TEST – Sackboy : A Big Adventure : en coop la fête est plus folle

Dans la famille des jeux qui ne nous manquent pas forcément mais que l’on est toujours heureux de retrouver, on retrouve Sackboy : A Big Adventure. Notre petit héros personnalisable de haut en bas nous propose une nouvelle fois des petites séquences de plates-formes sympathiques à vivre seul ou (de préférence !) en coopération.

Développeur : Sumo Digital
Éditeur : Sony
Genre : Action
Prix : 69,99 €
Version pour le test : PlayStation 5 (dispo aussi sur PS4)
Date de sortie : 12 novembre 2020

Sackboy : A Big Adventure fait également partie des jeux exclusifs et présents au lancement de la PlayStation 5, la nouvelle console de Sony. Vu que le catalogue est assez maigrichon malgré les prouesses d’Astro’s Playroom et le très bon Demon’s Souls en remake, on porte alors une attention particulière à toutes les sorties. Il n’était plus qu’à espérer que la déception ne soit pas au rendez-vous comme ce fut le cas avec Godfall.

C’est encore à Sumo Digital que l’on doit les péripéties de Sackboy, les mêmes développeurs qui nous avaient lancé dans le très réussi Little Big Planet 3. Au programme, un jeu de plates-formes en 3D que l’on peut jouer jusqu’à 4 joueurs et ce de façon très simple (allumer une seconde manette, appuyer sur la touche correspondante et pouf voici un 2e perso). Revenons plus en détail sur notre expérience de jeu full-coop.

Scénario classique

Dans Sackboy : A Big Adventure, ce n’est pas le scénario qui fera la grandeur de l’aventure. L’histoire est somme toute banale et on ne se passionne pas pour les différentes cinématiques qui s’affichent à l’écran, on reste surtout pressé de découvrir les niveaux souvent inspirés du jeu.

On doit ainsi combattre Vex, le grand vilain, et sauver Patchwork Monde de cette crapule. Tout cela pour devenir le légendaire chevalier maillé. On ne s’attendait pas à une histoire exceptionnelle et malgré quelques touches humoristiques de certains PNJ, on reste spectateur parfois inattentif de ce qui se déroule entre les niveaux et les mondes. Par contre, très vite on s’aperçoit que les environnements bénéficient d’un game design de qualité.

Un monde haut en couleur

Les premières minutes démarrent et on plonge dans des niveaux colorés. Cela pétille mais cela n’impressionne pas pour autant. On a même cette impression que le gameplay se rapproche d’un Skylanders Imaginators (ce n’est pas une critique négative, j’ai adoré ce jeu…) par sa simplicité et ses actions basiques. Néanmoins, plus on avance et plus le jeu nous ouvre les portes d’un monde qui a de la ressource et de l’imagination.

La direction artistique reste donc séduisante, les environnements sont en interaction avec les héros, les ennemis et les actions à réaliser. On y perçoit une osmose qui n’est pas désagréable. Il arrivera ainsi que l’on soit totalement transporté par les aventures de Sackboy dans certains niveaux. On pourra citer par exemple ce fameux train sur lequel on est transporté, ces terrains glissants et ces plateformes guidées avec la DualSense (mais on en reparlera au moment voulu !).

Dans les mécaniques, on reste sur quelque chose de très accessible à tous. Des collectibles et de la monnaie à récolter partout, la possibilité de faire des roulades, de sauter sur les ennemis et de les baffer. Progressivement certains parviendront à retourner vos attaques contre vous donc il sera malin de changer d’angle d’attaque, ce qui rend les niveaux plus difficiles. Cette gestion de la difficulté et des obstacles reste rondement menée. Le bestiaire est plutôt sympa, colorée une nouvelle fois et leur design reste mignon, on sent encore qu’on vise le jeune public et les jeunes adultes appréciant des petites expériences sympathiques qui sortent de la monotonie du shooter, de la simulation ou de ce que j’appelle le hardcore plateforming (Céleste et Cie).

Ici, on sait que l’on va finir le jeu, que l’on va même maîtriser ses mécaniques rapidement. On souhaite juste ressentir un plaisir dans la découverte et dans Sackboy : A Big Adventure, c’est réussi. Du moins en coopération. Car nous avons vécu cette expérience à 2 et seulement à 2 entre Arnyanka et TobyOne, en alternant parfois les sessions avec une fille de 10 ans, bientôt 11.

