[Bar à Jeux] Battle Line Médiéval dans les pas de Schotten Totten

battle line médiéval

Reiner Knizia revient avec Battle Line Médiéval, un jeu qui s’inscrit totalement dans la lignée de Schotten Totten.

Prix : 16,90€
Temps moyen : 30 min
Nombre de joueurs : 2
Âge conseillé : 14+
Auteur : Reiner Knizia
Éditeur : Shakos, Pixie Games
Illustrateur : Roland MacDonald
Mécanismes : cartes, combo
Version fournie par l’éditeur.

Un peu de blabla…

Tout le monde a entendu parler de Schotten Totten au moins une fois dans sa vie, c’est désormais un classique dans l’industrie du jeu de société. Sorti en 1999, il avait fait un carton chez les joueurs. Un an après sortait Battle Line toujours avec des mécaniques similaires mais avec une profondeur historique qui était la bienvenue. Alors que Schotten Totten renaquit avec une réédition intégrant certains points de Battle Line, voici que Pixie Games et Reiner Knizia reviennent aussi avec Battle Line Médiéval. Vous l’avez deviné, on s’inscrit encore dans le même registre. Revenons sur le jeu en quelques lignes.

Battle Line Médiéval

Battle Line Médiéval, c’est quoi le topo ?

Neuf champs de bataille, deux camps pour deux joueurs. L’objectif ? S’emparer de 5 des 9 champs de bataille ou 3 champs de bataille adjacents. Comment ? En possédant la meilleure formation de 3 cartes permettant ainsi de prendre le dessus sur son adversaire du jour.

Voyons ça de plus près…

9 champs de bataille séparent les deux joueurs et forment la ligne de bataille. Les deux adversaires du jour disposent de 7 cartes Troupe, le reste des cartes constitue la pioche. Une seconde pioche cache les 10 cartes Tactique qui apportent un bonus tactique conséquent sur le champ de bataille.

Chacun leur tour, les joueurs vont poser une carte sur un champ de bataille et en piocher une nouvelle pour avoir toujours 7 cartes en main. Le but sera alors de créer des formations pour prendre l’avantage. Attardons-nous sur la hiérarchie et la valeur des combinaisons communément appelées « formations ».

De la plus forte à la plus faible, cela donne comme classement:

  • L’enveloppement: Une succession de 3 cartes de la même couleur.
  • Le carré: Trois cartes de la même valeur, c’est-à-dire un Brelan.
  • La colonne: Encore trois cartes mais de la même couleur. Attention à ne pas confondre les rouges, guettez leur forme.
  • L’escarmouche: une suite de trois cartes mais pas de la même couleur (5-6-7 par exemple).
  • La mêlée: trois cartes quelconques. Alors c’est la somme des valeurs qui importe.

La revendication d’un champ de bataille:

Lorsque vous revendiquez un champ de bataille, vous devez prouver que l’autre joueur ne peut vous vaincre. Si c’est le cas, vous avez conquis le terrain. Comme énoncé au début, vous gagnez lorsque vous avez gagné 5 champs de batailles ou 3 champs adjacents. Attention, il faut absolument être certain de proposer la meilleure combinaison si jamais vous le revendiquez.

  • Si vous comptez 3 cartes sur un champ et qu’en face, il n’en a posé aucune, alors vous ne pouvez être sûr de rien.
  • On ne prouve qu’avec les cartes déjà jouées. C’est-à-dire que si vous disposez d’une carte qui serait utile à votre adversaire mais qu’elle reste dans votre main, alors elle ne compte pas dans votre revendication.
  • Il sera alors utile de compter les cartes pour mieux élaborer ses stratégies et regarder souvent quelles cartes ont été placées.

L’importance des Cartes Tactiques:

La deuxième pioche est constituée des Cartes Tactiques. Lorsque vous jouez une carte, vous devez en pioche une nouvelle parmi les deux piles disponibles, cartes Troupe ou cartes Tactiques. On peut en prendre autant que l’on souhaite en main MAIS on ne peut en jouer qu’une seule de plus que son adversaire. Cela signifie que vous devrez attendre que l’autre joueur joue une carte Tactique pour en jouer une nouvelle.

Une carte Tactique apporte une réelle plus-value sur le champ de bataille. Certaines permettent de choisir la valeur et la couleur d’une carte, essentiel tant les combinaisons sont parfois difficiles à réaliser. D’autres vous invitent à déplacer une de vos cartes ou à défausser celles de l’adversaire. Elles constituent donc une donnée à ne pas négliger. Le fait de les avoir limité à « 1 de plus que l’adversaire » permet de limiter les abus et d’équilibrer la partie.

