TEST – Naruto to Boruto : Shinobi Striker

On retrouve le village de Konoha et tous ses habitants dans un nouvel opus intitulé : Naruto to Boruto : Shinobi Striker. Il se présente comme un jeu de combat prenant place dans l’univers de la célèbre franchise Naruto. Cet épisode, développé par le studio Japonais Soleil et édité par Bandai Namco Entertainment, offre une expérience multijoueur basée principalement sur des missions coopératives en équipe.

NARUTO TO BORUTO : SHINOBI STRIKER

Développeur : Soleil
Éditeur : Bandai Namco
Support : PC, PlayStation 4, Xbox One
Version pour le test : PlayStation 4
Date de sortie : 31 aout 2018
Genre :  Combat

 

Naruto to Boruto : Shinobi StrikerUn nouveau jeu pour Bandai Namco qui se place comme le spécialiste des adaptations de mangas à succès en jeu vidéo. Et l’univers de Naruto n’est pas le seul à débarquer sur le marché du jeu vidéo, que ce soit Dragon BallMy Hero Academia, One Piece et bien d’autres encore, ils y passent tous. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour en revenir à notre shinobi préféré,  on pourrait croire qu’on en a fait le tour avec la série de Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm  qui se conclut avec le DLC de Road to Boruto pour Naruto Storm 4. Mais l’éditeur japonais  a décidé de se tourner vers la nouvelle génération du village de Konoha, mais aussi sur une nouvelle forme qu’il n’avait pas encore vraiment exploité : le multijoueur. Il est temps pour Naruto to Boruto : Shinobi Striker de charger son chakra, parfaire son ninjutsu et d’entrer dans l’arène RV. Mais en sortira-t-il victorieux ?

 

Créer son propre ninja

L’aventure commence avec la création de votre avatar. Oui oui, vous avez bien lu. Pour la première fois, vous êtes invité à créer et perfectionner un ninja.  Pour ce faire, Bandai Namco a été généreux puisqu’il met tout un panel d’options à votre disposition afin de concevoir votre personnage comme bon vous semble. Que se soit son apparence, sa voix, son nom, son village d’origine, son style de combat, ses relations avec les personnages de la saga, ses ninjutsus, ses équipements, ses tenues… Bref, tout.  Et quand on vous dit que l’éditeur japonais a été généreux, on ne lésine pas sur les mots, puisque les adeptes des 100 % n’auront pas moins de 4000 items à amasser pour remplir leurs collections.  De quoi créer un look unique au ninja de vos rêves.

Un peu dans le style de Dragon Ball Xenoverse, vous aurez la possibilité de choisir un maitre qui partagera ses enseignements et ses techniques au gré de la progression de votre relation. Pour ce faire, vous devrez sélectionner un héros comme maitre dans la Bibliothèque de Ninjutsu. En plus de vous accepter comme disciple, il vous prêtera main forte lors des missions en solo dans l’arène RV.

 

Une ville riquiqui

Une fois créé, votre avatar se retrouve dans Konoha.  Et le premier bémol se fait voir. La ville, minuscule, possède uniquement 5 lieux emblématiques. Et c’est tout.

– L’Arène de RV (pour Réalité Virtuelle, qui se présente comme le Complexe de réalité virtuelle du DLC Road to Boruto de Storm 4). Je vous arrête tout de suite, comme pour le DLC, il n’y a pas de fonctionnalité VR dans le jeu, il s’agit simplement du nom d’un bâtiment à Konoha permettant aux ninjas de réaliser des missions en solo ou en coopération.

– Le Manoir du Hokage, qui accueille le mode compétitif du jeu : la Ligue Mondiale des Ninjas. Il faudra arriver au sommet en  gravissant chaque rang en sortant victorieux dans des batailles en 4 vs 4.

– La Bibliothèque de Ninjutsu, vous permettant de sélectionner le maître dont vous souhaitez être l’élève.

– La Boutique d’outils de ninja, qui vous permet d’ouvrir les rouleaux que vous gagnez après avoir réalisé vos missions, mais aussi d’acheter des objets, des armes, des costumes et des accessoires.

– L’Auberge, qui se trouve être l’endroit où vous pouvez personnaliser l’apparence, les armes, le rôle et les ninjutsus de votre avatar.

Vous débloquerez également certains maitres au fur et à mesure de votre progression dans le titre.

Naruto to Boruto Shinobi Striker

De plus, afin de faire progresser votre ninja, il faudra aller de lieux en lieux, qui sont inutilement espacés sur la map, sans possibilité de courir ou de vous y téléporter. On se retrouve donc à faire des tas d’allers-retours fastidieux mais nécessaires pour voir notre shinobi progresser. Dommage.

