TEST – WWE 2K25, fidèle à sa lignée

On remonte sur le ring, encore et toujours
WWE 2K25

Développeur : Visual Concepts
Éditeur : 2K
Genre : Simulation sportive (catch)
Supports : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC
Support de test : PS5 (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 14 mars 2025

 

Depuis le nouvel élan salutaire insufflé à la licence de simulation de catch de 2K en 2022, la formule n’a que peu évolué. Seules des petites touches de-ci de-là sont venues agrémenter les itérations successives. Et disons-le d’emblée : WWE 2K25 ne viendra pas chambouler ce rythme de croisière. Cela ne signifie pas pour autant qu’il est dénué de nouveautés. Dans ce test, nous allons les passer en revue et voir ce que cette édition, placée sous le signe de la Bloodline, a réellement dans le ventre.

Le même combat

Entrons directement dans le cœur du jeu : le gameplay. Pour résumer simplement, si vous avez joué à une édition depuis WWE 2K22, vous ne serez absolument pas dépaysé. Les bases restent les mêmes, et c’est assez logique : le système en place fonctionne bien, et il n’y avait aucune raison de tout bouleverser. Les développeurs l’ont bien compris, les joueurs aussi. Mis à part un très (très) léger remaniement du HUD et l’ajout d’un mini-jeu pour les prises de position en début de match, on a la sensation d’être encore sur WWE 2K24.

Les véritables nouveautés se trouvent donc davantage dans l’enrobage que dans les mécaniques pures. On note tout d’abord l’ajout de deux nouvelles stipulations de match : Bloodline et Underground.

Les matchs Bloodline débutent 1v1, mais chaque participant peut faire appel à jusqu’à trois partenaires pour intervenir en renfort. Tout droit sortis des vestiaires, ces nouveaux combattants vont faire très vite naitre un joyeux chaos. Ce mode renforce ainsi l’aspect spectacle et imprévisible des combats. C’est validé.

Le mode Underground, quant à lui, propose un ring sans cordes mais entouré de PNJ. Une ambiance qui peut certes rappeller les combats clandestins, mais qui, dans les faits, n’apporte pas grand-chose de révolutionnaire sur les mécaniques de gameplay pures. C’est un peu dommage.

Ces nouvelles stipulations viennent en tout cas enrichir le catalogue déjà bien fourni des précédentes éditions, garantissant ainsi une belle diversité de matchs. On se retrouve désormais avec un large panel qui pourra apporter satisfaction à tout un chacun. Tous les goûts sont permis.

Autre ajout notable – et à mon sens un peu plus discutable – les matchs mixtes. WWE 2K25 permet désormais des affrontements entre Superstars masculines et féminines, aussi bien en un contre un qu’en équipe mixte. Si l’idée a pu sembler intéressante à certains pour diversifier les affrontements, certaines situations deviennent franchement dérangeantes, notamment lorsque des colosses de plus de 120 kilos s’acharnent sur une catcheuse d’1m60. Pour le moins dérangeant…

Enfin, je n’oublie pas la vraie nouveauté en termes de gameplay pur : l’introduction d’un mode vue à la troisième personne. Historiquement, les jeux de la licence adoptent une caméra latérale centrée sur le ring. Désormais, il est possible d’opter pour une vue placée derrière son catcheur, avec la possibilité d’orienter la caméra en temps réel, à la manière d’un TPS classique. Une idée intéressante sur le papier, mais qui complique l’exécution des actions. Le stick droit servant habituellement aux interactions et quelques prises contrôle désormais le placement de la caméra. Pour compenser, il faut désormais maintenir L1/LT, ce qui alourdit la maniabilité. L’effet d’immersion recherché n’étant pas vraiment au rendez-vous, j’ai vite abandonné cette option, préférant revenir à la vue classique bien plus confortable. Comme quoi, toute nouveauté ne fait pas forcément le bonheur.

Vive la technique

Il aura fallu attendre, mais WWE 2K25 marque enfin de réelles améliorations sur le plan technique. La plus notable concerne le rendu graphique, grâce à une version spécifiquement optimisée pour la current-gen. Et la différence saute aux yeux dès les premières minutes : les textures sont plus nettes, les détails bien plus fins, et l’ensemble gagne en réalisme. Une avancée indéniable qui, en contrepartie, met encore plus en évidence certaines Superstars dont la modélisation laisse à désirer. Mais cette année, on ne fera pas trop la fine bouche.

