Et si PCM (Pro Cycling Manager) et TDF (Tour de France) profitaient de grandes nouveautés au niveau de l’expérience de jeu ? Une IA qui afficherait des stratégies individuelles, plus de tactiques réalistes, et un comportement dicté par des faits de courses en temps réel ? Et si l’interface des menus et des courses montrait plus de clarté, une répartition plus lisible des onglets et de véritables choix de design ? Et si Cyanide et Nacon décidaient d’un commun accord d’arrêter l’annualisation de ses deux licences ? S’ils optaient davantage sur une alternance entre les deux, histoire de penser à la refonte du gameplay, modernisant le tout ?
Bref, vous avez compris. S’il est toujours aussi passionnant de se lancer dans PCM26, il ne l’est pas plus que l’an dernier… ni l’année d’avant… et d’avant… Les nouveautés sont bien trop légères pour conseiller l’acquisition du jeu au prix fort. Mais on va tout de même en parler.
Des petites retouches, mais pour quel impact ?
On est certes très sceptique quant à la réelle plus-value de ce PCM26 par rapport à l’édition précédente, mais on retrouve tout de même des petites nouveautés qui ont fait leur apparition. Certaines vont se voir assez rapidement comme l’outil de planification et le statut de chaque coureur dans votre équipe. L’outil de planification sera utile et fera gagner du temps à ceux qui ne le font pas manuellement seuls, pour les autres… ça a l’air de le compliquer. Il aurait fallu qu’il soit disponible en option, avec un bouton « sélection automatique sur toute l’année », mais peut-être que les développeurs s’attardent déjà à patcher ce souci de « programmes sportifs », sachant que 2 patchs sont déjà sortirs en 5 jours. Ce fut assez laborieux de passer par cet outil de planif et de programmes, de tout réajuster, de tenter de personnaliser que j’ai laissé au final l’IA décider à ma place… Sachant que dans le mode Carrière, c’est l’IA qui décidera de votre planif. J’ai été surpris de voir Del Toro être privé de Tour de France…
Il est désormais possible de hiérarchiser les coureurs de votre équipe, en définissant les leaders de l’équipe, en attribuant des rôles définis à chacun. Encore une fois, le jeu vous propose de le faire par défaut. De même, il est possible de lancer une simulation détaillée permettant de proposer des résultats plus réalistes selon Cyanide. Deux nouvelles caractéristiques définissent les athlètes, avec des attributs en Tour et en Classique, permettant donc de spécialiser un peu plus les coureurs sur leurs genres de parcours préférentiels.
La meilleure nouveauté de ce PCM26 concerne le mode Pro Cyclist. Il est désormais possible de démarrer sa carrière avec un cycliste professionnel. Plus besoin de redémarrer à zéro et de progresser lentement mais sûrement vis-à-vis de ses statistiques. Si vous souhaitez incarner Paul Seixas ou Del Toro, foncez ! Et il sera possible de viser la victoire bien plus tôt que les précédentes années. Et c’est plutôt chouette ! Plus agréable il a également été de voir que l’interface s’avérait moins fouillie pour ce mode Cyclist.
Ce n’est pas une nouveauté, mais on vous le conseille toujours fortement. N’hésitez pas à foncer dans l’onglet Workshop de Steam et télécharger les bases de données créées par la communauté. Certains ajoutent même des courses, et l’effectif féminin, de quoi donner encore plus de rejouabilité au jeu.
Et si on prenait de la hauteur ?
Bien sûr, on vise toujours plus de réalisme et de nouveautés, car on ne va pas se le cacher. On ressort avec cette forte impression de jouer à un PCM25 avec une simple mise à jour. On retrouve des défauts que l’on avait déjà vus précédemment, en premier lieu le comportement de l’IA. Depuis des années, l’échappée s’arrête parfois de rouler alors même que votre équipier ne joue même pas le classement général… Le fait que toute l’échappée joue les sprints et les points montagne, même s’ils n’ont aucun point à l’étape 19 sur 21… On en passe, mais les habitués de la franchise sauront de quoi on parle ici.
Outre le manque de profondeur tactique en course, il pourrait y avoir des nouveautés dans l’avant-course ou dans l’après-course. Des interviews ou des déclarations pour donner vie aux coureurs ? Des choix importants dans la récupération entre les courses, voire entre les Tours ? On sait que la récupération est une donnée essentielle que les coureurs et les équipes travaillent activement. Or, on n’en entend jamais parler si ce n’est dans des onglets génériques, et on a l’impression que cette bouillie d’informations dans le menu est caduque, décorative, sans réel impact. On ne lit presque plus les mails tant ils ne ressortent pas visuellement, hormis quand on nous y oblige pour des décisions à valider. Il faut absolument réformer ce système de messagerie tant il devient désuet.
Comme je le disais pour Tour de France 2026 dans mon test, cela manque d’immersion. Par exemple, lorsque l’on programme les stages, il ne serait pas inintéressant de s’y diriger réellement. Qu’on ait le choix entre simuler ce stage ou l’accomplir de la même façon qu’on entame une course, en 3D. Ce ne serait pas idiot de la part de Cyanide de s’intéresser grandement au cyclisme moderne et de nous raconter à travers leur franchise les coulisses de la discipline, ce que ne fait pas assez PCM26 à mon humble avis. Pourquoi ne pas offrir de la documentation sur les coureurs, avec de simples anecdotes ou des archives ? Ou la possibilité de revivre des moments mythiques du cyclisme.
Par ailleurs, on pourrait vous présenter en détail l’expérience de jeu, à savoir la façon dont on gère la progression d’un coureur (plus ou moins vite, selon l’aide de progression ou vos perfs), ou une équipe, enchaîner les courses, accumuler les points, gérer le rythme de course, attaquer au moment opportun, mais c’est un peu la base du cyclisme. Cela dit, on ne vous empêche pas de vous diriger sur nos articles concernant PCM23 (en cliquant ici) et PCM24 (en vous dirigeant là).
L’impression de tourner en rond devient trop présente pour que PCM ne perde pas en intérêt année après année. Les nouveautés sont rares et les arguments d’abandonner PCM25 pour PCM26 le sont tout autant. Il est peut-être temps de faire des choix pour Nacon et Cyanide, cesser la sortie annuelle de ses jeux de cyclisme par exemple, afin de se consacrer pleinement à TDF ou PCM une année sur deux. Car leurs productions n’évoluent pas assez vite que la communauté l’espère. Néanmoins, si c’est votre premier PCM, vous y trouverez une expérience de jeu agréable et addictive. Sinon, vous aurez le plaisir de tenter d’y trouver les 7 différences avec son prédécesseur.
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