TEST – The Legend Of Heroes: Trails Through Daybreak II, un retour similaire

Le retour du Spriggan

Trails Through Daybreak II

Développeur : Nihon Falcom
Éditeur : NIS America
Genre : J-RPG
Supports : PS4, PS5, Nintendo Switch, PC
Support de test : PS5 (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 14 février 2025

 

La saga The Legend of Heroes continue son petit bonhomme de chemin en occident avec Trails through Daybreak II. Le titre débarque ce 14 février 2025, soit un peu plus de trois ans après sa sortie japonaise. Comme souvent avec cette franchise, l’attente aura été longue pour les joueurs occidentaux. Alors la question est simple : est-ce qu’elle a valu la peine ? Les éléments de réponse sont à retrouver dans notre test.

Trails Through Daybreak II vous souhaite le bon Van

Ce nouvel opus reprend peu de temps après les événements du premier Trails through Daybreak. Van Arkride, toujours Spriggan (un mélange de détective privé, mercenaire et homme à tout faire), continue d’opérer au sein de la République de Calvard. Mais cette fois-ci, l’affaire qu’il va lui être confiée le touche directement. En effet, une mystérieuse créature, ressemblant étrangement à son Grendel, sème le chaos à Edith. Très vite, Van devient le suspect numéro un, et il doit se lancer dans cette nouvelle enquête pour prouver son innocence. Bien entendu, cela le mènera encore bien plus loin que prévu.

Comme à son habitude, Nihon Falcom livre un récit dense, rythmé et parsemé de nombreux retournements de situation. Le jeu alterne entre plusieurs points de vue : si Van est le protagoniste principal, certains segments nous mettent dans la peau d’autres personnages, permettant ainsi d’explorer différentes l’intrigue sous différentes facettes. Cette approche permet d’avoir un regard plus global sur les événements mais elle peut aussi parfois casser légèrement le rythme.

Les fans de la série apprécieront la richesse du lore et surtout le retour de plusieurs visages familiers. Auxquels bien sûr vont venir s’ajouter de nouveaux alliés et ennemis. Comme toujours dans la saga, on multiplie les protagonistes comme des petits pains, même si cette profusion peut parfois sembler un peu trop dense pour les nouveaux venus.

D’autant plus que l’absence de traduction française est un sérieux handicap pour profiter pleinement du récit. Avec ses innombrables dialogues, le jeu demande une très bonne compréhension de l’anglais pour saisir l’ensemble du scénario. Une barrière qui rebutera à coup sûr une grande partie du public francophone. On a bien compris que les Trails n’auront plus jamais de textes en français mais ça ne nous empêchera pas de le déplorer.

Une technique qui évolue… en douceur

Sur le plan technique, Trails through Daybreak II reste dans la continuité du premier épisode. Le moteur graphique, bien que légèrement amélioré, montre ses limites avec notamment des animations très rigides et des modèles 3D datés, notamment sur les environnements. Toutefois, la direction artistique, toujours soignée, permet de compenser certaines faiblesses techniques. Le chara-design en particulier continue à être de très bonne qualité.

Côté bande-son, Nihon Falcom livre une OST assez réussie. On notera cependant la réutilisation de plusieurs pistes issues des précédents épisodes, ce qui peut donner une impression de déjà-vu à certains moments. Quant au doublage, il est disponible en japonais et en anglais, avec des performances de qualité qui renforcent l’immersion dans l’histoire.

Enfin, pas de bugs majeurs à signaler, le jeu étant globalement bien optimisé. Le jeu bénéficie aussi de quelques ajustements ergonomiques. La barre d’action pendant les combats est plus lisible, facilitant la planification stratégique. Autre amélioration bienvenue : les boutiques signalent désormais l’arrivée de nouveaux objets, évitant aux joueurs de devoir vérifier manuellement chaque magasin. Ce sont des changements mineurs, certes, mais qui apportent un plus au confort de jeu.

Un gameplay peaufiné, mais sans révolution

Comme son prédécesseur, Trails through Daybreak II propose un système de combat hybride permettant d’alterner entre temps réel et tour par tour. Ce mécanisme, qui avait marqué une évolution dans la série, est ici affiné par très petites touches. C’est d’ailleurs une habitude dans la saga de procéder ainsi. Le problème c’est qu’on ne sent pas de réelles évolutions par rapport à l’épisode précédent.

