[Avis] Running Man

Running Man

Running Man, un blockbuster militant ?

Débutons par la fiche technique. Running Man est un roman de Stephen King paru en 1982 et adapté pour la première fois au grand écran en 1987, avec dans le rôle titre le grand Arnold.

Jugeant cette adaptation un peu éloignée du matériau de base, Edgar Wright (trilogie Cornetto, Scott Pilgrim Vs the World, Baby Driver) se lance dans une nouvelle adaptation avec Glen Powell (Top Gun: Maverick) dans le rôle titre, accompagné de Josh Brolin, Michael Cera et Colman Domingo.

Alors, blockbuster pop-corn ou critique acerbe ?

L’un n’empêche pas l’autre

Ben Richards vient de se faire virer pour avoir été un lanceur d’alerte auprès de son syndicat pour une bête histoire de contamination radioactive. Franchement ces lanceurs d’alerte dans le futur..

Pas d’argent, enfant malade, femme à la limite de la prostitution pour ne pas se faire expulser. Ne reste qu’une solution dans un monde toujours plus tourné vers le divertissement de masse : le jeu TV. Télévision qui, dans cette dystopie, est toute puissante : pas vraiment de réseaux sociaux, un internet plus deviné que mis en avant.

Concours de circonstances, notre bon ami aux colères légendaires va se retrouver un peu à l’insu de son plein gré participant de premier plan du Running Man. Chassé par tous et surtout 5 Hunters, il va devoir survivre le plus longtemps possible (30 jours).

En matière d’action, le film est bon, ça explose, ça tire. Edgar Wright met sa mise en scène nerveuse au service du film. C’est toujours assez inventif et il arrive à nous donner des informations juste par l’image. Comme lorsqu’il entrecoupe les épreuves de sélection des jeux TV de scènes du passé du héros pour nous faire comprendre que sa réussite aux épreuves ne sort pas de nulle part. Une explication par l’image qu’il faut garder en tête car si son histoire et sa narration nous auront tenu en haleine, c’est bien dans le dernier segment de 20 minutes que cette mise en scène n’arrive plus à nous faire comprendre le twist de fin. Un twist expliqué par un personnage secondaire mais important, face caméra puisqu’il est vidéaste anarchiste.

Quand on en vient à devoir exposer directement aux spectateurs les tenants et aboutissants, c’est qu’on fait aveu d’échecs dans la mise en scène, à moins que le studio ait formulé une inquiétude sur l’incapacité du public à comprendre par lui-même, mais non cela ne peut être cela, ça n’est jamais arrivé !

Bref dans une mise en scène montrant l’envers du décor d’une société fascisée et ségrégée entre ghettos de pauvres et quartiers huppés privés et ultra sécurisés et principalement l’envers du décor d’un monde médiatique ultra violent, Edgar Wright dénonce de manière très explicite et pas toujours très fine ou nuancée une lutte des classes où les plus défavorisés luttent littéralement au quotidien pour leur survie et où les plus riches les regardent comme des bêtes de foire et traitent comme des bêtes tout court.

Et le plus succulent c’est lorsque vous faites l’avant première de Running Man avec une salle pleine d’influenceurs habillés comme pour un défilé de mode. Se sont-ils et elles rendus compte qu’ils étaient la prémisse à ce que le film dénonçait ?

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