[Découverte] Bloodborne en comics, Tome 1 et 2

Bloodborne

Urban Comics a édité les deux premiers tomes de Bloodborne, La fin du cauchemar et La Quête du Remède. Représente-t-il une plus-value pour les amoureux de l’univers imaginé par From Software ?

Grand fan de Bloodborne au point d’y avoir consacré des centaines d’heures, je me faisais une joie de voir une adaptation en comic. C’est Urban Comics qui s’est chargé de publier ces deux premiers tomes, le premier s’intitulant « La fin du cauchemar » et le second « La Quête du Remède ». Deux livres qui sont très différents, que ce soit dans la narration ou le rythme mais aussi la mise en scène. Représentent-ils des compléments idéaux au lore du jeu développé par From Software ? Nous tenterons d’apporter une réponse dans notre chronique consacrée à ces deux premiers tomes co-écrits par Ales Kot et Piotr Kowalski.

Tome 1 : La fin du cauchemar

bloodborneDans ce premier tome, on explore l’univers de Bloodborne en compagnie d’un chasseur. Yharnam paraît fidèle autant sur l’ambiance générale que sur les monstres qui hantent les ruelles sombres. On reconnaît l’inspiration lovecraftienne, le style gothique et le décor pestilentiel. Ce premier tome se raccroche maintes fois à l’œuvre originale imaginée par From Software. Le chasseur demeure le même que celui qui commence son cauchemar dans le jeu, de la tête aux pieds en passant par les armes. Les créatures qu’il croise sont tantôt similaires – souvent les plus symboliques d’entre eux – tantôt plus détaillées pour ceux qui ne représentaient pas un énorme danger dans l’exclusivité PS4. Le tome 1 se démarque tout de même en intégrant des protagonistes que l’on ne connaît ni d’Adam ni d’Eve, introduisant le sang pâle si cher à l’histoire et aux quêtes du chasseur. Puis un enfant. Il ne semble pas en parfaite santé mais il représenterait la clé pour mettre fin au cauchemar. En dévoiler plus sur l’histoire serait synonyme de spoiler.

Artistiquement, le comic est de qualité. Tout ce qui est retranscrit ne symbolise pas en soi qu’une pâle copie. Au contraire, la ressemblance favorise l’immersion dans l’univers de Bloodborne mais les auteurs ont su tout de même imposer leurs pattes graphiques. Les dessins sont donc agréables, sauront nous remettre sans souci dans un monde familier tout en donnant vie à l’action qui se déroule. Vous vivez une nuit dans le cauchemar de la Chasse et on ne mentira pas en affirmant que l’on suit sans problème le périple du chasseur. On ne sait aucunement vers où il se dirige, ce serait peut-être déconcertant pour un lecteur ne connaissant pas la série, mais le voyage reste captivant et mystérieux. Ce qui reste plutôt apprécié dans le jeu, ça l’est aussi dans le tome 1, on dévore les pages en ne connaissant pas la route et en se posant de multiples questions.

De même, on reprend le concept du jeu, à savoir que le personnage principal traverse sans trop de mal la Nuit de la Chasse et qu’il garde en lui ce sentiment de déjà-vu, comme s’il suivait un cycle sans fin. Il évoque les mêmes thématiques que le jeu, le cauchemar, l’éveil, le pâle-sang, la mort… Puis comment ne pas saluer la présence de Gehrman et de la Poupée replongeant le chasseur à chaque mort dans le cauchemar comme si nous étions dans une session de jeu sur PS4. On comprend alors que l’on va passer notre lecture à revoir des boss qui nous ont posé bien des problèmes, en espérant que le héros arrive au bout de son voyage. Et ce final si mystérieux…

Ce premier tome s’inscrit parfaitement dans l’univers créé par l’équipe de Miyazaki. Il invite même les principaux personnages de Bloodborne dans son voyage, tous ayant un rôle clé dans la nuit de chasse qui s’est lancée. La lecture est immersive et elle est clairement agréable tant on assiste à un enchaînement de fresques fidèles et qualitatifs retraçant une partie de notre itinéraire dans le jeu. Il parvient même à se démarquer par ses dessins, moins par le récit – se plaçant avant de la production PS4 – tant il reprend le lore et ne fournit pas une histoire originale. Néanmoins, la présence de l’enfant apporte une dose de mystère plaisante et libre d’interprétation, concernant son identité et ses origines.

Tome 2 : La Quête du Remède

bloodborneLe second tome diffère drastiquement du premier. Il ne poursuit pas le cauchemar ni le voyage du chasseur mais parcourt l’histoire de Bloodborne d’un tout autre angle. Il porte excellemment son titre « La Quête du Remède » puisque les événements se dérouleront encore avant le jeu de From Software, quand la population commence à être décimée par la population. Le tome 2 se montre ainsi beaucoup plus narratif. La mission des deux personnages principaux entraînera donc davantage de lecture dans laquelle on suivra le chemin parcouru pour trouver des indices sur la vérité derrière l’épidémie et le rôle de chacun.

La maladie du sang cendré se répand comme les feuilles en automne et deux personnages tentent de comprendre la situation. Le guérisseur Alfredius et Frère Clément. Tous les deux seront donc à la recherche de vérités concernant des enjeux qui les dépassent. Les deux hommes se situent en pleine tourmente et se lancent dans des longues remises en question, avec des problématiques et des pensées différentes. Nous avons même l’impression qu’Alfredius cache quelque chose et ce sentiment s’avérera ensuite. A côté, notre homme de l’église perd pied dans la politique étrange entreprise par le corps clérical.

La trajectoire des deux hommes vont rapidement s’aligner. Leurs préoccupations sont similaires et ils tenteront donc de rassembler leurs informations et des bouts de réponse. On suit alors leur quête avec attention et on reste captivé par les moindres détails et événements qui se succèdent. Peu à peu, l’histoire s’épaissit et les nœuds se délient autant que le danger s’approche et la maladie se propage.

Si l’Église du remède restait discrètement évoqué dans le premier tome, elle joue ici un rôle prépondérant. La place de Frère Clément se fait de plus en plus discutable en son sein, le Mal ayant endigué Yharnam jusqu’à la racine et tous ne vivant pas la situation de la même façon.

A côté, on se régale des multiples illustrations qui ornent les pages de ce tome 2, que ce soit les décors macabres ou les illustrations alternatives de toute beauté. C’était déjà le cas dans le premier volet, le second demeure dans la même lignée.

Le tome 2 « La Quête du Remède » reste simplement une réussite à tous les étages. Rythme, narration, patte graphique et tension palpable dans un univers toujours incroyable. Il dépasse le stade de simple cauchemar comme l’expérience proposée par le jeu PS4 et dans le premier tome. Il apporte une réelle profondeur à l’intrigue avec deux personnages en quête de vérité.

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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