[Le bar à jeux] Singin’ in the Game – le jeu de société blindtest pour les mélomanes

singin in the game

Dans le rayon des jeux indépendants mais festifs et qui méritent une attention particulière, on vous présente Singin’ in the Game.

Prix : 32 €
Temps moyen : 30/45 min
Nombre de joueurs : 1 à 50+
Âge conseillé : 9+
Auteur : Benjamin Lavie
Éditeur : Fée Mumuz’
Distributeur : Fée Mumuz’
Langue : FR

 

Présentation du jeu

Singin’ in the Game est un jeu de société financé sur Ulule en septembre 2018 et créé par Benjamin Lavie.
Il s’agit d’un jeu d’ambiance où il va falloir pousser la chansonnette en devinant des artistes ou des titres de chansons. Le but du jeu est très simple : amasser un max de points en trois étapes. Vous pourrez y parvenir en équipe, en duo et même en solo.
Vous retrouverez dans Singin’ in the Game plusieurs catégories d’artistes francophones : 60 à 80, 90 à nos jours, musiques urbaines, artistes atypiques, tubes inoubliables et comédies – films d’animation.

Lors de la première manche, chaque équipe devra à son tour lancer le dé de 20 pour définir la catégorie et deviner un nombre de chansons maximum donné par le dé de 6. Si vous donnez le titre et que vous fredonnez la chanson, vous gagnez plus de points.

Lors de la deuxième manche, il sera demandé de deviner l’artiste par les noms des chansons qui vous sont donnés sur la carte. Elles sont toutes numérotées. De ce fait, si vous faites un 6 avec le dé, c’est la chanson numéro 6 sur la carte qui représente votre indice. Il faut un peu de chance car elles sont plus ou moins classées par popularité et les grandes tubes sont dans les premiers en général.

La troisième manche est probablement la plus exigeante mais aussi celle qui vous fera le plus chanter. En piochant une carte artiste, on cache les chansons en ne faisant apparaitre que le nom du chanteur et démarre une enchère. Les différentes équipes commencent à parier le nombre de chansons qu’ils sont capables de se remémorer et de fredonner. Toutes les équipes pourront alors surenchérir jusqu’à l’heureux élu, celui qui aura annoncé un chiffre trop élevé pour les concurrents. Cette ultime manche est déterminante et peut bousculer le score d’une partie. Il m’est notamment arrivé de revenir à égalité en me souvenant de cinq chansons de Doc Gynéco, marquant ainsi cinq points.

Toutes les règles sont disponibles à cette adresse.

Un concept réussi, convivial et pour tous publics

Singin’ in the Game parvient à toucher la cible, à savoir rester un jeu d’ambiance convivial s’il est posé entre de bonnes mains. Chose qu’il faut préciser car si vous n’êtes pas du genre à pousser la chansonnette au moins une fois dans la semaine, que vous refusez de vous exprimer en public sur vos titres préférés et si vous êtes mal à l’aise à tenir une soirée en famille ou entre amis devant N’oubliez pas les Paroles, Taratata ou simplement pour une session karaoké, ne pensez pas vous procurer ce jeu. Il est adapté à un public festif qui n’a pas peur de se lâcher devant ses proches.

Il y en a presque pour tous les goûts. Il nous offre un large panel puisque ce sont 260 cartes artistes que l’on retrouve. La liste entière est désormais disponible sur cette page, extensions comprises qui rajoutent trois fois plus de cartes et des jokers (détails ici). Forcément on pourra râler sur l’absence de certaines icônes présentes dans le jeu de base mais il demeure de quoi faire pour s’amuser et ce quelque soit votre âge. Si la première partie reste agréable de par la découverte du concept, les regards perdus lorsque l’on ne connaît pas du tout l’artiste peuvent entamer le moral ou faire baisser l’intérêt du jeu. C’est pourquoi, nous conseillons de personnaliser à votre guise votre partie de Singin’ in The Game en ne conservant que les chanteurs reconnus ou appréciés par les joueurs présents. Vous n’avez pas envie de tomber sur la carte Kenza Farah si aucun participant ne l’a écoutée ni appréciée, surtout qu’une manche passe vite au final. Ne conserver que les cartes de votre choix ne change en rien l’expérience de jeu, au contraire cela l’améliore. D’autant plus que lors de la dernière manche, vous serez heureux de pouvoir réaliser une mise aux enchères sur des artistes que vous appréciez.

