Test – Attack on Titan 2 : des airs de géant

Le bataillon d'exploration revient pour un deuxième épisode sur consoles de salon avec Attack on Titan 2. Une tactique payante ?

Après avoir pris d’assaut le petit écran, Shingeki no Kyojin, Attack on Titan ou encore l’Attaque des Titans continue de pilonner l’univers des jeux vidéo avec un deuxième épisode sur consoles de salon et PC. Après une première itération à priori sympathique, l’un des mangas les plus populaires du moment revient en découdre avec une suite qui se veut plus grande et plus fournie, promettant monts et merveilles aux fans de l’œuvre. Vérifiez bien votre équipement tridimensionnel, car aujourd’hui, voici le test d’Attack on Titan 2.

Attention : Même si j’évite de trop en révéler, il est possible que ce test contienne certains spoilers mineurs de l’Attaque des Titans. Donc si vous n’avez pas encore découvert l’œuvre d’Hajime Isayama… les gens, sérieux quoi ?

J’exterminerai les titans jusqu’au dernier !

Pour résumer brièvement, Attack on Titan 2 reprend grosso modo la trame scénaristique des deux premières saisons de l’anime. Pour ceux qui seraient totalement passés à côté de Shingeki No Kyojin, l’histoire raconte la survie de l’humanité face à la menace des titans, des créatures géantes qui prennent un malin plaisir à ingurgiter les humains par paquet de dix. Cette survie s’exprime via le cloisonnement des derniers humains derrière de gigantesques murs, dernier rempart contre l’ennemi. Le manga nous invite à suivre Eren Jaeger, un jeune adulte qui rejoint l’armée, et plus précisément le bataillon d’exploration, un régiment qui part en mission en dehors des murs, pour en apprendre plus sur les titans et découvrir le moyen de les exterminer.

Attack on Titan 2 fait preuve d’une fidélité à toute épreuve, qui n’est heureusement pas le seul fil conducteur de l’histoire. En effet, l’ajout principal de cet épisode réside dans la possibilité de créer son propre personnage, pour revivre les événements de l’histoire d’une manière plus intime. Un passage obligatoire qui donnera l’occasion de passer par un outil de création de personnages ma foi assez complet et qui permet une personnalisation de son combattant assez vaste. Une fois cette étape complétée, le jeu peut réellement débuter, in medias res, avec un flash forward qui rappellera inévitablement aux aficionados, la fin de la saison 1. Au-delà de bêtement reprendre les scènes les plus cultes du manga pour nous plonger en plein milieu d’escarmouches avec des titans, le soft prend également le temps de se poser entre les missions de l’histoire principale. Ces courts moments de repos seront l’occasion de développer les liens qui vous unissent aux différents personnages de l’universÀ force de passer du temps avec eux pendant les batailles, mais aussi en dehors, vos relations deviendront de plus en plus importantes et vous permettront de débloquer des compétences pour améliorer votre personnage.

Car oui, en plus de vous faire créer votre personnage, Attack on Titan 2 vous propose de le customiser à peu près comme bon vous semble. Cela se fait par le biais de vos compétences, que vous pouvez activer contre des points durement gagnés pendant les affrontements, ou en améliorant votre équipement chez le vendeur. Et qui dit système d’amélioration d’équipement, dit système de craft. Ce dernier vous permet d’améliorer votre équipement ou créer de nouvelles pièces, en échange de matériaux et pièces d’or récupérés dans le feu de l’action. Même si le nombre d’armes et pièces d’équipement est tout à fait convaincant, il faudra se contenter de se reposer uniquement sur la chance pour récupérer des ressources, qui s’obtiennent aléatoirement en découpant les membres des titans, en les achevant ou grâce aux bases installées sur le champ de bataille.

Image de Attack on Titan 2

C’est un oiseau ? C’est un avion ?

