[Découverte] The Old Guard Tome 1 : à feu et à sang

the old guard

Une histoire d’immortels, c’est bien ce que met en avant l’univers de The Old Guard et son premier tome. Revenons dessus en quelques lignes.

Découverte – The Old Guard Tome 1

Auteurs : Greg Rucka
Nombre de pages : 176 pages.
Comic édité chez Glénat Comics
Date de sortie initiale : 9 janvier 2019
Pour lire les premières pages, le site Glénat Comics ici
Version du livre fournie par l’éditeur

 

Vous pouvez vous procurer le tome 1 de The Old Guard chez Glénat ou sur Amazon via notre programme partenaire.

On poursuit notre découverte des comics de Glénat avec The Old Guard, le fruit d’une association entre Greg Rucka (scénario), Leandro Fernandez (dessin), Daniel Miwa (coloriste) et Jodi Wynne (lettrage). Il s’agit d’un premier tome qui porte l’espoir de créer un grand univers. Pour l’heure, il existe cinq numéros aux États-Unis. Néanmoins, au vu des personnages et de leurs caractéristiques, il se pourrait bien que d’autres épisodes voient le jour. On voit mal Glénat Comics se priver de leurs éditions si jamais le succès est au rendez-vous, surtout que Greg Rucka adaptera lui-même son scénario au cinéma.

L’humanité avant l’immortalité

The Old Guard raconte donc l’histoire d’une bande d’immortels à classer au rang des mercenaires. Nous sommes en pleine époque contemporaine et ils offrent leurs services aux plus offrants. On ne connaît pas les raisons de leur immortalité mais ce que l’on sait, c’est que très peu de personnes sont au courant vu qu’ils œuvrent dans l’ombre. A partir de là, vous avez les clés de l’intrigue. Andy et ses trois increvables voient se confier une mission, libérer les enfants d’une école tenus en otage par un groupe armé. Arrivés sur place, ils s’aperçoivent que leur tâche ne va pas se passer comme prévu et que leur identité (d’immortels) risque d’être révélée.

Là où le propos est bien amené, c’est que les héros demeurent des êtres humains avant d’être immortels. Ils ne sont pas dans un délire mégalomane, le poids des années leur pèse. Ils ne se considèrent pas comme invincibles ou même immortels, pour eux, la mort n’a simplement pas encore frappé à leur porte. Chacun le vit à sa façon et pour tout vous dire, tout le monde le vit plutôt mal, entre chagrin et amertume avec un petit zest de désespoir. Malgré cela, ils sont intrépides au combat et c’est peut-être seulement au moment de prendre leurs armes qu’ils perdent leur humanité. Une fois que les temps sont calmes, ils ont tout le temps pour gamberger. Ils savent que cette immortalité est un fardeau avant tout et lorsqu’ils partent à la quête d’un immortel, ce n’est pas pour recruter un nouvel assassin mais pour former un autre être humain.

Cette humanité prend tout son sens et c’est probablement dans ces moments-là que l’histoire de The Old Guard est la plus captivante. Enfin, tout ce propos s’accorde parfaitement bien avec les dessins de Leandro Fernandez.

Un décor immersif

Nous retrouvons donc l’Argentin Leandro Fernandez au dessin, une personnalité reconnue dans le monde du comic. Il est notamment réputé pour ses travaux sur Wolverine, Punisher, Discipline et même Spider-Man ou Civil War. Pour The Old Guard, j’ai l’impression qu’il a parfaitement saisi l’ambiance de l’ouvrage scénarisé par Greg Rucka. Cela donne vraiment un résultat convaincant et cohérent. Ce ne sont peut-être pas les traits les plus détaillés ni les plus impressionnants mais il parvient à retranscrire toutes les émotions et les états d’âme que traversent les protagonistes. L’ambiance est sombre et cela se retranscrit sur l’ensemble des pages en matière de décor et de couleurs, toutes affichant un caractère plutôt morne. Les actions se déroulent dans la pénombre, jamais un seul caractère joyeux ne surgit, toujours des émotions fortes et souvent négatives, l’histoire prenant une tournure plus que violente et ensanglantée.

Les seules pages échappant à ce côté ténébreux, ce sont les pages découpant les chapitres. Elles portent toutes des citations et elles participent au climat ambiant. Elles se réfèrent souvent à des guerres ou des philosophes et sont teintées de fatalisme. Pour n’en citer qu’une : « les vieux soldats ne meurent jamais. Ils ne font que s’effacer » du général Douglas Mac Arthur.

The Old Guard ne pouvait pas mieux commencer avec ce premier tome qui met en avant le côté humain de la bande d’Andy et ce malgré leur immortalité. Le scénario, s’il est plutôt classique, a le mérite de mettre en avant la personnalité de chaque protagoniste et leur vécu. Il nous tarde ainsi de découvrir la suite des aventures de la bande d’Andy, tous attachants à leur façon.

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