TEST – The First Berserker: Khazan

Une occasion manquée pour Guts

Développeur : Neople
Éditeur : Nexon
Support : PC, PS5, Xbox Series X/S
Version pour le test : PC
Genre :  Action RPG Souls Like
Date de sortie :  4 mars 2025

 

Abandonne tout espoir toi qui entre ici

Le Grand Général Khazan, accusé de trahison, échappe de justesse à la mort, en se retrouvant habité par une entité nommée Spectrelame. Son évasion va le mener à travers les montagnes luttant contre l’Empire, la faune locale et d’autres immondes saletés armées de haches à deux mains.

En tête de ce test, une vidéo des 15 premières minutes montée par les développeurs de Neople. 15 minutes qui m’auront pris 2 heures en utilisant la bonne stratégie tirée de mes aventures dans le monde d’Elden Ring : courir pour esquiver les trashs mobs trop forts. 15 minutes qui sont montées, car coupées et effaçant toute trace du HUD et ne permettant pas de confirmer le niveau du personnage.

Pourquoi ces précautions oratoires ou plutôt littéraires ? Car, se voulant dans la lignée des Souls, The First Berserker: Khazan est difficile et ce pour plusieurs raisons. Si le jeu a un gameplay simple à prendre en main (attaque faible, attaque forte, esquive, parade et 4 jeux d’armes si on inclut l’attaque à distance puis des raccourcis que vous choisirez ou non de débloquer) allié à une certaine fluidité et réactivité des contrôles et des animations, il a su poser sa difficulté sur les aspects suivants :

  • Une fenêtre d’attaque réduite sur les boss et mini boss.

Nos amis réagissent vite en se remettant de nos esquives, parades ou de leurs loupés qu’ils soient scriptés ou non. Les minions balisant le chemin de boss en boss sont là pour vous défouler, tester des trucs et surtout farmer (on y reviendra dans quelques lignes).

  • Des mouvements difficiles à lire

S’inscrivant dans la lignée des souls, l’idée est de battre l’ennemi par l’apprentissage, les premiers essais étant là pour nous faire comprendre ses mouvements et attaques, découvrir ses phases et assimiler comment s’en prémunir pour se repaitre de ses entrailles, se baigner dans son sang et hurler à la lune et aux dieux notre victoire méritée.

  • L’endurance

Toute action demande une consommation d’endurance. Plutôt logique, mais notre grand berserker consomme bien vite sa jauge pour parer, esquiver, taper. Pas de roulades ou de sauts mais des esquives et parades parfaites. La parade parfaite entamera l’endurance de vos copains, et l’esquive parfaite pourra activer des bonus selon votre template. La régénération se fera rapidement aussi, mais pas assez rapidement pour profiter des fenêtres de « tir » pour bourriner.

  • La portée des armes

Trois jeux d’armes donc, lance, une paire hache / épée longue ou bâtarde et une longue lame à deux mains que ne renierait pas Cloud. Si notre héros est un solide gaillard d’au moins 1m90 avec l’allonge allant de paire, sa plus petite arme doit bien faire 1m70. Je m’émeus toujours de ne pas pouvoir toucher un adversaire, pour raison de portée, se trouvant à moins d’un mètre de mon torse. Je suis ainsi, je m’émeus, petite chose fragile qui s’est gentiment fait brutalisée durant un tutoriel en forme de stage de préparation mentale.

Car celui-ci prend la forme d’un chemin au long duquel on a posé un mini boss esquivable (que j’ai donc esquivé), un vrai boss, puis une série de 3 épreuves qui vous donneront votre arsenal, débloquera votre template avant de vous mettre devant un autre boss qui vous permettra de débloquer la carte du monde. Et autant vous dire que même en facile, j’ai craché du sang, une des raisons complémentaires étant des pics de difficulté qui vous surprendront après quelques minutes de défoulement aisé.

Et puis il y a des bugs qui n’aident pas non plus, comme cette première attaque lourde avec le combo hache/épée qui finit dans le vide 4 fois sur 5 alors que vous collez l’ennemi.

