TEST – Pokémon Écarlate & Violet, DLC1 : Le Masque Turquoise

Presque un an après la sortie de Pokémon Violet & Ecarlate (voir notre test), le duo de DLC « Le Trésor enfoui de la Zone Zéro » débarque avec son premier volet : « Le Masque Turquoise ».

Pokémon écarlate violet DLC Le Trésor Enfoui de la Zone Zéro Le Masque Turquoise

• Genre(s) : « Pokémon-like » (aventure, exploration, capture/entraînement/combat de monstres)
• Développeur / éditeur : Game Freak / Nintendo
• Support de test : Nintendo Switch
• Disponible sur : Nintendo Switch
• Versions du jeu testées : day-one
• Contexte & point de vue de cet article : l’auteur a joué à 95% des jeux de la licence depuis les versions Rouge & Bleu de 1999.

L’austérité budgétaire frappe l’académie de Paldea

Dans ce DLC intitulé « Le Masque Turquoise », votre école vous invite à une sortie scolaire dans la région rurale de Septentria organisée par l’Institut Myrtille. L’objectif affiché est ici de rencontrer les locaux ou encore de découvrir des Pokémon non-disponibles à Paldea. Mais dans les faits, il est difficile de vraiment parler de sortie scolaire… N’imaginez pas un bus rempli d’une vingtaine d’écoliers incluant votre bande d’amis du jeu de base, en effet, car vous serez seulement 4 : vous et 3 PNJ génériques que vous n’allez pas vraiment côtoyer le temps du DLC. Vous allez principalement faire la connaissance de deux jeunes membres de l’Institut Myrtille qui vous accompagneront tout le long de la courte histoire proposée par ce DLC, ainsi que quelques autres qui apparaîtront brièvement sans pour autant bouleverser votre escapade en Septentria.

D’emblée, ce DLC a donc du mal à convaincre en terme d’immersion et d’enjeux. A peine arrivé dans le patelin qui vous héberge (Jaderaude), on vous annonce que l’objectif de cette sortie scolaire sera de découvrir… trois panneaux en bois, chacun racontant la légende du monstre local et de ses 3 adversaires. Certes, l’histoire gagne (un peu) en intérêt avec la découverte d’Ogerpon, le pokémon légendaire de cette version, mais le contexte de ce DLC « Le Masque Turquoise » a globalement toutes les peines du monde à nous enthousiasmer pour son contenu.

Un contenu à l’image de la technique

Et niveau contenu, « Le Masque Turquoise » se veut au régime sec. Au-delà du fait que ce DLC ne s’accompagne d’aucun correctif de performance pour adresser le problème du bilan technique du jeu de base, on se retrouve ici avec une zone libre à explorer, une courte histoire principale, un très court fil secondaire aboutissant à la capture d’une nouvelle version d’Ursaking, 3 Pokémon uniques à attraper, et d’un mini-jeu taillé pour le coop – un peu frustrant à faire en solo et qui fait tousser la Switch assez régulièrement. Quelques dresseurs spéciaux sont également éparpillés ça et là, mais sans proposer de récompenses mémorables. Au chapitre des détails, ce DLC ajoute également quelques options au mode photo (dont la perche à selfie).

Autant dire que la plupart des joueurs vont plier ce DLC en quelques heures le temps d’un après-midi ou d’une soirée pour ne plus y revenir. Et si vous récupérez votre pokédex via Pokémon Home pour compléter plus rapidement celui de Septentria (200 pokémon à enregistrer, dont les 4 exclusifs), la durée de vie déjà courte se raccourcit drastiquement. Mention spéciale à ce lac présenté comme « magnifique » par un PNJ pendant que la caméra défile lentement en saccadé sur un paysage flou aux textures dégradées. On notera également l’essoufflement rapide de cette recette de monde ouvert proposée par Game Freak, une fois passé le sentiment de sa première découverte dans le jeu de base. La zone ouverte de Septentria peine tellement à récompenser le joueur au-delà d’items aléatoires et à l’intérêt limité (vive les pokéball et les anti-brûle à gogo…) que l’on se demande si c’est pour tenter de compenser cet écueil que ce DLC a augmenté la présence de capsules techniques à ramasser.

C’est d’ailleurs pile à ce moment que l’on constate la limite de la formule Pokémon telle qu’on la connait : à se limiter à la capture et au ramassage d’items en enrobant le tout avec un fil narratif en service minimum, le jeu se heurte à ses propres limites lorsqu’il essaie d’aller plus loin et de se moderniser pour rattraper les tendances du marché. Ouvrir la zone d’exploration était une excellente idée, mais ce n’est clairement pas suffisant pour générer du fun. Et conserver le rythme de parution actuel des jeux, mû par des impératifs économiques insensés, continuera de desservir une licence qui possède pourtant un énorme potentiel.

Si on avait à moitié pardonné l’état technique déplorable du jeu de base en vertu du fun et du vent de fraîcheur apportés par l’exploration d’un monde ouvert nouveau, il est difficile de faire preuve de la même tolérance vis-à-vis de ce premier DLC qui propose à peu près la même chose avec un contenu famélique. Les platitudes habituelles de l’histoire et le peu d’intérêt des rares activités annexes accompagnent un framerate déjà fébrile que l’unique mini-jeu se permet de faire tousser par-dessus le marché. Et visuellement, ce n’est pas la folie non plus, avec des décors ternes et peu inspirés. A ce stade, il est compliqué d’avoir de grandes espérance pour le DLC suivant…

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • La petite bouille toute mignonne d'Ogerpon
  • Les deux-trois PNJ qui ont un solide capital sympathie

Points faibles

  • Un framerate toujours aux fraises
  • Pas terrible visuellement
  • Peu de contenu
  • L'exploration qui peine à récompenser le joueur
5

Average

Co-fondateur de Try aGame, pinailleur en chef, et amateur de belles histoires.
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