[Découverte] Parasite, le premier tome en édition originale

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Parasite revient en édition originale, une occasion unique de (re)découvrir une œuvre unique et d’une grande qualité.

Parasite a laissé une grande empreinte dans le paysage du manga japonais dans les années 90 et pour cause, l’univers imaginé par Itoshi Iwaaki demeure encore aujourd’hui exceptionnel. Cela tombe bien puisque le manga revient dans une édition originale éditée par Glénat, près de 16 ans après l’année durant laquelle il s’est fait connaître en France, 26 ans après la fin de sa parution au Japon ! Il n’en a pas forcément l’air mais Parasite prend de l’âge mais comme un bon vin, il se déguste encore mieux. Revenons sur le premier tome que nous avons eu la chance de recevoir. Autant vous le dire, si vous ne connaissez pas le titre, vous ne souhaitez pas passer une seconde fois à côté.

Des parasites envahissants

L’Humanité se trouve clairement en danger dès les premières pages de ce premier tome de Parasite. Des entités extraterrestres atterrissent sur Terre et commencent à prendre possession des êtres humains. Bien sûr, leurs intentions ne sont pas des plus pacifiques. Première scène et l’on voit un homme possédé manger sa femme sans aucune hésitation. Les personnes concernées deviennent donc cannibales et partagent tous le même objectif, réduire à néant l’Humanité.

Néanmoins, ils ne sont pas transformés en zombies. Le parasite est une espèce intelligente et agit globalement de façon discrète. L’ennemi n’est donc pas visible et l’Homme préfère envisager les disparitions rationnellement et ignorer tout comportement qu’il ne connaît pas. Cela n’aide pas à identifier la menace et ça permet surtout aux parasites d’agir impunément.

Un duo inattendu

parasiteDevant cette invasion de parasites, il se forme une équipe de choc. Shinichi est un lycéen qui a subi une attaque d’un parasite mais ce dernier n’a pas pu atteindre le cerveau. Il s’est donc réfugié dans le bras de l’étudiant et ne forme plus qu’un avec lui. Conscient qu’il ne pourra accomplir sa mission, il décide d’inviter le jeune homme à collaborer. Forcément, il sera contraint d’accepter et comprendre l’ampleur du désastre et d’une invasion que lui seul comprend. Contrairement au monde qui l’entoure, il connait la raison de toutes ces disparitions et des cadavres retrouvés au quotidien.

Shinichi devient une arme de destruction grâce à son bras droit. Enfin il porte cette arme (ndlr: on parle du parasite) qui est indépendante de sa volonté. La particularité de ces parasites consiste en leur capacité à se modeler comme ils le souhaitent. Et forcément, ce sera souvent en lames aiguisées ou en une forme qui leur permet d’exprimer le mieux du monde leur cannibalisme. Le jeune homme voudra évidemment contrer cette menace et l’entité qui l’habite est contraint de l’aider vu que sa survie dépend de la sienne…

Ce qui se montre très intéressant dans le duo que forment Shinichi et Migy (le nom qui lui est donné), c’est leur différence de pensée. Deux cerveaux dans un seul corps et deux entités qui tentent donc de se comprendre. Le jeune homme ne réalisme pas pourquoi ils en veulent à toute l’espèce humaine. De son côté, Migy lui rappelle simplement que c’est comme ça que fonctionne la chaîne alimentaire. L’être humain exploite toutes les ressources animales pour survivre et avec ces parasites envahisseurs, ils deviennent les proies et la ressource nécessaire à la survie de l’espèce extraterrestre.

Que les deux camps cohabitent dans un seul et même corps et doivent confronter leurs pensées, c’est un concept qui fait la force de Parasite. Mais ce n’est pas le seul, la narration, le rythme et les dessins se montrent de grande qualité.

Une réalisation au poil

Le concept de l’œuvre d’Iwaaki est déjà attrayante et sa mise en scène ne déçoit pas. En découvrant son monde d’un nouvel œil, le jeune étudiant prend sans hésiter le costume de héros. Sa mission est donc de faire disparaître ces entités cannibales et sur son chemin, il croisera forcément des menaces de plus en plus dangereuses. Si la confrontation se résume au départ à un simple rapport de force, la suite se montrera bien plus captivante. Tous les parasites ne possèdent pas la même personnalité et leurs intentions sont différentes, ce qui n’exclut pas le fait qu’ils sont tous dangereux.

Le personnage principal vivra donc des situations inédites et il devra être bien attentif aux conseils de Migy s’il veut survivre. Il a une famille et une amie à protéger, le danger se rapproche et atterrit même dans son école. Il ne peut pas non plus dévoiler ses nouvelles capacités au risque d’être interrogé et surtout emmené par la Police. Il est donc seul contre tous et les obstacles sont nombreux.

parasite

EO KISEIJU © 2016 Hitoshi Iwaaki / Kodansha Ltd.

Hitoshi Iwaaki excelle dans la narration. On saisit tous les enjeux, les diverses perspectives et pensées sont posées par chaque personnage sans prise de position, ce qui pousse forcément le lecteur à la réflexion. On comprend la transformation totale du personnage totale après ce qui lui est arrivé, une transformation qui est difficile pour lui mais aussi pour ses proches. On sent ainsi une certaine maturité à plusieurs égards et jamais le mangaka ne tombe dans la facilité.

De ce fait, on n’apprécie pas seulement les combats qui restent nombreux mais aussi la psychologie, le suspense et donc l’intrigue et ses différents rebondissements. Parasite représente réellement un chef d’œuvre et on ne reprochera pas à Glénat de l’avoir remis au goût du jour.

Intemporel, c’est clairement un adjectif qui sied à merveille à Parasite. Plus de 15 ans après sa première parution en France, le manga n’a pas pris une ride. Une histoire captivante, des personnages intrigants et une narration maîtrisée dès le premier tome, toutes les raisons qui font que cela reste un véritable plaisir à lire. Si vous êtes passés à côté, il est clairement temps de se rattraper avec cette édition originale !

 

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