DaysGone c’est l’histoire d’un sabordage, un jeu sorti trop vite avec trop de bugs, qui a été mis trop vite en réduction (les ventes c’est bien, le chiffre d’affairesc’est mieux), qui est sorti surement trop tard pour surfer sur le pic de la vague zombies et qui ressort en version Remastered le mois de sortie de la deuxième saison de The Last Of Us mais aussi de la semaine d’Expédition 33 et du remaster d’Oblivion qui semble faire le bonheur des joueurs nord-américains. Un jeu qui aura pourtant écoulé près de 9 millions de copies pour une nouvelle licence et dont une éventuelle suite semble peu probable, à moins que les ventes de ce remaster ne jouent dans la balance.
Nouveautés et accessibilité
Avant de nous replonger succinctement sur le jeu en lui-même, car nous en avions fait la critique à l’époque, il convient de faire mention des nouveautés de ce Days Gone Remastered. Si on nous annonce une amélioration graphique sur l’optimisation de la qualité des ombres et de l’éclairage, la prise en charge VRR support et une distance de rendu du feuillage augmentée, c’est surtout l’accessibilité et les modes de jeux qui vont faire parler.
Côté accessibilité on retrouve un mode « contraste élevé » entièrement personnalisable, une voix off pour aider à naviguer dans l’interface (non compatible avec le DLC Broken Road sur PC) et les repères audio des objets rares (toujours bien dans un jeu qui propose de collecter 240 objets) qui activera des repères audio pour vous aider à les localiser.
Côté jeu on trouvera un mode Mort Permanente, un mode Speedrun et un mode Assaut de horde qui est exactement ce que le nom laisse présager : Des vagues de zombies, des ressources à trouver et à utiliser, des trucs et des machins à débloquer et où chaque partie permettra d’engranger de l’expérience et donc des niveaux.
Enfin parlons prix avec une mise à jour PS4 vers PS5 à 10€ ou à 49.99€ directement sur la PS5.
Days Gone Remastered ?
Oui effectivement les textures sont meilleures, les effets de lumières, surtout quand on conduit la moto de nuit, aussi, tout comme les effets de réflexions et la distance d’affichage. Tout est meilleur, mais peut-être pas au point de se mettre en pâmoison devant la différence des 6 ans qui nous séparent de sa sortie sur une console de la génération précédente. Le terme de Remastered est un peu galvaudé. Principal coupable ? Le jeu dans sa version 2019 était déjà très bien réussi esthétiquement.
Le principal gain va se trouver sur les temps de chargement et encore heureux vu le changement de support.
So 2019 ?
Mais sinon Days Gone c’est quoi ?
On pourrait effectivement continuer de filer la blague en disant que Days Gone c’est The Last of Us chez les bikers : des zombies, pardon des mutants, qui font des nids, sont attirés par les sons, notamment d’alarmes de voitures, ont du mal avec la lumière, bref des zombies. La perte d’un être cher qui va orienter tous les choix de notre héros mais qui ne sera pas seul car devant prendre soin d’un compagnon de route, du moins durant l’introduction au jeu. Mais on oublierait ainsi de mettre en valeur ses caractéristiques.
Tout d’abord Days Gone est un open world qui va, comme nous le notions dans notre test de l’époque, proposer des scénarios dans le scénario. Une narration qui permet de passer d’un volet de l’histoire à un autre puis d’y revenir, de le compléter ou non par des objectifs secondaires et surtout, de faire des choix, comme favoriser un camp de réfugiés plutôt qu’un autre. La plupart de ces récits s’imbriquent entres eux de manière assez naturelle et on se plaît à découvrir plusieurs facettes de personnages secondaires via ces objectifs annexes.
Car oui en tant qu’open world, Days Gone Remastered va en garder qualités et défauts, d’un côté on va à peu près où on veut quand on veut, on choisit l’ordre de nos missions, et d’un autre on a des objectifs, points d’intérêts, objets à collecter tous les 15m avec une carte qui, si elle a l’intelligence de ne pas tout révéler dès le départ, se remplit bien vite. On se retrouve donc dans l’Oregon (17 hab./km2) dans une région qui voit des hordes de zombies, des camps de réfugiés, des campements de cultistes ou de vagabonds pilleurs des routes : 17 hab./km2 donc pour rappel mais qui sera justifiée par le transit de survivants à l’époque des débuts de la zombification.
On aura surtout une facilité de déplacement à travers forêts, lac et routes de montagnes via une moto qu’il faudra entretenir, alimenter et améliorer. Idem côté armement, les combats à l’arme à feu sont mous, principalement car les ennemis sont très résistants, un demi chargeur de 9mm pour tuer un humain, en difficulté normale, on peut effectivement dire que ça ne rend pas les combats très violents et dynamiques. Une mollesse qui s’estompera à mesure de nos trouvailles et améliorations d’équipement. Par contre par d’armure, étrange vu l’opposition. Et puis on continuera de s’étonner qu’un héros combattant la fin du monde depuis de nombreux mois (24 dans notre cas) et ancien Biker hors la loi ait les capacités physiques d’un cinquantenaire dans le tertiaire.
Days Gone est toujours un bon jeu mais il faudra chercher le plaisir de cette version Remastered non du côté de l’esthétique et des performances, mais du côté du contenu additionnel. Le mode Assaut saura ravir les survivalistes. Les nouveaux venus ne seront pas déboussolés par un gameplay déjà bien consommé depuis 2019 et prendront plaisir à arpenter l’Oregon.







