TEST – The Legend of Zelda : Link’s Awakening

Nintendo nous propose de revivre l’aventure de Link sur l’île de Cocolint dans The Legend of Zelda : Link’s Awakening sur Nintendo Switch. Découvrez en plus dans notre test ci-dessous.

THE LEGEND OF ZELDA : LINK’S AWAKENING

Développeur : Nintendo
Éditeur : Nintendo
Support : Nintendo Switch
Version pour le test : Nintendo Switch
Genre : Jeu d’action-aventure
Date de sortie :
20 septembre 2019

La licence The Legend of Zelda a fait parler d’elle lors de cet E3 2019, que ce soit avec Breath of the Wild 2 ou avec le non moins attendu Link’s Awakening. Alors que le premier se veut la suite de Breath of the Wild sorti il y a déjà plus de deux ans, le second quant à lui est le remaster du titre du même nom sorti en 1993 sur Game Boy. A l’époque, il avait fortement surpris. En effet, ce quatrième épisode de la licence sortait de ce qu’elle nous avait proposé auparavant – comme dans The Legend of Zelda, A Link to the Past sur Super Nintendo dont le copain Wolfen a (re)fait le Let’s Play sur notre chaîne Youtube – autant par ses graphismes que par son scénario. Dans ce titre, Link n’évolue pas dans Hyrule mais sur l’île de Cocolint. De ce fait, pas de Zelda, ni de Ganondorf à rencontrer, mais une toute autre flopée de personnages et surtout une nouvelle quête : celle de réveiller le poisson-rêve afin de quitter l’île. Est-ce que la formule séduit toujours vingt-six ans plus tard sur la console hybride de Nintendo ? C’est ce que nous allons essayer de voir dans les lignes qui suivent.


La légende opère toujours…

Pour ceux qui ne connaitraient pas du tout The Legend of Zelda – Link’s Awakening, faisons quand même un rapide rappel du scénario. Après que Link a lutté contre vents et marrées dans une tempête se terminant en naufrage, il se réveille sur la petite île de Cocolint. Ou plutôt, il se fait réveiller, par Marine, l’une des habitantes de cette île. A peine réveillé, notre héros commencera par aller récupérer son épée. Et les vacances s’arrêteront là, puisqu’une fois l’objet de convoitise en main, un hibou sorti de nul part viendra trouver Link pour lui conter ce qu’il se trame : l’endroit est maudit. En effet, le seul moyen de s’évader de l’île est de réveiller le poisson-rêve, une créature mythique résidant dans un œuf rose à pois. Pressé de retourner auprès de sa princesse, l’hylien s’en va donc accomplir cette nouvelle quête !

Jusque là, rien ne change sur la version Switch. Et ce n’est pas non plus du côté du gameplay que nous noterons des changements. Attention, ce n’est pas pour ça que j’en ai moins aimé le jeu, au contraire. J’ai pu retrouver l’histoire et le gameplay comme je l’ai connu à l’époque, et personnellement, j’aime beaucoup ! Mais bon après c’est du Zelda, et comme certains diront, je ne suis pas des plus objectives… Bref. Pour entrer dans le vif du sujet, on se retrouve donc toujours en vue du dessus, dans un style action-RPG centré sur Link. Concernant les commandes, vous pourrez utiliser votre épée en cliquant sur la touche  » B « , tandis que la touche  » A  » servira principalement pour entamer les dialogues. Concernant les touches  » X  » et  » Y « , vous pourrez leur attribuer des armes ou des objets que vous récolterez au fur et à mesure de votre aventure. Pour cela, il faudra vous rendre dans le menu accessible en appuyant sur la touche  » + «  de votre Joy-Con. Enfin, la touche  » –  » permet d’accéder directement à la carte de Cocolint. Et on a plus ou moins fait le tour.

Comme dans les autres opus, notre arsenal se voudra progressif : chaque donjon vous permettra de débloquer une arme, ou un objet, qui sera plus ou moins décisif pour, à la fois vaincre le boss en fin de donjon, mais aussi débloquer la prochaine partie de l’île. Comme à l’époque, le sentiment qu’il est plus difficile d’arriver jusqu’au boss du donjon que le vaincre : mais ne dit-on pas que ce n’est pas le but qui compte, mais le chemin ?


… tout en apportant quelques changements !

A noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir joué à la version Game Boy pour apprécier Link’s Awakening dans sa version 2019.  