L’une des nouveautés notables pour les phases en temps réel concerne l’ajout de la magie. Son utilisation reste toutefois très limitée puisque chaque personnage ne dispose que d’un seul sort « de terrain » dans son arsenal. On reste bien loin d’un véritable système d’Action-RPG dynamique moderne. On finit d’ailleurs assez vite par les trouver monotones et on préférera se lancer dès que possible au tour par tour.

Même si pour ces phases également, il n’y a pas vraiment de changement assez notable pour être mentionné. On retrouve toujours l’alternance entre les attaques physiques, magiques et spéciales. On récupère également les attaques en combos en plaçant nos personnages côte à côte. Tout ça pour que l’on soit bien servi sur le plan de stratégie et de l’anticipation. Ça fonctionne encore et il n’y a pas vraiment matière à chipoter si ce n’est que la formule est désormais sans surprise.

De même, on est satisfaits de retrouver la gestion des Quartz (un équivalent des matérias) et des Shards (des bonus qui découlent de la bonne optimisation de nos Quartz). L’opus précédent qui avait apporté ce système avait donné de la profondeur au gameplay et plus particulièrement à l’optimisation de nos personnages. C’est une excellente chose de ne rien avoir touché de ce côté-là.

En dehors des affrontements, Trails through Daybreak II introduit de nouvelles mécaniques liées au métier de Spriggan. Des phases de filature ou encore de hacking viennent ponctuer l’aventure. Couplé aux mécaniques d’enquête déjà présentes dans l’opus précédent, l’ambiance de détective qui caractérise Van Arkride a été bien renforcée. Bien que ces nouvelles séquences restent assez simples, elles permettent d’ajouter une touche d’immersion bienvenue et de varier de temps à autre le rythme du jeu.

Le système d’alignement LGC (Loi, Gris, Chaos) fait également son retour. Les choix effectués influencent certaines interactions et événements, offrant une légère rejouabilité. Toutefois, leur impact global sur l’histoire reste limité.

Dans l’autre monde de Trails Through Daybreak II

L’une des nouveautés majeures de Trails through Daybreak II est l’introduction du Märchen Garten, un mode de jeu annexe rappelant fortement le Corridor of Reverie de Trails into Reverie. Cet espace virtuel nous permet d’entraîner nos personnages tout en collectant des objets rares.

Accessible à tout moment au fil de la progression, le Märchen Garten permet en effet de composer librement une équipe avec les personnages disponibles et d’explorer une série de donjons générés de manière semi-aléatoire. Chaque étage est rempli d’ennemis et de coffres qui permettent de faire monter l’expérience et d’acquérir de l’équipement. Et ce n’est pas tout, des fragments collectés en explorant ces donjons peuvent être utilisés pour améliorer certaines compétences, renforçant ainsi encore davantage l’aspect RPG du jeu. Sans être imposé, cet univers est un passage obligé tant ses bénéfices sont nombreux. Il est d’ailleurs assez agréable à parcourir avec ses monstres et boss exclusifs.

Toujours du côté des activités annexes, plusieurs petits mini-jeux ponctuent l’aventure. Seulement ils sont assez ternes voire parfois mal réalisées à cause du moteur de jeu qui n’est pas adapté. Ils auraient pu être mieux pensés mais ont au moins le mérite d’être présents dirons-nous.

En tout cas, comme à son habitude, la saga Trails offre un contenu généreux. Comptez environ 50 heures pour terminer l’histoire principale, voire 80 à 100 heures si vous souhaitez explorer toutes les quêtes annexes et les mécaniques secondaires comme le Märchen Garten. Sans compter que la possibilité d’enchainer avec un New Game + nous est offerte.

Avec Trails Through Daybreak II, Nihon Falcom nous délivre une suite aboutie mais sans nouvel éclat. Son scénario et son univers sympathiques, le gameplay bien rodé et le contenu annexe généreux sont autant de points forts qui en font une suite que les fans ne voudront pas manquer. Cependant, l’absence de traduction française et une technique vieillissante laisseront sur le côté de nombreux (nouveaux) joueurs.

Pour les fans de la saga, notez qu’une version physique est disponible, elle contient en plus du jeu, un mini artbook et une bande son numérique du jeu.

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Points forts

  • Le système de combat efficace
  • Un univers toujours aussi sympathique
  • Une direction artistique soignée
  • Une durée de vie conséquente

Points faibles

  • Très peu de réelles nouveautés
  • Techniquement légèrement daté
  • Pas de traduction française
7.5

Good

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