TEST – Outriders : le monde parallèle

Bienvenue Outriders, il est l’heure d’assombrir ce monde chaotique d’Enoch avec vos flingues !

Outriders

Du côté de chez Square Enix

Outriders semble faire un gros démarrage du côté de Square Enix mais s’est vu encombrer de quelques bugs faisant disparaître notamment l’inventaire. Mais ce n’est pas le seul projet d’une actualité riche en jeux vidéo. Malgré le manque d’impact notable de Balan Wonderworld, cela n’empêche pas l’éditeur de multiplier les projets comme Life is Strange : True Colors, Forspoken, Final Fantasy XVI et bien d’autres titres attendus par le public.

Si on en revient à Outriders, il est développé par les équipes polonaises de People Can Fly déjà connues pour avoir bossé sur Painkiller, Gears of War et Bulletstorm. D’ailleurs on restera dans cette caméra à la 3e personne mais les mécaniques le rendent bien plus dynamiques. La communauté sera heureux de retrouver Inon Zur dans la composition, le même ayant déjà œuvré sur des franchises telles que Syberia, Fallout ou Dragon Age entre autres.

Revenons donc sur notre expérience de jeu sur Outriders.

Outriders

Cavalier de l’apocalypse

Dans Outriders, il n’est pas difficile de trouver ses aises dès les premières minutes de la partie. D’ailleurs le plaisir premier sera de personnaliser son personnage, la customisant bénéficiant d’un réalisme et d’un chara design assez bien fichu pour que l’on kiffe sa création.

Ensuite on nous familiarise avec les rudiments du jeu à travers une phase de tutoriel assez lente mais nécessaire pour découvrir les prémices de l’histoire du jeu. D’ailleurs, le gameplay s’appuie sur des bases classiques en matière de déplacement, couverture, barricade et séquence de shoot. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard que le travail du studio People Can Fly se distinguera, lorsque les mécaniques se complexifieront en vous transformant en Outrider.

Une classe à choisir et comme des supers pouvoirs dévastateurs dans l’attaque, décisifs dans le déplacement. Enfin, cela dépend bien de ce que vous allez choisir entre l’illusionniste, le telluriste (ce que j’ai choisi !), le technomage ou le pyromage. Rien de nouveau en matière de stratégie puisque l’un servira plus comme support, l’autre comme tank, la rapidité, l’attaque… Bref cela donne aussi envie de tous les tester mais ce ne sera pas possible dans l’immédiat. Précisons que le jeu est jouable en solo comme en multi une fois que vous aurez terminé quelques missions.

Malheureusement, en testant les serveurs à de multiples reprises, ils patinaient et n’étaient pas actifs. C’était mieux par la suite. Les équipes de développeurs ont dû ainsi s’employer pour effacer quelques bugs et difficultés au démarrage sans oublier le fameux bug de l’inventaire qui a fait fuir une partie de la communauté. Je précise que je ne l’ai pas rencontré mais l’équipe de développement a reconnu ces quelques épreuves à surmonter.

Revenons sur les sensations de jeu qui représentent l’un des points forts d’Outriders.

Outriders

Il n’est pas question de reculer !

Dans Outriders, on se retrouve donc avec les bases d’un TPS, un jeu de shoot à la troisième personne. Si jamais vous ne visualisez pas le genre, pensez à Gears of War. Ce que j’ai apprécié dès les premières minutes, c’est que l’on incarne un personnage beaucoup moins lourd que dans GoW, ce qui rend les séquences plus dynamiques, me donnant personnellement de meilleures sensations de jeu. D’ailleurs les pouvoirs sont équilibrés. En tant que telluriste, j’ai l’opportunité dans un premier temps d’envoyer une grosse attaque linéaire et dans un autre temps de me téléporter vers un ennemi afin de lui infliger des blessures. La difficulté reste de doser et d’utiliser ces pouvoirs dans le bon timing car une fois utilisés, il faut attendre qu’ils se rechargent. Et pendant ce temps, les ennemis n’attendent pas.

Ce n’est pas un jeu « facile » dans le sens où la jauge de vie des ennemis est assez importante pour contenir nos attaques ou simplement nous forcer à réfléchir pour être efficace et ne pas nous ruer sur l’ennemi s’il est entouré de ses amis. Il faudra donc alterner les phases de shoot et les phases de compétences d’Outrider. Or il m’est arrivé de mourir en tombant dans la précipitation et l’imprudence. Autre chose, l’IA est très agressive. S’il existe bien des ennemis qui ne bougent pas de leur spot (coucou les snipers), d’autres se déplacent directement vers votre position, vous obligeant à rester mobile ou à préparer vos défenses et encore une fois utiliser vos pouvoirs dans le bon timing.

En matière d’ennemis, on retrouve différents profils. Certains plus mobiles, d’autres au ralenti mais qui ont des capacités spéciales ou des grosses armes en plus d’avoir une plus grande jauge de santé. Par contre, ce ne sont pas de gros « sacs à PV » désespérants (hormis un boss mais cas à part). Vos compétences de classe les déstabilisent et vider un chargeur entamera correctement leur jauge de santé. Quant aux PV du joueur (c’est-à-dire nous Outrider), ils se régénèrent lorsque l’on abat des ennemis. On s’inscrit une nouvelle fois dans cette volonté de ne pas nous laisser sur la défensive. Il faut dire que notre équipement s’améliore très vite, soit par le craft soit par la collecte d’armes et équipements plus puissants. Vous le réaliserez quand un simple ennemi passera d’un chargeur entier à être tué à 2 secondes…

Vous n’affronterez pas seulement des soldats « humains » comme vous mais aussi des créatures bien dégueulasses, des altérés comme vous, de quoi varier les affrontements.

