TEST – Rage 2

Coloré, survitaminé et bien barré, telles furent les promesses lors de l’annonce de Rage 2. Verdict !

TEST – Rage 2

Développeur : id SoftwareAvalanche Studios
Éditeur : Bethesda Softworks
Genre : FPS

Support : PC, PlayStation 4, Xbox One
Testé via Steam sur une version presse.
Date de sortie : 14 mai 2019

In the Eyes of a Ranger, the unsuspecting stranger
Had better know the truth of wrong from right.
‘Cause the rule of law and order starts at the Texas border,
With the Lone Star of the Ranger shining bright.

 Un crossover Splatoon – Fallout ?

Cet épisode prend place dans les Wastelands et c’est bien dommage qu’il ne s’agisse pas du Texas, car incarnant un ranger du nom de Walker, on aurait pu enchaîner les punchlines et les Chuck Facts. Tant pis il s’en est fallu d’un cheveu. Mais bon quand on sait que Chuck Norris ne va pas chez le coiffeur car il ordonne à ses cheveux de raccourcir…

Les arguments de Rage 2 étaient son univers post-apocalyptique aux habitants ravagés, aux couleurs vives accentuant l’impression de folie, des combats violents, dynamiques. De l’action, de l’action et encore de l’action. Oublions de parler du scénario, un gros méchant rase tout, il vous faut finir un projet avec l’aide de 3 PNJs donneurs de mission pour battre le gros méchant. Voilà merci.

Promesses tenues ? Pas vraiment, oui Rage 2 est coloré, mais peindre une échelle en rose ou faire une crête bleue à un ennemi n’apporte pas grand chose de plus. Oui le jeu se veut dynamique mais stopper le joueur dans son élan en lui affichant en plein écran des informations sur un personnage rencontré ou sur un loot reçu n’a aucun intérêt et coupe l’entrain du joueur. Enfin, écrire des dialogues interminables et/ou en forme de successions de punchlines les plus ridicules les unes que les autres ralentit encore le rythme. Rage 2 tente alors de piquer certaines mécaniques à la mise en scène du RPG en offrant des moments de vie entre PNJs, mais par leur rareté et leur « hommage » trop appuyé (comprendre copier/coller) à des films (comme La Classe Américaine), la sauce ne prend pas.

Côté action, Rage 2 manque d’idées, les armes disponibles sont puissantes mais sont bien trop arcades (pas de recul), on regrettera l’absence d’une arme de corps à corps novatrice, on se réjouira de la présence du pistolet Firestorm. Puis les combats de boss… C’était possible de faire plus basique et répétitif ? De toute évidence non. Mention spéciale au boss de fin qui ne réussirait même pas le casting comme mini boss de mi-jeu dans un FPS classique. Et si vous vous posez la question de la durée de vie, sachez que les crédits de fin proposent de revenir sur votre aventure en cases de BD (moches) en équivalent de 4 pages, donc très peu, donc très courte pour la dite durée.

Pour trouver du fun et du spectaculaire il faudra se l’inventer, tant le jeu manque sa mise en scène. On tentera donc de laisser libre court à son imagination entre les capacités des armes et ses propres pouvoirs qu’il faudra trouver en fouillant les arches « cachées » à travers la région. On pourra même finir le jeu sans tout trouver, pour éviter de perdre trop de temps. Un système de craft permettra d’améliorer pouvoirs, armes, véhicule, et de fabriquer soi-même les objets utilitaires (grenade, stimpacks…) mais il vous faudra farmer, oui farmer dans un FPS

La bonne surprise vient de l’environnement qui, pour une fois, est assez diversifié pour un jeu post-apocalyptique. Marais, forêts, cascade et bien évidemment canyon et désert. Pour en profiter pleinement on chevauchera un gyrocopter,

En clair, Rage 2 appâte, allèche mais ne donne jamais tout, comme si à la promesse d’une raclette hivernale entre amis, on vous donnait un panini trois fromages seul sur un banc public un soir de novembre.

 

  Un gameplay vu et revu.