D’ailleurs, il en existe pour tous les publics. On retrouve par exemple dans les Musiques Urbaines des cartes concernant les piliers du rap comme NTM, Mc Solaar ou Akhenaton mais aussi Jul, Vald et d’autres artistes de la nouvelle génération. L’auteur a pensé à y mettre également des artistes pop de notre décennie histoire que la chance puisse sourire à tout le monde. Le concept reste assez rafraîchissant car il réunit toutes les générations et il peut convenir à seulement une tranche d’âge aussi. Vous pouvez aussi compter sur les artistes de l’an 2000 tels que Hélène Ségara, Christophe Willem, De Palmas, Kyo et Christine and the Queen. Zebda, Tryo, Mika et Vianney y sont aussi, autant vous dire qu’il a visé large en imaginant les cartes. Pour jouer avec vos parents ou un public plus âgé, rassurez-les, on retrouve les années 60 à 80 avec Demis Roussos, Cabrel, Barbara, Aznavour, Céline Dion, Dave, Sheila, William Sheller et bien d’autres. Pour les plus jeunes et les fans qui gardent une âme d’enfant, vous retrouvez des tests de rapidité avec pour thème Comédies et Films d’Animation. Vous devrez être le premier à chantonner les airs d’Astérix, Kirikou, Aladdin, la Reine des Neiges mais aussi Notre-Dame de Paris, les Choristes, les Demoiselles de Rochefort, etc. D’ailleurs, la catégorie Tubes inoubliables fait aussi partie de ce type de jeu. Le jeu permettra donc de rassembler tous les publics ou de s’adapter à un seul si vous décidez de mettre de côté des artistes qui vous sont inconnus.

Singin in the Game

Devinez qui est fier de ses bébés !

Parfait pour l’été et les vacances

Singin’ in the Game n’est pas un jeu qui ne se joue qu’en petit comité. S’il peut faire l’affaire pour des soirées entre amis à quatre, il est aussi pensé pour jouer en famille. J’ai la nette impression qu’il pourrait animer toute une soirée camping en forme de quiz musical. Si vous êtes huit voire une vingtaine, vous pouvez composer des équipes intégrant différents âges, du grand-père à l’enfant de 9 ans. A ce moment-là, nul besoin de sélectionner certaines cartes au détriment d’autres. Tous les joueurs auront l’opportunité de mettre leurs goûts musicaux à profit.

D’ailleurs, le jeu a provoqué cet effet magique de lancer YouTube pour se remémorer des chansons d’autrefois (propre à chaque personne) afin de les chanter à plusieurs ou en solo. Car Singin’ in the Game reste une bonne expérience qui peut faire sortir ce qu’il y a de plus enthousiaste chez vous. En y jouant, on ressent ce momentum, celui qui nous dit « Vas-y, lâche-toi ! ». Et de notre côté, on s’est même permis de s’approprier le jeu en s’extirpant parfois des artistes proposés pour créer des cartes qui en implantaient d’autres. Ce qui reste formidable car il permet de s’adapter, de personnaliser et de le jouer comme l’on souhaite. On peut se concentrer sur une ou deux catégories avec certaines personnes, allonger la durée d’un round avec d’autres et vivre un véritable moment partagé entre amis ou en famille, entre le désir de gagner et celui de s’amuser. Certes, la frustration est parfois au rendez-vous lorsque l’on ne tombe pas sur les cartes souhaitées, quand notre mémoire nous fait défaut mais il suffit de se rappeler que c’est un jeu et que le hasard en fait partie.

Si le jeu vous plaît, vous pouvez toujours vous procurer les deux extensions de Singin’ in the Game (On augmente le volume et Le volume est à fond) sur la boutique Fée Mumuz’. Ces dernières rajoutent 260 artistes, des variantes ainsi que des jokers qui permettent de pimenter les parties.

Benjamin Lavie nous propose ici un jeu d’ambiance agréable qui saura concilier les différentes générations et les fans de chansons des années 60 à aujourd’hui avec des titres oubliés et d’autres plus célèbres. Si le contenu dantesque – qui lui vaut le titre de « Encyclopédie Musicale » – peut laisser quelques âmes perdues dans un certain scepticisme, la possibilité de personnaliser ses parties comme on le souhaite demeure la meilleure façon de s’amuser. Singin’ in the Game ravira les fans de karaoké, des petits aux grands, des habitués de la chanson française aux amoureux de musiques Disney et autres dessins animés en passant par les connaisseurs de musique urbaine en tous genres. N’hésitez pas à vous le procurer pour vos soirées estivales (mais pas que) si jamais vous souhaitez partager un moment convivial en petit comité mais surtout en grand nombre.

Adepte des « loul », des « xD » et un poil « Grammar Nazie » sur les bords, Arnyanka, c’est un peu la daronne de la rédaction de Try aGame ! Fanatique de Just Dance et originaire de la capitale de la Bouillabaisse, elle s’occupera, en plus d’écrire, de nous corriger pour éviter de vous faire saigner des yeux. Elle prend tellement ce rôle à cœur qu’elle n’hésite pas à engueuler Wolfen à la moindre faute.

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