TEST – Ys IX: Monstrum Nox, la nuit a du bon

Ces monstres qui t’entraînent jusqu’au bout de la nuit… 

Ys IX: Monstrum Nox

Développeur : Nihon Falcom
Éditeur : Nis America
Genre : Action-RPG
Supports : PS4, Switch, PC
Support de test : PS4 (version fournie par l’éditeur)
Date de sortie : 05/02/2021

ys ix: monstrum noxAprès Ys VIII: Lacrymosa of Dana que  j’avais testé en 2017 (à relire par ici), le héros Adol Christin repart à l’aventure dans Ys IX: Monstrum Nox. Si le 8ème volet m’avait convaincu, en est-il de même pour ce nouvel épisode ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans les quelques lignes qui vont suivre.

Balduq, ce trou perdu

Ys IX: Monstrum Nox se déroule chronologiquement après l’opus précédent auquel il sera d’ ailleurs fait quelques clins d’œil malicieux. Adol et son fidèle compagnon Dogi se rendent dans la cité de Balduq, réputée notamment pour son imposante et énigmatique prison. Une prison dans laquelle notre héros va d’ailleurs se retrouver rapidement puisqu’il est embastillé par la garde de la ville pour d’obscures raisons. Après quelques jours passés dans les geôles, Adol parvient à s’en échapper. Durant sa cavalcade dans le dédale de couloirs, il croise la route d’Aprilis, une intrigante demoiselle qui, sans plus de présentation, lui tire une balle dessus le transformant instantanément en Monstrum. Un Monstrum c’est quoi me direz-vous ? Hé bien c’est une sorte de mutant aux pouvoirs surnaturels et dont la principale mission est de combattre des créatures maléfiques dans un univers parallèle appelé la nuit de Grimwald. C’est d’ailleurs là qu’Adol est transporté pour son premier combat en compagnie de cinq autres Monstrum. Après la victoire, le jeune héros se réveille en dehors de la prison mais il va vite découvrir qu’être un Monstrum est aussi une malédiction, il ne peut en effet plus quitter la ville de Balduq. En aventurier qu’il est, il va mettre cette situation à profit pour éclaircir les mystères de la cité et bien d’autres encore.

Directement après cet exposé des premières minutes de jeu, j’enchaine sur le point qui fait plaisir : le jeu bénéficie d’une traduction française. C’est bien loin d’être le cas des jeux édités par NIS America (je pense à Trails of Cold Steel IV récemment) et on est en droit de saluer le geste. Rappelons que Ys VIII avait eu lui aussi le droit à cette faveur.

Au delà de cette bonne nouvelle, le scenario en lui-même est très correct. Tout son intérêt réside dans les multiples mystères qui entourent notre héros et sa bande de Monstrum et qui vont se dévoiler petit à petit pendant une la quarantaine d’heures d’un premier run.

Les personnages ont le désavantage de n’être qu’une succession de clichés mais l’assemblée reste sympathique et attachante. Le véritable défaut vient du fait que si quasiment tous les personnages bénéficient d’un doublage et de lignes de dialogue conséquentes, notre cher Adol, lui, ne s’exprime qu’à travers des bouts de phrases non doublés et que l’on choisira nous-même en quelques occasions. D’une part, ces choix n’ont aucun impact concret et surtout ils déshumanisent vraiment notre héros. C’était d’ailleurs exactement le constat que je faisais sur Ys VIII.

Mis à part ce pauvre Adol, comme je le disais les autres héros ont le droit eux à des voix et la qualité du doublage est bonne. Il est à noter que les voix sont disponibles en japonais et en anglais. Pour compléter l’ambiance sonore, les musiques sont correctes et dans la touche de ce que propose Nihon Falcom sur ses jeux.

