[Découverte] Blue Phobia

Blue Phobia

Glénat publie cette semaine Blue Phobia, un seinen que l’éditeur français réunit en un seul tome. Petite pépite visuelle et narrative en vue.

Blue Phobia représente le premier titre du mangaka Eri Tsuruyoshi. Si au Japon il est composé de deux tomes, Glénat a eu la bonne idée de réunir tous les chapitres en un seul ouvrage. Mieux encore, il est proposé au format perfect, une taille plus grande que les versions classiques. Cela permet notamment d’en prendre plein les yeux lorsque se présentent devant nous les dessins d’un auteur bourré de talent.

Blue Phobia comprend 400 pages et son prix est affiché à 10,75 euros.

The Blueprint

Lorsque l’on contemple la jaquette de Blue Phobia, on ne peut que s’attarder dessus. L’éditeur a appuyé sur le bleu au maximum afin que le livre se distingue et c’est réussi. On est rapidement intrigué par cette jeune femme qui pose ses yeux sur le lecteur, cheveux bleus, yeux bleus, regard perçant et surtout, une colonne vertébrale teintée d’un bleu qui met en relief une couverture éclatante.

Partageons-la avec vous grandeur nature.

Blue Phobia

Tous les dessins bénéficient d’un traitement de faveur avec ce format 14,5 x 21 cm (habituellement 11 x 18 cm). Cela ne semble pas considérable et pourtant cela fait une grosse différence.

On gagne en immersion, en détails et cela joue énormément dans la lecture et la découverte d’une histoire basée sur de la science-fiction. Visuellement, ne passons pas par quatre chemins, Blue Phobia est d’une grande qualité, simplement impressionnant. La mise en scène est remarquable, notamment dans les moments de tension et dans les séquences d’action.

L’esthétisme est unique même si certains évoquent déjà une patte graphique proche de celle de Tokyo Ghoul. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé similaire, j’irai même jusqu’à dire qu’elle demeure authentique et incomparable dans sa globalité.

L’auteur souhaite en faire un anime, il a de quoi en faire un OAV. En espérant que la qualité soit au rendez-vous au niveau de la direction artistique. Il me tarde déjà de retrouver ce fameux bleu saphir à l’écran. Mais pas seulement, on retrouve des séquences en huis-clos qui peuvent marquer les esprits. Revenons sur le scénario en lui-même.

Le Japon a un Incroyable Talent

Blue Phobia renvoie directement à une maladie indigo qui sévit au cœur de l’intrigue. Les « infectés » voient leur corps se transformer en bleu saphir, ce qui explique la couverture du manga qui se démarque par un bleu remarquable.

Et puisque l’on parle de l’ornement de sa jaquette, autant évoquer celle qui fait office d’ambassadrice. Comme vous le devinez, elle est directement concernée par cette maladie indigo mais ce ne sera pas son seul rôle. C’est elle qui vient déloger le personnage principal de sa dangereuse situation.

Blue Phobia

L’homme amnésique allait se faire injecter une substance étrange dans son corps avant qu’une jeune femme vienne le sauver. A partir de là, c’est une course-poursuite permanente qui va s’engager entre le duo et leurs ravisseurs. Cela tend même vers le huis-clos dans un univers de science-fiction qui a trouvé une belle plume pour se mettre en avant. Les événements ne sont pas téléphonés, le protagoniste majeur reste crédible et intéressant à suivre au fur et à mesure que l’histoire progresse. Son alliée demeure précieuse et jamais une dose de gnangnan ne vient faire capoter un thriller qui nous tient en haleine tout au long de l’ouvrage.

Beaucoup de messages universels sont passés. Le progrès cache souvent bien des sacrifices et laisse place à un adage bien connu dans l’Hexagone. L’Enfer est pavé de bonnes intentions. Quand l’Homme se laisse mener par ses émotions, le chemin qu’il prend est rarement rose, notamment lorsque les enjeux sont énormes.

La phrase choc : Aveugle est l’homme qui cède à ses désirs.

L’ouvrage paraît imposant au premier coup d’œil (on rappelle que deux tomes sont réunis) et il l’est. 400 pages ce n’est pas aussi rapide à lire qu’un bouquin Black Clover par exemple, surtout quand la taille est plus grande. Néanmoins, on retrouve un côté sombre qui est passionnant, qui nous captive et nous retient page après page. Je l’ai lu une première fois en deux temps sans même voir les minutes défiler. Puis je m’y suis penché une seconde fois en plusieurs temps afin de mieux vous présenter Blue Phobia et il gardait pour moi tout son intérêt.

Autant vous dire que pour ma part, c’est un très bon investissement qui saura récompenser une première œuvre de qualité de l’auteur Eri Tsuruyoshi.

Blue Phobia représente une belle surprise. Tout fonctionne dans le titre de Tsuruyoshi, sa trame narrative qui maintient notre intérêt jusqu’au bout mais surtout une patte graphique et une mise en scène à couper le souffle. Bonne pioche du côté de Glénat.

 

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