de seulement 12 ans (je n’étais pas encore familiarisé avec le concept de PEGI) et que dire si ce n’est que l’épisode avait été un quasi-désastre. Et mis à part 1 ou 2 idées de gameplay sympa ainsi qu’une divine bande-son composée par Olivier Derivière, il n’y avait clairement pas de quoi se réveiller la nuit. Mais j’ai le pardon facile et bien que l’opus de 2008 m’ait gâché mon cadeau d’anniversaire de cette année-là, j’ai décidé, 16 ans plus tard, d’essayer d’affronter de vieux traumatismes avec la sortie de ce reboot. Et clairement, il aurait peut-être été préférable de rester couché.
Ça raconte quoi Alone in the Dark ?
Alone in The Dark cuvée 2024 est ce qu’on pourrait appeler un reboot du tout premier épisode sorti en 1992. On y retrouve notre fameux détective privé Edward Carnby ainsi que qu’Emily Hartwood, notre cliente. Petite particularité, ces personnages sont respectivement incarnés par David Harbour (Stranger Things) et Jodie Comer (Killing Eve). Le détective Carnby est donc missionné par Emily Hartwood afin d’enquêter sur la disparition de Jeremy Hartwood, son oncle, qui était un occupant du Manoir Derceto, une maison de repos et de soin pour personnes mentalement fragiles.
Qui dit Survival-Horror, dit peur. Ça donne quoi à ce niveau-là ?
Alors, pour être tout à fait honnête, difficile de considérer Alone in the Dark comme un véritable jeu d’horreur. Il ne fait quasiment jamais peur et lorgne même plus du côté du jeu d’aventure qu’autre chose. Du coup, un peu décevant à ce niveau-là. Alors après, l’ambiance reste parfois sympathique, notamment lors de l’exploration du manoir. Mais clairement, cela s’arrête là.
Ok, le jeu part plus dans un style aventure. Mais est-ce que ça fonctionne bien ?
Pour être tout à fait honnête, pas vraiment. Le système de combat est vraiment très mauvais, peu précis et ne procure aucune sensation. De leur côté, les énigmes qui jonchent l’aventure sont vraiment très simples et assez répétitives. Non clairement, manette en mains, le plaisir n’est quasiment jamais au rendez-vous. Le point le plus réussi du jeu est néanmoins l’exploration du manoir, mais qui est totalement détaché de l’aspect « action » du titre. Donc oui, vous pourrez vous balader dans le manoir, l’explorer, mais sans aucune crainte de faire une mauvaise rencontre au détour d’un couloir. C’est très dommage et ça vient donner pas mal de soucis de rythme. Car bien que la découverte du lieu soit amusante les premières heures, ça devient rapidement une corvée. Et ce n’est pas les quelques collectables disséminées à droite et à gauche qui viendront alimenter le plaisir.
Est-ce qu’il y a quelque chose à sauver dans ce Alone in The Dark ?
Il faut vraiment gratter pour essayer de trouver quelque chose de positif à dire concernant Alone in The Dark. De mon côté, j’ai bien aimé l’ambiance sonore du titre, les premières heures d’exploration du manoir et certains environnements assez dépaysants, qui peuvent renouveler un peu l’intérêt. Mais clairement, ce n’est pas suffisant pour faire d’Alone in The Dark un titre que je recommande.
Du coup, on en retient quoi d’Alone in The Dark ?
Clairement, ça ne passe toujours pas. Ce reboot d’Alone in The Dark n’est clairement pas une réussite et vient confirmer la chute vertigineuse de cette gloire du passée. Doté d’un système de combat risible, de sérieux problèmes de rythme, d’énigmes trop simples et répétitives ainsi que d’une exploration certes plaisante mais trop sage, Alone in The Dark est un rendez-vous manqué. Un jeu difficilement recommandable, à mon grand regret et qui arrive à être moins plaisant que l’opus de 2008. Belle perf’.