Exactement comme pour le graphismes. La patte du développeur japonais est très rapidement identifiable pour quiconque a eu affaire régulièrement à lui. Le verdict est ainsi le même que d’habitude, les personnages ont beaucoup de classe avec un chara-design de qualité et sont assez bien modélisés ce qui les sauve de sombrer avec le reste. Les environnements laissent en effet clairement à désirer et sont souvent très vides. Les rues de Balduq, où se situe de la majorité de l’action, sont immenses mais seulement parsemées de quelques PNJ de-ci de-là et cette ambiance grisâtre dégage une grande froideur. Sans compter la distance d’affichage médiocre. Enfin, les animations des personnages durant certaines scènes sont extrêmement rigides, le moteur graphique a bel et bien fait son temps.

Jusqu’au bout de la nuiiiiit

Je le dis souvent mais les graphismes ne font pas tout, l’essentiel d’un jeu c’est surtout son gameplay alors penchons-nous sur celui de ce Ys IX: Monstrum Nox. Malgré les premières apparences affichées par l’esthétique complètement différente, les mécaniques d’Ys VIII sont bel et bien de retour pour ce nouveau volet.

Nous avons toujours affaire à un A-Rpg classique qui nous place aux commandes d’un groupe de 3 combattants qui possèdent chacun ses attaques spéciales, son style de combat et son type de dégâts qui seront plus ou moins efficaces en fonction des ennemis. On contrôle directement l’un des personnages tandis que les deux autres sont en combat libre mais on peut switcher à tout moment de héros pour s’adapter au monstre qui nous fait face.

Le système de combat, similaire à celui d’Ys VIII, est dynamique et nerveux mais il peut parfois être brouillon quand le nombre d’ennemis est élevé. Les combats de boss sont variés et proposent des mécaniques uniques à prendre en compte pour parvenir à les défaire. Les combats contre les simples monstres sont un peu moins passionnants et peuvent parfois s’éterniser inutilement. Malgré tout on s’éclate bien et le jeu est très abordable en niveau normal alors si vous aimez le challenge, commencez au-dessus.

Si la majorité des combats se feront dans Balduq et ses alentours, Les nuits de Grinwald seront aussi l’occasion de se frotter à du monstre. Ces phases sont très similaires aux phases de défense d’Ys VIII. Le but de ces Nuits est de protéger un cristal de vagues successives de monstres, vous êtes accompagnés alors de tous les Monstrums mais également par des bonus accordés par les personnages secondaires que vous aurez croisé dans votre aventure et réunis au Dent-du-Lion, votre repaire au cœur de Balduq.

L’autre pan du gameplay en dehors des combats est en effet d’explorer la ville afin d’en percer ses secrets et de se renforcer pour l’aventure. Pour cela, il faudra par contre être patient puisque la ville est  découpée en quartier que l’on ne pourra arpenter que petit à petit au fur et à mesure que l’histoire avance car ils seront verrouillés dans un premier temps.

Les ruelles seront l’occasion de réaliser des quêtes annexes et de récupérer les collectibles et objets en se déplaçant grâce aux dons des Monstrums. Chacun en possède un qui permettra d’atteindre des points auparavant inaccessibles comme des toits ou des égouts. Marcher sur les murs, planer, ou réperer des dispositifs invisibles à l’œil nu sont autant de moyen pour tout découvrir dans Balduq.

Ces dons seront aussi essentiels pour parcourir les donjons qui proposeront quelques puzzles à résoudre en les combinant. Rien de bien casse-tête cependant, il n’y aura pas vraiment de grosses réflexions à ce niveau là ce qui est regrettable.

Ys IX: Monstrum Nox est à l’image de ce que propose régulièrement Nihon Falcom : des jeux sans d’énormes prétentions mais qui font mouche grâce à leur univers attachant et un gameplay simple mais efficace. C’est la recette appliquée ici et qui permet à ce nouveau volet de la saga Ys de proposer une partie plaisante et à la durée de vie solide. Si en plus vous avez aimé Ys VIII, aucun doute que vous accrocherez cette fois-ci encore.

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • Une histoire pleine de mystères
  • Combats simples mais efficaces
  • Une bonne durée de vie
  • Un chara-design inspiré

Points faibles

  • Graphiquement à la ramasse
  • Un héros effacé
7.5

Good

Ma devise : "Raler, c'est utile uniquement si tu en profites pour apporter une solution... sinon ça reste juste un plaisir".
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