TEST – Greedfall : Un univers riche et cohérent.

Le monde de Greedfall se meurt, devinez qui va devoir le sauver?

Développeur : Spiders Games
Éditeur : Focus Home Interactive
Genre : Jeu de rôle
Plateformes : PC, PS4, Xbox One
Date de sortie : 10 septembre 2019
Support de test : PC (version fournie par l’éditeur)

Le Vieux Monde se meurt : pollué, surpeuplé et ravagé par la Malichor, maladie meurtrière et incurable. Le seul espoir réside peut être au cœur de Teer Fradee, une île sauvage découverte il y a près d’une quinzaine d’années, pour laquelle vous allez devoir embarqué pour accompagner votre cousin fraîchement nommé gouverneur.

Diplomatie insulaire.

Suivant Greedfall depuis quelques temps déjà, et ayant eu la chance d’interviewer Claire Leger, Project Manager, vous avez déjà eu l’occasion de découvrir l’univers du jeu. Vous savez surement que de grandes factions aux modes de vie et buts distincts. Chacune viendra avec son compagnon qui pourra vous accompagner et avec lequel vous pourrez tisser un lien allant de l’amour à la haine. Petite revue :

Commençons par vous et votre cousin qui appartenez à la congrégation des marchands. Une nation neutre servant d’intermédiaire aux transactions économiques et diplomatiques. Votre capitale, Sérène accueille d’ailleurs les ambassades des autres nations.

La garde du Dernier, est une faction de mercenaires et gardes du corps, votre maître d’arme Kurt en fait d’ailleurs partie.

Les insulaires sont, vous l’aurez deviné, les natifs de l’île de Tír Fradí (que les colons appellent Teer Fradee). Leur organisation clanique entraîne des différences politiques mais ils se retrouvent dans leur affinité à la magie et à leur symbiose avec la nature de l’île.

Les Nautes sont les représentants de la guilde de navigateurs, sans laquelle tout voyage en haute mer est impossible. Tout échange passe par eux, ils sont le pendant pratique et pragmatique de la congrégation des marchands. Mais ils ont leurs secrets et coutumes pour le moins discutables.

L’Alliance du Pont et la Mageocratie de Thélème sont en guerre de part leur nature diamétralement opposée. Thélème est une théocratie belliqueuse construite autour des enseignements de Saint Matheus, apôtre de Lumineux, leur divin créateur, dont on dit qu’il arriva en Teer Fradee. Alors que l’Alliance est à la pointe de la technologie, des découvertes scientifiques et de la culture.

Cet univers crée par Jehanne Rousseau (CEO de Spiders et Narrative Designer) ouvre donc de nombreuses perspectives d’intrigues et de points tensions tout en permettant d’aborder des thèmes forts comme la religion, l’industrialisation, l’écologie, la colonisation, la politique et la survie. Thèmes que vous pourrez survoler ou approfondir selon vos allégeances du moment et votre rapport au jeu dans un monde jamais manichéen.

Vous serrez confrontés, que vous le vouliez ou non, à ces tensions et pourrez en jouer. Soit en allant frontalement en territoire théocratique avec compagnon insulaire et sorts de bataille, soit en la jouant plus finement en endossant un costume approprié et en étant accompagné d’une suite plus discrète ou du moins mieux accueilli. Car oui les vêtements que vous porterez, auront leur importance et vous permettront de passer certains points de barrage. Et bien évidemment vos actions agiront sur un score de réputation lié à ces factions.

Et vous dans tout ça ?

Le créateur de personnage permet de donner libre à court à vos envies sans, pour autant, être d’un détail chirurgical. Peu importe, il rempli sa mission, on peut d’ailleurs s’interroger sur l’utilité de ceux des concurrents pouvant être beaucoup plus développés pour des jeux en vue à la première personne…

On vous demandera de partir sur un archétype, de choisir des caractéristiques, attributs et talents de départ et une fois l’aventure lancée, vous serez libres de votre progression. On nous a même promis que les plus acharnés d’entre-vous pourrez remplir l’arbre de talent. La présence d’autels donnant des points gratuits vous y aidera.

A contrario d’autres jeux de rôle l’artisanat s’avérera des plus utiles (mais aussi des plus cosmétiques si vous voulez jouer à la poupée) pour pouvoir survivre aux challenges qui tenteront de barrer votre route, surtout dans les modes de jeu les plus difficiles. Amoureux de scénarios soyez rassurez un mode « histoire » permet d’explorer l’île et ses secrets sans avoir à redouter la faune locale, les combats devenant anecdotiques. Mention spéciale aux costumes du jeu qui ont été l’objet d’un soin particulier.