Si je vous dis, FPS/Aventure et open-world, à quoi pensez-vous naturellement ? Si votre réponse s’articule autour de points d’intérêts à découvrir, missions classées par familles et PNJs à aider pour débloquer des éléments, bravo. Oui la formule est vue et revue mais si cela fonctionne plutôt bien avec un RPG (The Witcher). Pour un FPS c’est déjà un peu plus rébarbatif, la promesse de liberté devenant souvent prétexte au bac à sable.

Pour autant Rage 2 est-il un jeu mal réalisé ? Non. Oh bien évidemment on n’échappe pas à quelques bugs de collision, à une qualité graphique en dent de scie et à une IA aux fraises, mais dans l’ensemble l’expérience est plutôt bonne. D’ailleurs c’est le moment de notre parenthèse c’est quoi une IA ?

Terme usé jusqu’à la corde pour parler de l’intelligence des adversaires contrôlés par le jeu, une IA est en réalité un ensemble de systèmes et de moyens capables de simuler l’intelligence. C’est un domaine technique encore assez récent et parler d’IA dans un jeu vidéo est très abusif, tout d’abord en raison de puissance de calcul et ensuite en raison de comportements. Dans 99% des cas, l’IA du jeu n’apprend pas et se contente de répondre à un ensemble de paramètres en mettant en œuvre des algorithmes certes complexes mais pas une IA à proprement parler. Quand on augmente le niveau de difficulté, on augmente les points de vie et la précision des ennemis parfois leur nombre, les dégâts reçus, et on en diminue d’autres, comme les points de vie, les ressources disponibles. A ce jour une IA ça joue au GO, aux échecs et à Starcraft 2. On parlera donc pour les 99% de jeux que nous traitons d’ensemble algorithmique. IA s’apparente à un terme marketing, Fin de la parenthèse, merci de votre attention.

Des points noirs viennent pourtant entacher la réalisation. Certains dialogues sont manquants, on voit donc des personnages s’interrompre en plein discours, avec leurs lèvres qui continuent de bouger, à l’inverse il est arrivé de parler à un personnage non-affiché. Réalisé en partie par Avalanche, on s’attendait aux mêmes défauts techniques, puisque même famille de moteur de jeu, que Just Cause 4, notamment sur la maniabilité des véhicules. Là encore nous ne sommes pas déçus. Légère amélioration, mais le rayon de braquage des véhicules laissent à désirer, la nitro permet une accélération supplémentaire permettant de dépasser le 70 km/h ressenti, et les motos sont toujours des savonnettes. De quelle année date GTA 4 déjà ?

J’insiste un peu plus sur le côté rébarbatif du jeu. Toutes les attaques de barrages se ressemblent, tous les nettoyages de nids de mutants aussi, et si la bonne idée fut d’ajouter des attaques de convoi, là encore quand vous en avez fait un, vous les avez tous fait.

 Attendre la fin d’année ?

rage 2

Bien que jeu solo, Rage 2 propose du contenu et des événements, avec un planning courant jusqu’à la fin de l’année. Avec les soldes de noël un peu partout, il serait peut-être plus sage d’attendre la période hivernale pour juger du contenu sorti, et d’acquérir le tout à un prix malin. Dommage pour les statistiques de ventes d’ici là du jeu, mais avec une réalisation un peu plus propre et ambitieux, nous ne nous serions pas posés la question. Pour ceux s’étant lancé dans l’aventure, vous pouvez retrouver notre guide sur les cheats du jeu.

 

Rage 2 a des qualités mais aussi de gros défauts. Pour rester dans les ludothèques de ses développeurs, les fans de FPS solo lui préféreront Wolfenstein 2, plus fou dans sa réalisation et sa narration, et pour les aventures en monde ouvert, un Juste Cause 4 plus libre, diversifié dans ses environnements et invitant peut-être plus le joueur à se balader (tout en ayant ses gros défauts).

Points forts

  • Environnements
  • Du contenu à venir
  • Des capacités intéressantes (armes, pouvoirs)...
  • Des combats intenses...

Points faibles

  • Répétitif
  • Quelques bugs
  • ... mais pas exploitées par le jeu
  • ... mais trop peu
  • Durée de vie limitée
  • On rêve du silence des PNJs
5.5

Average

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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