Sean a trois amis : Foodie, Bruce et Doc. Ensemble, ils ont une petite bande qui se nomme eux-même les Noogies (oui Goonies, oui on l’avait aussi). Sean rentre chez lui et découvre une maison vide, à l’exception d’un men in black, usurier et non agent secret, qui vient lui réclamer le remboursement contracté par son père disparu. 30 000$ à rembourser en une journée, et pour le motiver, ses amis ont été kidnappés et sont retenus dans divers endroits d’Arostia, leur petite ville. On a connu meilleur début de journée.
Une gestion intelligente de l’échec
The Good Old Days (car on comprend que le jeu prend place dans les années 80-90) nous propose donc une exploration du voisinage pour retrouver nos copains et surtout un bon gros paquet de thunasses. Une exploration qui ne sera pas sans danger et qui va vous demander littéralement de jouer contre la montre.
Déjà car il faudra rembourser avant minuit, ce qui vous laisse 14h de jeu pour le faire. Mais aussi et surtout car chaque mort vous coûtera 3 minutes. Rassurez-vous, Sean et ses potes partagent une barre de vie qui permettra d’encaisser quelques coups des chauves-souris, rats, oiseaux et que sais-je encore.
Par contre les boss vous coûteront cher tant le jeu ne semble pas fait pour des combats précis et mécaniques comme il veut pourtant le mettre en scène contre une famille comme on en voyait que pour les films pour enfants des années 80. Un genre de team rocket voleurs de trésors.
Cette gestion du temps est intelligente. Ce qui l’est moins, d’intelligent, c’est la gestion de la carte. Celle-ci est illisible, ou plus justement, elle demande un effort de lisibilité que nous ne devrions pas avoir à fournir.
Du bon et du moins bon
The Good Old Days est un metroidvania dans son architecture. Des chemins bloqués qui s’ouvriront en trouvant la bonne clef ou le bon équipement. Mais cette map n’affiche les détails que de la zone où vous vous situez et de manière très brouillonne. Alors pour faire l’inventaire des passages que votre nouveau manteau ignifugé ouvre… bonne chance.
Par contre niveau rejouabilité, c’est du tout bon. The Good Old Days peut se finir en une poignée d’heures si vous rendez les 30 000$ sans vous occuper des à côtés. Il vous invite alors à recommencer mais en gardant tous les items trouvés pour débloquer de nouvelles fins et nouveaux souvenirs.
Autre point positif les interactions.
Chacun des potes vient avec son talent et on peut passer de l’un à l’autre comme bon nous semble. Par exemple Sean pose des bombes, Foodie tape fort mais saute moins haut car étant plus lourd. Un poids qui fera s’effondrer certains sols un peu fragiles. Les bombes servent contre les ennemis (mais leurs temps d’explosion ne les rendent pas efficaces) et surtout les portes qui renferment clefs, soins et argent. Mais on pourra aussi s’en servir pour atteindre une plate-forme un peu trop haute, dégager un passage secret ou faire écrouler un pylône pour franchir un piège trop large.
The Good Old Days réjouit par ses petites trouvailles et sa rejouabilité mais frustre sur les rencontres de boss et l’utilisation de sa map. Une bonne expérience si vous êtes en manque de metroidvania après Shinobi Art of Vengeance et avant le retour de la reine.
Retrouvez aussi nos tests sur OpenCritic.