Parlons des combats justement. Vos compagnons sont indépendants, vous ne pouvez même pas leur attribuer une stratégie, ils réagissent en donc en fonction de leur archétype. Et des fois un peu trop librement en se lançant sur un groupe d’ennemi que vous auriez aimé éviter. Difficile de savoir qui des ennemis ou de vos accompagnants ont lancé les hostilités en premier. En combat vos suivants semblent bien réagir, même si on aimerait un focus plus intelligent, parfois votre intervention sera même superflue. Intervention qui pourra, le cas échéant se faire de deux manières. Activement, comme dans un action-RPG classique, avec possibilité de changer d’arme et donc de style ou de façon plus détendue avec un système de pause-active permettant de choisir calmement son action dans une série de menus assez clairs.

Non franchement tout se passait bien dans Greedfall et puis il a fallu se défendre. Si les premiers affrontements sont de simples formalités, vous devrez assez vite utiliser le système défensif pour ne pas finir 6 pieds sous terre, surtout en tant que mage. Pour cela deux options, la course ou la parade. Pour la première pas grand chose à en dire si ce n’est que pour être efficace vous ne devrez pas avoir verrouiller une cible, votre personnage ne courant pas vraiment et certainement pas à l’opposée comme vous lui demandez.  Quand à la seconde option, elle vous demande une précision inattendue. Chez le mage elle se concrétise par un bouclier magique (gardez des points de magie pour ça) qui apparaît le temps d’une demi-seconde (peut être moins) il faut donc l’activer non quand l’ennemi vous vise, mais quand le projectile ou le coup est sur le point de vous toucher. Si en un contre un c’est encore jouable en 3 vs X c’est un bon moment nutella qui vous attends a côté du croque-mort avec vous dans le rôle de la tartine.Très, trop punitif : pause active plus que recommandée.

On aurait aimé un indicateur de niveau sur les quêtes, car même des missions données en début de jeu vous demandent de passer par des monstres bien trop puissants pour vous et on échappe pas aux phases de furtivité mais seuls les jeux de rôles en tour par tour s’en sortent convenablement : IA Ninja aux fraises qui voient à travers les murs.

Sérène, l’île… Dunkerque

Greedfall n’est pas un open world, mais un puzzle de zones ouvertes de plusieurs kilomètres carrés. Ce qui a pour avantage de créer des niveaux cohérents où les développeurs peuvent orienter (pour ne pas dire jouer avec) le joueur. Les ennemis sont donc disséminés stratégiquement et on ne risque pas de combattre un puma qui combat un ours qui chasse un élan. Chaque zone a son ou ses bivouacs potentiels qui vous permettront de modifier votre composition d’équipe et d’utiliser les options de voyage rapide.

Côté réalisation, les bâtiments de Greedfall sont trop parfaits géométriquement, ils manquent de rondeurs, d’imperfections, l’animation des personnage est parfois un peu rigide comme saccadée, notamment pendant les courses mais vous vous y habituerez et vos vêtements pourront même masquer cette petite imperfection.. Et puis les dents… Pardon mais j’ai fait une fixation sur les dents. Lors des animations des dialogues, les lèvres semblent indépendantes des dents et celles-ci se montrent dans toute leur blancheur. L’effet est pour le moins étrange mais ne perdure pas.

Côté bon point, l’animation globale des personnages est bonne, surtout pendant les discussions. C’est certes une petite marotte personnelle, mais trop souvent les animations des personnages sont trop amplifiées durant ces phases. Donnant l’impression que les animateurs cherchent à meubler à tout pris. Le résultat et souvent une redondance des animations, une amplification exagérée des mouvements, donnant le sentiment que le personnage est joué par un très mauvais acteur. Sur ce point Greedfall s’en sort bien.

Esthétiquement Greedfall est mignon avec quelques passages vraiment jolis. On sent à chaque instant les inspirations et l’esthétisme du XVIIe siècle mais la réalisation fait un peu datée, question de budget. Et puis la bande son, comme souvent dans ce genre de jeux, écrite par Olivier Deriviere est tout aussi belle et immersive que dans A Plague Tale Innocence.

Alerte performances : Jouant sur PC nous avons remarqué quelques ralentissement du à une surconsommation de la RAM. Le jeu semble, pour le moment, ne pas être optimisé au mieux.
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Greedfall propose un univers riche, cohérent et bien écrit jusque dans ses dialogues. Les possibilités de jeu sont nombreuses et les carottes en faveur de la rejouabilité aussi, comme les nombreuses fin et leurs déclinaisons. On aurait cependant aimé un système de combat plus fluide et plus nerveux

Points forts

  • L'univers
  • L'écriture
  • La bande-son

Points faibles

  • Le système de combat
  • L'optimisation
  • Des ellipses pour palier au moteur du jeu
6.5

Fair

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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