Autre avancée appréciable : les temps de chargement. Dans la majorité des modes, ils ont été considérablement réduits, rendant l’expérience bien plus fluide. Finies les attentes interminables qui, par moments, devenaient franchement agaçantes. Cette optimisation apporte un vrai confort de jeu, en particulier pour les modes où les transitions sont fréquentes.

Malheureusement, la note technique n’est pas parfaite, notamment sur le plan sonore. Les commentaires durant les matchs sont quasiment identiques à ceux des trois ou quatre dernières éditions, ce qui commence à sérieusement sentir le réchauffé. Le public, quant à lui, manque toujours cruellement de dynamisme, bien loin de l’ambiance survoltée des shows WWE – on se croirait presque dans une salle française. Les doublages ne brillent pas par leur intensité non plus, même si l’exception notable reste Paul Heyman, dont les interventions subliment le mode Showcase. Enfin, la bande-son de ce WWE 2K25 m’a, une fois de plus, laissé totalement indifférent… mais là, c’est purement subjectif.

Et puis, il y a toujours ces petits défauts persistants, que les habitués de la licence connaissent bien : des collisions parfois douteuses entre catcheurs, des prises qui refusent inexplicablement de se déclencher et une IA toujours perfectible. Sans oublier les sempiternelles instabilités des serveurs, responsables de déconnexions intempestives. Un comble, sachant que le jeu mise encore davantage sur le online cette année (mais on y reviendra). Bref, WWE 2K25 marque une progression, mais il reste encore du travail pour Visual Concepts sur les prochaines éditions.

Profusion des modes, rareté des nouveautés

Comme ses prédécesseurs, WWE 2K25 ne manque pas de contenu. On évoquait plus haut les différentes stipulations de match, mais le roster est lui aussi impressionnant, avec près de 300 combattants jouables, en comptant les différentes versions des Superstars. À cela s’ajoute la possibilité de créer ses propres lutteurs ou de télécharger ceux mis en ligne par la communauté. Autant dire que les possibilités sont vastes.

Cette richesse se retrouve également du côté des modes de jeu, qui couvrent une large palette d’expériences. La plupart étaient déjà présents dans les éditions précédentes, donc inutile de refaire un tour complet du propriétaire. Si vous avez besoin d’en savoir plus, je vous invite à lire les test des précédentes éditions. Je vais plutôt m’attarder sur les nouveautés marquantes de cette édition 2025.

Commençons par MyRise, le mode histoire, qui connaît un changement notable cette année : la fusion des carrières masculine et féminine en une seule storyline. Une approche qui n’avait plus été utilisée depuis WWE 2K20, avec le fiasco que l’on connaît. Heureusement, cette fois-ci, l’ensemble est bien mieux maîtrisé, même si le scénario reste relativement classique pour qui suit le catch de près. Nos deux personnages doivent unir leurs forces pour contrer une nouvelle faction cherchant à s’emparer du pouvoir au sein de la WWE (classique on vous dit). Rien de révolutionnaire, mais l’aventure se suit sans déplaisir.

Sur le plan du gameplay, MyRise évolue peu. On retrouve le hub permettant d’interagir avec différents personnages pour déclencher des matchs, ainsi que le système de choix influençant légèrement le déroulement de l’histoire, offrant une rejouabilité correcte. Cependant, l’ensemble manque toujours de profondeur et de vie. D’année en année, j’ai l’impression que ce mode pourrait être bien plus immersif, je le répète même… mais qui m’écoute ?

Le mode Showcase fait son retour, sans bouleversement majeur. Narré avec brio par The Wiseman, Paul Heyman, l’édition de cette année revient sur l’histoire de la Bloodline, la dynastie légendaire dont sont issus The Rock, les Usos, Umaga ou encore bien sûr Roman Reigns. Si la mise en scène du mini-documentaire est soignée, les matchs qui l’accompagnent ont perdu en impact par rapport aux éditions précédentes.

D’abord, les images d’archives qui ponctuaient les combats ont disparu, ce qui enlève une partie de l’immersion qui faisait la force du mode. Ensuite, les objectifs à remplir au cours des combats semblent moins nombreux, malgré l’introduction d’une nouvelle mécanique d’objectifs chronométrés. Résultat : certains affrontements sont tellement courts que les monologues de Heyman qui les précèdent paraissent plus longs que les matchs eux-mêmes. Même s’il reste agréable à jouer, ce Showcase est un cran en dessous des précédents.