Luttons contre les inégalités

The First Berserker: Khazan est un monde semi-ouvert dont les niveaux sont construits comme tout jeu d’aventure (Uncharted, Tomb Raider, God of War, TLOU, …) un chemin principal, une ou deux routes secondaires et parfois des raccourcis à créer ou libérer pour aller plus vite du point de respawn (Lame Nexus), qui comme dans Elden Ring vous servira à améliorer votre personnage, à votre point de dernière mort. On aura ainsi parfois le sentiment de liberté et d’être dans un grand espace et parfois non.

C’est là où le jeu va proposer sa mécanique de simplification, enfin presque. Chaque utilisation d’une lame nexus va faire respawn les ennemis du niveau, on peut donc joyeusement farmer. De même, tenter un boss rapportera des ressources pour la tentative et on pourra récupérer notre Lacrima quelques mètres avant de le retenter, permettant ainsi de passer des niveaux et donc d’attribuer nos points de caractéristiques. Mais si on meurt en chemin, toute cette Lacrima sera perdue. D’ailleurs pensez à bien regarder les attributs (endurance, coût d’une esquive,…) améliorés par vos caractéristiques car un système de pondération lié a des seuils intervient et augmenter votre force ne sera pas toujours à faire pour améliorer au mieux vos dégâts. En plus de la perte de Lacrima et du respawn d’élites bien chiants, il se peut que vous soyez coincé sur un boss sans possibilité, d’aller voir ailleurs, car cela resetera le niveau, on fera donc demi-tour farmant tout ce qui bouge dans l’espoir que la prise de points de compétence et de niveaux suffira.

Les combats font, comme écrit précédemment, le concept d’endurance, plus ou moins assimilable aux barres de « stagger » qui fleuraient bon entre 2020 et 2024. Pour les élites et boss, elle est à prendre en considération égale de la barre de vie. Une fois que vous lui aurez fait consommer sa barre, que ce soit par l’accumulation de coups ou de parades, vous aurez droit à un coup spécial à déclencher voire un enchainement se voulant dévastateur.

Idem côté décors, l’esthétisme est apprécié car appréciable mais inégale en qualité et ressenti. En fait, les connaisseurs ne cesseront de se dire que l’occasion eut été belle de lier ce gameplay à une adaptation d’un autre berserker : Guts de Berserk.

En revanche côté boss c’est du tout bon. Les 16 principaux et 4 optionnels ont tous un design au top, en ce qui concerne leurs mécaniques de combat et de défaites, ça sera au goût de chacun mais la mise en scène est au rendez-vous.

Avec le vrai premier boss vaincu, on débloquera la Crevasse, genre de QG permettant d’aller de niveaux en niveaux, refaire ceux déjà terminés, boss inclus, un petit plus si vous êtes nostalgique ou que vous avez l’esprit vengeur. Avec celui-ci viendront s’ajouter des PNJ permettant de se ravitailler ou d’améliorer encore son personnage avec d’autres mécaniques. On aura même l’aide d’un PNJ sur boss mais si vous vous ratez, l’aide est consommée via une ressource à trouver.

Revenons rapidement sur les armes, 3 styles, mais un équilibrage serait nécessaire pour qu’elles soient toutes viables. Il ne reste qu’a parler des armures pour finir ce tour d’arène. The First Berserker Khazan, propose le système bien connu des joueurs de Hack’n Slash et de MMO des sets d’armures. Porter plusieurs pièces rapportera un bonus, à vous de faire votre tambouille pour optimiser entre armes, bonus de set et template.

 

The First Berserker: Khazan est exigeant, parfois injuste mais saura intéresser les masochistes de la difficulté en manque de From Software. Une direction artistique très motivante, des boss charismatiques mais quelques points qui balancent entre bons, moins bons et/ou lié au contexte du niveau.

Points forts

  • Une bande son très sympathique
  • Estéthique parfois impressionnante
  • Belle mise en scène des boss
  • Prise en main rapide

Points faibles

  • Pas pour tous les publics niveau difficulté même en facile
  • Pics de difficulté
  • Pas fan du côté non open world pour un jeu de ce style
  • Un manque d'équilibrage entre les armes
  • Un bug de collision sur une attaque qui coutera du temps
7

Good

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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