L’extension intégrée à Battle Line Médiéval:

L’extension ajoute encore du piment et une règle spécifique à chaque champ de bataille. On laisse de côté les cartes tactiques et on s’adapte à chaque terrain convoité. En résumé, au lieu d’avoir des terrains face cachée sans aucune particularité, l’extension que l’on peut carrément considérer comme une variante tant elle ajoute des spécificités à chaque terrain.

Par exemple, un champ de bataille en vaudra 2 pour le score mais ne compte pas pour la règle de la victoire à 3 champs adjacents. Sur un autre terrain, on instaure un camp attaquant et un camp défenseur qui devra jouer une carte supplémentaire. Sur un autre terrain, les combinaisons ne fonctionnent pas, seule la somme des valeurs est prise en compte. D’autres octroient des récompenses permettant de désavantager l’adversaire.

Ces divers effets de cartes pimentent donc la partie de Battle Line Médiéval.

Battle Line Médiéval demande beaucoup de réflexion, de l’anticipation, une bonne dose de prise de risque et de la clairvoyance car il faudra compter les cartes et analyser celles qui ont été jouées afin de savoir quelle combinaison adopter.

La rejouabilité est assez bonne puisque l’on peut enchaîner les parties sans s’arrêter.

De mon côté, j’ai vraiment apprécié les mécaniques de jeu, la tension qui s’installe et le bouillonnement du cerveau alors que je n’avais encore jamais joué à un jeu du genre.

La lecture des règles n’est pas trop compliquée. Elles s’expliquent aussi facilement une fois que l’on a déjà joué. Enfin, pas besoin de s’y attarder longuement et on vous conseillera de mettre en place le jeu et de commencer une partie tout en expliquant toutes les particularités pour qu’elles soient parfaitement assimilées.

Pour les habitués de Schotten Totten et Battle Line, la compréhension des règles et de la partie ne devrait causer aucun souci. Les règles sont similaires et les caractéristiques des cartes ne diffèrent pas non plus des masses.

Pour les autres, ils devraient se poser des questions notamment sur la revendication d’un champ de bataille. Mais une fois toutes les précisions apportées (lisez notre test pour cela, ou posez-nous des questions en commentaires), les parties sont fluides et sont rythmées par la pose des cartes et des dizaines de secondes de réflexion une fois que la partie est bien avancée.

Au début on tâtonne un peu car on ne sait pas vraiment ce que l’on va pouvoir faire des cartes stratégiquement parlant. Alors on pose et on avise. Mais plus on enchaîne les parties, mieux on joue.

Les cartes sont simplistes mais plutôt jolies. D’ailleurs, ça se caractérise par leur dos plutôt stylé.

La boîte est aussi jolie et l’intérieur accueille simplement mais efficacement toutes les cartes en deux rangées.

Battle Line Médiéval se joue à 2 joueurs et il est donc naturellement interactif. On combat directement son adversaire de par la conquête territoriale. Des cartes permettent même d’agir directement sur le camp ennemi.

De par son principe, on ne fanfaronne pas, on ne fait pas la fête. On se concentre au maximum et on chauffe les neurones car on se place devant des dilemmes et des risques à prendre au niveau des choix à faire.

Si Battle Line Médiéval est conseillé à un public de 14 ans et plus, il en demeure accessible à des enfants plus jeunes habitués aux jeux de société. J’ai pu m’y essayer avec une enfant de 10 ans et elle restait captivé et la victoire s’est joué à peu de chose. De même, elle a assimilé les règles assez aisément malgré quelques particularités comprises en jouant directement au jeu.

D’ailleurs, elle en redemandait derrière.

Récapitulons : Battle Line Médiéval m’a plu un peu, beaucoup ou à la folie ?
(ou pas du tout…)

Battle Line Médiéval demeure encore un très bon jeu qui allie réflexion, dualité et stratégie basée sur les combinaisons de cartes et la conquête de territoire. Le concept du célèbre Shotten-Totten est ainsi brillamment repris tout en ajoutant sa petite touche qui rend le jeu aussi captivant que le classique de Reiner Knizia. Un jeu conseillé à tous les adeptes du genre.

Ambiance (calme/vivant)
Mécaniques
Réjouabilité

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Retrouvez nos autres tests de jeux de société en cliquant ici.

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