Le mode MyGM est toujours de la partie, et là encore, peu de changements. Deux nouveautés méritent toutefois d’être soulignées : d’abord le un mode en ligne permettant d’affronter d’autres joueurs. Mais il n’y a malheureusement pas de matchmaking, nous obligeant à inviter des amis. Un choix discutable, car si votre entourage ne joue pas à WWE 2K25, cette fonctionnalité devient vite anecdotique.

L’autre nouveauté c’est l’arrivée des PLE inter-brand, qui mélangent désormais les Superstars des différentes franchises au sein des événements spéciaux. On peut ainsi envoyer notre tête de gondole se friter avec celle des autres managers. Cela apporte un peu plus de piquant aux parties et de compétitivité, mais ça ne révolutionne pas le mode pour autant.

Du côté de MyUniverse et MyFaction, aucune véritable nouveauté à signaler. Ceux qui apprécient ces modes y trouveront toujours leur compte, mais ne doivent pas s’attendre à de grandes évolutions. Je note tout de même que MyFaction, qui avait introduit les micro-transactions dans la série, a maintenant un nouveau renfort…

L’ile de la… transaction

C’est la grosse nouveauté de WWE 2K25 : The Island. Ce mode, uniquement disponible sur les version current-gen, rappellera des souvenirs à ceux qui connaissent MyCity dans NBA 2K, sauf qu’ici, Roman Reigns règne en maître sur les lieux. Le principe reste similaire : on crée son avatar et on le fait progresser à travers des combats en solo avec des quêtes et défis à relever. Mais aussi en multi puisqu’au bout du compte, le point d’orgue est bien sûr d’affronter d’autres joueurs dans des matchs compétitifs.

Vous vous en doutez, inutile d’espérer commencer avec un catcheur au sommet de son art, équipé des tenues les plus stylées dès le départ. Non, il faudra faire évoluer notre Superstar en herbe et débloquer progressivement les différentes pièces de son équipement pour le personnaliser. Pour cela, deux options s’offrent à nous : soit accumuler de la monnaie virtuelle en passant de longues heures sur le jeu afin d’échanger ces précieuses devises contre des améliorations d’attributs et des tenues, soit opter pour la solution express… en sortant directement le portefeuille. Un bon vieux système de microtransactions, qui permet de progresser plus vite et de s’offrir sans effort tout ce que l’on convoite.

L’incitation à l’achat n’est pas outrageusement agressive, mais la mécanique est bien là. Ce qui rend la ficelle grossière, c’est que The Island semble déconnecté du reste du jeu. Le personnage que l’on y crée n’apparaît nulle part ailleurs. Nos protagonistes de MyRise auraient pu faire l’affaire, mais non il faut tout refaire de zéro. Cela donne l’impression que ce mode a été ajouté à la hâte, sans véritable intégration au cœur de l’expérience WWE 2K25. Personnellement, je n’y ai trouvé aucun intérêt particulier, et si Visual Concepts et 2K veulent le reconduire l’année prochaine, il faudra proposer bien plus que ce petit bout d’île au contenu limité.

En résumé, WWE 2K25 reste fidèle à la formule de la série : une édition proche de la précédente, agrémentée de quelques ajouts qui, sans être inintéressants, n’apportent rien de révolutionnaire. L’ensemble demeure un jeu de très bonne facture pour les amateurs de catch, avec un gameplay bien rodé et un contenu immense. On peut tout de même reconnaître que le travail graphique a franchi un cap, rapprochant enfin la licence des standards actuels. Mais est-ce suffisant pour justifier un nouvel achat ? Comme pour toute simulation sportive annuelle, la réponse dépendra de votre tolérance aux évolutions mineures. Si vous attendiez une refonte en profondeur, vous risquez d’être déçu. En revanche, si vous aimez la licence et que vous avez envie de prolonger l’expérience avec quelques nouveautés, WWE 2K25 saura vous offrir des heures de fun.

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Le gameplay qui fonctionne encore
  • Du contenu à gogo
  • Enfin une amélioration graphique sur current-gen

Points faibles

  • Trop peu d'apports par rapport à WWE 2K24...
  • ... Si ce n'est un mode propice aux micro-transactions
7.5

Good

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