[Découverte] Maestros : psychédélique, punk et survitaminé

maestros

Nominé au comic-con 2018 dans la catégorie meilleure nouvelle série, Maestros débarque en France ce 23 janvier en un grand format de 128 pages.

Public visé : 13+
Collection : Image Comics
Date de sortie : 23 janvier 2019
Pagination : 128 pages

 

Magicien suprême de notre univers, le Maestro, et toute sa famille, ont été assassinés par le sorcier goule Mardok. Ne reste que son fils, banni sur Terre pour avoir défié son père et la mère de celui-ci elle aussi en exil. Il ne va pas tarder à découvrir les complots de la cour et la menace de Mardok.

Le Maestro est mort, vive le Maestro.

De Matrix à Maestros

Steve Skroce l’artiste derrière cette nouvelle série n’est pas un novice puisqu’il a rejoint dès 1993 Marvel Comics pour travailler successivement sur des titres tels Cable, X-Man ou encore Amazing Spider-Man. Il est, par la suite, contacté par les Wachowski  pour créer les story-board d’une trilogie de films à petit budget : Matrix. Il alternera ensuite entre Marvel (Wolverine) et Hollywood, toujours pour travailler sur des story-board (V pour Vendetta, I Robot, Cloud Atlas, …) et sera co-créateur de Doc Frankenstein et We Stand On Guard, avant d’écrire la série qui nous intéresse en ce jour : Maestros publiée par Image Comics.

Sexe, punk et rock’n roll

Les premières pages nous placent dans un monde onirique de fantasy où les jeux de cour font loi, menaces sous-jacentes (ou non) discours obséquieux et châtiés qui seront tranchés net par l’arrivée du seul hériter en vie. Celui-ci va s’intéresser, certes aux menaces qui pèsent sur sa personne, mais aussi à réformer le royaume magique avec la volonté d’une société plus égalitaire où la magie permettra à tous de vivre mieux. Et si le dessin peut faire penser à certaines œuvres psychédéliques voire hippies, le héros est lui beaucoup plus rock’n roll voire clairement punk dans son attitude.

Le nouveau Maestro a du pouvoir, s’est un peu entraîné sur Terre à faire des tours de télékinésie ou à préparer des potions d’érection, et veut clairement l’utiliser, à bon escient. Pragmatique et fonceur il ne s’embête pas avec un quelconque protocole. Ici les intrigues de palais sont réglées dans l’affrontement direct. De l’action, de l’action et encore de l’action à base de magie cosmique, de langage très fleuri et d’allusions sexuelles très présentes.

Maestros est un très bon comic, d’ailleurs nominé au prix Eisner de la meilleure nouvelle série en 2018, remporté par Black Bolt. Mais n’est pas sans défauts. Le personnage principal et le comic de manière générale est un peu trop verbeux par moment et tout cela manque un peu de finesse même si le twist de fin, ou du moins une grande partie, n’était pas vraiment prévisible.

 

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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