Mais on ne va pas se mentir. Bien que ces ajouts soient tout à fait appréciables et viennent donner une certaine épaisseur à l’aventure, c’est finalement le moment où il faut commencer à découper du titan qui compte vraiment. Et dans ce compartiment, Attack on Titan 2 vise plutôt juste. Les sensations sont belles et bien là, et voguer grâce à l’équipement tridimensionnel entre les bâtiments ou les arbres provoque un plaisir qui ne faiblit aucunement au fur et à mesure que l’on joue. Le système est finalement assez simple : s’accrocher à un titan, tourner autour de lui pour trouver le bon angle et enfin s’approcher pour fatalement trancher sa nuque. Un fonctionnement adapté à tous le titans ordinaires mais qui varie pour les plus robustes. Appelés « Déviants », ces titans doivent être affaiblis avant de pouvoir leur infliger des dégâts. La solution ? Un tranchage net et précis des parties illuminées en verte, couleur qui symbolise ici une sorte de point faible. Les seuls points noirs du gameplay résident dans les phases où l’on incarne Eren en titan, qui sont molles et vides d’intérêt, mais aussi les escarmouches en espaces clos, accompagnées d’un titan allié. En effet, ce dernier bloque très souvent les ouvertures et fait sans cesse bouger l’ennemi, ce qui complique fortement les choses en matière de déplacement.

On notera également que vous possédez de nombreux atouts dans votre manche, pour vous aider à accomplir des missions qui sont par contre un peu toutes les mêmes. Appeler les membres de votre escouade à l’aide pour vous filer un coup de main (ce qui peut parfois donner lieu à des animations stylées mais peu diversifiées), construire des bases équipées de canons ou qui vous permettent de vous ravitailler en lames et gaz, et lancer des cocktails molotov sur les titans. Cette liste, non-exhaustive, vous permet de vous sortir de situations compliquées et d’aller vite dans l’élimination des titans, même si ces derniers ne représentent que très peu de fois une menace réelle. La difficulté n’est donc plus vraiment de survivre, mais plutôt de faire les éliminations les plus propres et les plus rapides possible pour avoir une bonne note à la fin de la mission. Cette évaluation vous permettra de gagner plus d’or et de points d’expérience, histoire de devenir une machine de guerre encore plus meurtrière.

Outre les missions qui suivent la trame principale, Attack on Titan 2 propose également tout un tas de missions secondaires, qui vous demandent d’enchainer plusieurs batailles sans interruption. Un ajout sympathique, mais qui reste assez répétitif et qui ne sert finalement qu’à acquérir des ressources supplémentaires et monter un peu en niveau. Bien qu’il n’y en ait pas nécessairement besoin, les fans hardcore auront de quoi se mettre sous la dent. À côté du mode histoire, on retrouve également un mode bonus, qui permet d’incarner les personnages débloqués lors de l’aventure. Libre à vous donc d’aller taper du titan en incarnant Livaï ou Pixis, tout en suivant le même schéma que les quêtes secondaires.

Beau de loin, mais loin d’être beau

Fidèle sur le plan des personnages et des environnements, Attack on Titan 2 n’en reste pas moins un jeu en deçà techniquement. Loin d’être beau et plutôt vide, le soft se paye aussi le luxe d’avoir de grosses chutes de framerate quand l’action s’emballe un peu. Pour rappel, ce test a été effectué sur une PlayStation 4 et il est possible que la PlayStation 4 Pro règle le problème. Mais il n’empêche qu’au vu des environnements que le jeu propose, il n’y a pas vraiment de raisons qu’une telle variation de framerate fasse son apparition. On peut également reprocher au jeu des animations franchement pas emballantes, qui donnent franchement l’impression d’interagir avec des versions robotisées de nos personnages favoris.

En dehors de cela, le soft propose des cinématiques en vue à la première personne bien stylées, une mise en scène dynamique et plutôt fidèle à l’œuvre originale, ainsi qu’une OST vraiment surprenante, sans fausse note, mais qui ne parvient tout de même pas à atteindre le niveau d’excellence de celle de l’anime

Malgré une copie imparfaite sur plusieurs points, Attack on Titan 2 se révèle une bonne surprise qui propose un contenu plutôt convaincant. Si vous êtes un fan de l’œuvre d’Hajime Isayama, vous pouvez vous laisser tenter sans souci tellement le soft est fidèle à son matériau de base. En revanche, on émettra quelques réserves vis-à-vis de ceux qui n’ont aucun point d’accroche à la série, notamment à cause d’un gameplay un peu répétitif et d’une écriture plus aérée, qui est par conséquent moins poignante.

Points forts

  • Le gameplay simple et efficace...
  • L'univers
  • L'OST
  • Les cinématiques à la première personne
  • Une mine d'or d'informations et de Lore pour les fans

Points faibles

  • ... mais un peu trop simple et répétitif
  • Trop facile
  • Système de craft trop simpliste
7

Good

"Selon toi, les universaux existent-ils en tant qu'entités palpables, ou seulement comme constructions mentales ?"

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