 

Multijoueur omniprésent

Comme dit précédemment, à la différence des anciennes adaptations du manga de Masashi Kishimoto, Naruto to Boruto : Shinobi Striker se joue essentiellement en multijoueur, que ce soit en coopération ou en compétition. En effet, le mode solo fait davantage office de didacticiels et les missions de l’arène RV nécessitent rapidement l’aide d’autres joueurs pour être menées à bien. Ces quêtes dédiées principalement au fan service, retracent certains moments importants de la série. De plus, ils sont utiles pour gagner de l’expérience, et donc des niveaux, mais n’ont aucun lien entre elles. Dommage, surtout pour un jeu qui ne possède pas de mode histoire.

Concernant la Ligue Mondiale des Ninjas, autrement dit le mode compétitif du jeu, il souffre d’un matchmaking qui tarde à compléter les équipes et qui s’avère peu efficace. En effet, il n’est pas rare de se retrouver face à des opposants dont le niveau surclasse le vôtre, avec des conséquences évidentes liées à ce déséquilibre.

Aucun bon point me direz-vous ? Heureusement, si.

Les arènes réduites de la série Ultimate Ninja Storm gagnent en superficie. Choix évident, puisque les combats par équipe de 4 font s’affronter 8 joueurs entre eux. Il faudra donc user de stratégie et surtout coopérer avec vos  équipiers pour vaincre. Pour cela, il vous faudra choisir l’un des quatre grands rôles à tenir : Attaquant, Défenseur, Distance ou  Soigneur. Chaque rôle bien défini, il faudra préparer collectivement vos assauts afin de sortir victorieux. Pour cela, mettre l’adversaire K.O ne suffira pas. Bien qu’engendrant des points, il faudra surtout remplir les objectifs demandés pour assurer la victoire, comme par exemple, la capture de base. L’adversaire fait alors office d’obstacle et non de finalité.

 

Direction artistique et Gameplay   plaisants

Que ce soit les versions de Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm, ou dans Naruto to Boruto : Shinobi Striker, les personnes derrière les adaptations ont toujours parfaitement transposé l’essence du manga. De quoi plaire aux fans. Quant à la fluidité, point crucial d’un jeu de combat, celle-ci est rarement prise en défaut… Bon point donc.

Il n’y a pas à dire, le gain de surface donne lieu à de nouvelles interactions vraiment plaisantes. Que ce soit les déplacements sur les murs, le lancer de kunai à filin lorsque vous terminez vos sauts ou pour vous éviter une chute mortelle ou encore l’utilisation des ninjutsus et des techniques secrètes. Bref, ajoutez à cela la collaboration avec les membres de votre équipe et le tout donne naissance à des affrontements assez sympas. Un seul petit bémol réside dans une caméra un peu capricieuse.

 

Naruto to Boruto : Shinobi Striker s’adresse surtout aux fans de la franchise. Ce nouveau jeu s’oppose radicalement aux précédents en proposant du multijoueur à toutes les occasions : que ce soit en coopération ou en compétition. On trouve également la possibilité de créer son propre avatar, qui disons le, et l’atout considérable du titre avec la direction artistique qui rend toujours hommage à la saga. Toutefois, encore un peu brouillon et un poil trop répétitif, cette adaptation semble surtout faire office de transition en attendant un nouvel épisode avec la nouvelle génération de ninjas. Le titre reste toutefois plaisant à jouer, surtout  quand on tombe dans une équipe où chaque membre trouve sa place.

 

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Évaluation de l'article

Points forts

  • La possibilité de créer un ninja...
  • ... de le personnaliser comme on le souhaite...
  • ... et d'apprendre les techniques des ninjas !
  • Les missions en coopération...
  • ... mais aussi la compétition en équipe.
  • Les 4 types de Shinobis.
  • Le style "manga" de la direction artistique.
  • Tout l'univers de Naruto.

Points faibles

  • Un matchmaking souvent trop long.
  • La map principale : petite et impossible de courir.
  • Pas de mode histoire.
  • La caméra qui bloque quand on vérouille un ennemi.
  • Répétitif et un peu fade quand on joue seul(e).
  • Une seule sauvegarde.
6.5

Fair

Co-fondatrice de Try aGame, aventurière dans l'âme et héroïne de la prophétie à ses heures perdues, RedHo a sauvé notre monde 17 fois des forces du mal. La légende raconte qu'elle aurait un masque de Majora pour se téléporter à Hyrule. En attendant la prochaine menace, elle écrit pour Try aGame.
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