Le plaisir de la coopération

On sent que le jeu a été pensé pour être joué à plusieurs. Pensez donc à vous procurer plusieurs DualSense… Il existe même des niveaux consacrés à des mécaniques de coop, donc injouables seuls. Je me vois mal y jouer seul, je pense que l’aventure serait moins amusante. La coopération assure sa dynamique, les petites interactions qui font que l’on kiffe vraiment des petits moments de complicité. On se partage ou on se dispute les pièces, on retourne au point de contrôle pour ressusciter l’autre joueur, on prend la photo ensemble (ou pas) à la fin du niveau.

On personnalise notre personnage, d’ailleurs parlons-en. C’est un réel plaisir. Ajouter des moustaches à notre avatar, une épée, une perruque, un costume. Certes, cela n’impacte pas l’expérience de jeu mais ça ajoute une réelle plus value dans le compteur fun du jeu. À deux joueurs, on compare, on rigole de nos looks, on partage un bon délire et cela aide à instaurer la bonne ambiance devant l’écran.

La boutique se montre ainsi bien pensée. On débloque des skins pendant les niveaux en farfouillant bien, mais aussi en payant avec la monnaie in-game. Pas de microtransactions mais des pièces à collecter au fur et à mesure que vous avancez. D’ailleurs, c’est une des grandes particularités de Sackboy : A Big Adventure. On y retrouve des tas de collectibles qui dicteront aussi votre score et la complétion des objectifs. Le score de fin de partie nous indique ainsi si on est reparti avec tous les éléments à collecter ou s’il nous en manque. Cela se traduit notamment par le carnet et les étiquettes qu’on débloque également au cours de nos sessions. Cela ajoute de la rejouabilité d’une part et cela donne du fil à retordre aux chasseurs de trophées qui devront fouiller en long et en large tous les niveaux.

Enfin, pour enrichir l’expérience de jeu, les développeurs ont su complexifier leur aventures avec des obstacles en tous genres mais également des défis. En plus de l’exploration des divers niveaux, on vous ajoute quelques challenges chronométrés. La difficulté est bien dosée puisque les premiers seront corsés mais vous permettront facilement de décrocher l’or. Quant aux suivants, il sera nécessaire de les recommencer afin de s’installer sur la plus haute marche du podium. Sachant que ces défis encore sont jouables en coopération et on peut se retrouver à se gêner ou à bénéficier de la roulade des autres pour aller plus vite. Un petit plus auquel on ne dit pas non en matière de contenu.

Terminons sur l’utilisation de la DualSense, la nouvelle manette de Sony pour la PlayStation 5. Dans Sackboy : A Big Adventure, elle nous permet de bénéficier de quelques bruitages bien pensés, parfois trop présents mais aussi d’une nouvelle façon de se déplacer. Au cours d’un niveau, il a par exemple été fort agréable de déplacer une plateforme en activant le motion control, c’est-à-dire bouger la manette dans différents sens afin de conduire. Les sensations étaient vraiment agréables et le niveau figurait parmi nos tops de ceux à refaire.

À savoir que la coop online arrive l’an prochain mais on se contente bien d’une coop locale pour ceux qui ont un entourage gamer.

Sans transcender le genre, Sackboy : A Big Adventure parvient à offrir une expérience de jeu sympathique, notamment en coopération à deux joueurs. Une direction artistique charmante, un game design maîtrisé et des mécaniques simples à prendre en main font de cette nouvelle exclusivité un titre à conseiller à tous les fans de jeux de plateformes familiaux. Personnaliser son personnage et découvrir les différents mondes demeurent un plaisir que l’on ne boudera pas surtout à plusieurs au vu des interactions amusantes qui sont disponibles, même si on serait tenté d’en demander plus.

Points forts

  • Une coopération bien pensée
  • Personnaliser son Sackboy, un réel plaisir
  • Certains niveaux très inspirés
  • La bande-son dynamique

Points faibles

  • Ne transcende néanmoins pas le genre
  • Un scénario pas très intéressant
7

Good

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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