Si jusqu’à présent je m’étais consacré sur ce qui n’avait pas vraiment changé du titre, voyons maintenant ce qu’on a de nouveau. Pour commencer, et ce qui saute aux yeux, c’est les graphismes. Fini les pixels, puisque cet opus a subi une refonte totale et ce, dès son introduction ! D’ailleurs, nous vous invitons à la (re)voir dans l’encart ci-dessous :


Bien entendu, l’introduction n’est pas la seule à avoir subi ce petit ravalement de façade : que ce soit tout le décor et les environnements, bien que scrupuleusement à la même place, ou notre héros à la tunique verte qui apparait tel un petit jouet des plus adorables. D’ailleurs, l‘amiibo en est la réplique exacte ! En usant ce dernier dans le titre, vous pourrez invoquer Link Noir comme boss pour les donjons que vous aurez créé. Quant aux autres de la saga, ils permettront d’obtenir diverses salles pour le mode création de donjons.

En effet, en vous rendant auprès d’Igor, le célèbre fossoyeur de The Legend of Zelda : Ocarina of Time, lorsque ce dernier se trouvera dans sa cabane, il vous proposera des épreuves à relever en créant des donjons. Pour cela, il vous faudra trouver des carrelites. Ces pièces, similaires à des pièces de puzzle, devront être assemblées à votre guise afin de répondre aux différents critères qu’exigeront les épreuves de ce curieux personnage. Une fois le donjon créé, il vous faudra le parcourir et vaincre le boss final pour remporter quelques récompenses. Cela vous rappelle Super Mario Maker ? C’est tout à fait normal ! En effet, les Donjons-Mosaïques est le résultat d’une demande de Miyamoto à Aonuma, afin que ce dernier ajoute du gameplay venant de Super Mario Maker à ce remake de Link’s Awakening.

Quant à la durée de vie de ce remaster, on peut dire que c’est son principal défaut. En effet, je n’ai mis qu’une dizaine d’heures pour venir au bout de The Legend of Zelda : Link’s Awakening. Alors certes, je connaissais le titre sur Game Boy et je me suis dit que cela pouvait biaiser le temps passé sur le titre. J’ai donc prêter le titre à mon petit frère qui, avec quelques conseils, a tout de même mis le double de temps. Autrement dit, une vingtaine d’heures pour venir à bout de cet opus pour un néophyte. Quelques énigmes et mini-jeux à réaliser peuvent augmenter légèrement la durée de vie de cet opus (débloquer les tuniques bleue et rouge dans le temple des couleurs, attraper tous les protagonistes de Mario dans le jeu de la pince de fête foraine, pécher les poissons et même un flacon, mais on ne vous a rien dit, descendre les rapides à bord d’un radeau de fortune et récolter les différentes récompenses…) et bien entendu, la création des Donjons-Mosaïques.

Enfin, je parlerais de ce qui m’a le plus envouté dans cet opus… la musique. Réalisée par Ryo Nagamatsu, qui avait déjà travaillé sur la franchise avec les titres A Link Between Worlds en 2013 et Tri Force Heroes en 2015, bien qu’elle reste très similaire à celle entendue dans le titre d’origine, elle a quand même été revisitée. Comme vous avez d’ailleurs pu l’entendre dans la vidéo comparative ci-dessus… En effet, on se retrouve presque avec les mélodies de l’époque, toujours très simples mais tellement efficaces. C’est peut être la nostalgie qui parle, mais diantre qu’est ce que c’était chouette !


 

Pour résumer, j’ai adoré rejouer à cet opus mythique qui m’a fait poser une fois de plus mes valises sur l’île Cocolint. The Legend of Zelda : Link’s Awakening (2019) est non seulement un très beau remake, mais aussi un très bon jeu. On ne va pas se mentir, bien que calqué sur la version originale de 1993, il reste très réussi et se permet même de nous faire découvrir un nouveau mode donjons-mosaïques, qui ajoute un léger intérêt supplémentaire au gameplay. Quant à la réorchestration artistique, elle est tout simplement sublime, tant au niveau de la bande-son que des graphismes. Il n’y a pas à dire, arriver à faire revivre cet épisode est un coup de force, mais rendre le retour de Link aussi poétique qu’épique est un coup de maitre.

 

 

Points forts

  • Réorchestration artistique superbe !
  • Un Link tout choupi !
  • Le mode Donjons-Mosaïques d'Igor !
  • Le scénario et le dénouement !
  • Le retour sur l'île de Cocolint !
  • La nostalgie !

Points faibles

  • La durée de vie...
  • Trop peu de nouveautés...
8

Great

Co-fondatrice de Try aGame, aventurière dans l'âme et héroïne de la prophétie à ses heures perdues, RedHo a sauvé notre monde 17 fois des forces du mal. La légende raconte qu'elle aurait un masque de Majora pour se téléporter à Hyrule.En attendant la prochaine menace, elle écrit pour Try aGame.

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