Par la suite on découvrira sans surprise un arbre de compétences et des possibilités de craft. Il faut dire que l’on collecte de nombreux équipements, que les flingues d’hier deviennent très vite désuets à côté de ceux que l’on ramasse durant nos missions ou que l’on reçoit en récompenses. Au lieu de s’encombrer de multiples armes et équipements, il est donc possible de les recycler en matériel ou de les stocker, de quoi faire de la place dans l’inventaire. Il nous est d’ailleurs précisé que ce craft des armes sera primordial dans les niveaux du monde les plus retors. Le studio a été intelligent de ce point de vue car on peut adapter la difficulté du jeu à tout moment avec un système de niveau des mondes. Vous ne roulerez pas sur le jeu ou la difficulté ne sera pas trop élevée, de quoi enlever une part de frustration.

Outriders

Un monde parallèle !

Outriders présente un univers de science-fiction en pleine guerre. Des altérés avec des pouvoirs, des monstres, des soldats souhaitant vous tuer à chacun de vos périples. Bref Enoch n’est pas une région dans laquelle vous souhaiteriez passer des vacances. Pourtant il éprouve bien du mal à se créer une identité. Parfois on nous demande « d’observer » pour nous verser un panorama de toute beauté et malheureusement on ne s’y dirige pas, on ne s’y affronte pas. On nous dirige vers des endroits classiques aux couleurs pas hyper chatoyantes alors que le jeu aurait pu se transcender en variant les arènes dans lesquelles on s’affronte. Or elles se ressemblent beaucoup en matière de design, toujours des couloirs et des zones semi ouvertes.

Ainsi, s’il présente également de jolis paysages, vos virées se ressembleront dans leur schéma. De longs couloirs entre des zones un peu plus ouvertes (mais rien de profond ni fou) dans lesquelles les ennemis vous attendront toujours. Puis d’autres phases où vous progressez encore dans de longs couloirs et des créatures horribles apparaissent et vous foncent dessus. Dans le design de l’environnement, on trouve beaucoup mieux mais le schéma est efficace pour ce qu’on nous propose. L’accent a surtout été mis dans les mécaniques de jeu, vos pouvoirs et le fait de pouvoir jouer en coopération en ligne avec d’autres joueurs.

On retient donc que la force du jeu Outriders ne se trouvera pas dans la constitution de ses niveaux ni dans la mise en scène de son histoire d’ailleurs. Vous avez probablement entendu parler des cinématiques de 3 secondes pour de simples sauts, le souci est plus profond. En atteignant une zone, une cinématique est souvent déclenchée et celle-ci affiche une mise en scène digne de Série B où le loufoque se mélange parfois facilement avec le ridicule. D’autres fois, en finissant un boss ou une zone difficile, on assiste à une scénette qui n’apporte vraiment rien, ni au joueur ni à l’histoire (à quoi sert de le voir escalader après avoir vaincu un boss ?). On a donc parfois du mal à rentrer dans l’univers du jeu, on se contente d’enchaîner des missions car le jeu reste agréable à joueur malgré tout. Heureusement que certains axes scénaristiques sont bien retranscrits et des scènes retiendront d’une meilleure façon notre attention. Je ne dis pas non plus que rien n’est réussi pour ce qui concerne les cinématiques, loin de là. Puis, si jamais vous souhaitez vous plonger pleinement dans son lore, il faudra passer par la case lecture à travers une documentation et un menu qui présentent bien le tout. Dans sa globalité ce n’est pas le monde d’Outriders ni son histoire qui nous feront prendre notre pied mais bien son gameplay.

En multijoueur, si vous avez vos amis à vos côté, votre team bien formée, les sessions devraient s’enchaîner avec un grand plaisir. En solo, on doit se montrer méfiant, stratège, mobile, enchaîner les phases de couverture et les déplacements et pouvoirs afin de rester agressif mais toujours bien placé. A plusieurs, on ressent une plus grande liberté encore. Sauf si vous tombez avec des quilles (d’où la nécessité de se créer son crew), vous pourriez encore adopter une stratégie plus bourrine, vous relayer dans les phases de shoot pendant que les uns rechargent ou regagnent en santé. Puis les différentes classes font le job, permettent une équipe équilibrée. Quoiqu’il en soit, le gameplay est dynamique, les sessions en deviennent entraînantes et on a envie d’y retourner que ce soit en solo ou encore mieux en multi, tout comme tout bon shooter coopératif.

Outriders

Si Outriders présente quelques lacunes en matière de mise en scène et que l’on ressent quelques difficultés à se plonger dans son univers, il nous embarque par la force dans ses missions et ses affrontements. On ressent un réel plaisir de jeu grâce à des sessions dynamiques et des mécaniques de combat entraînantes. Il n’innove pas le genre TPS mais l’implémentation des pouvoirs spéciaux et des classes ainsi que la volonté de rendre l’IA agressive et notre personnage mobile promettent de belles heures de jeu. Une franche réussite du côté de Square Enix.

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur ce jeu si vous aussi vous l’avez testé via les commentaires sous l’article. Vous pouvez également venir nous rendre une petite visite sur nos réseaux sociaux : TwitterFacebookInstagramTwitch, Youtube et notre compte curateur Steam.

Points forts

  • Un gameplay dynamique !
  • Les classes et compétences bien pensées
  • Un jeu entraînant en solo et en multi
  • Pouvoir adapter la difficulté du jeu

Points faibles

  • Schéma trop classique de couloirs et zone d'ennemis
  • Une mise en scène parfois ridicule
7

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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