[Bar à jeux] Maraudeurs de Midgard : Guerre Froide chez les Vikings !

Maraudeurs de Midgard

Qui obtiendra le plus de gloire en dirigeant d’une main de maître son drakkar et ses recrues, les fameux Vikings ? Découvrez Maraudeurs de Midgard.

Prix : 67,50 €
Temps moyen : 90 min
Nombre de joueurs : 2 à 4
Âge conseillé : 14+
Auteur : JB Howell
Éditeur : Don’t Panic Games
Illustrateur : Yaroslav Radeckyi
Mécanismes : gestion, collection, placement, dés
Version fournie par l’éditeur.

Un peu de blabla…

On retrouve l’univers des Champions de Midgard avec nos terrifiants Vikings à bord d’un Drakkar.
Après quelques parties, on peut estimer que Maraudeurs de Midgard est un jeu familial +, on est sur un gros jeu mais il manque le triturage de neurones pour devenir un expert et il demeure une part de chance avec les dés.

Maraudeurs de Midgard, c’est quoi le topo ?

Dans Maraudeurs de Midgard, vous incarnez le chef de votre Drakkar à la tête de quelques valeureux Vikings. En quête de gloire, vous allez piller, combattre en pleine mer, agrandir votre équipage, etc. Les prophéties vous feront gagner des points selon vos collections, combats ou encore les Vikings recrutés. À chaque action votre pile de gloire va s’agrandir et à la fin celui qui aura le plus de points sera le grand gagnant.

Voyons ça de plus près…

Maraudeurs de Midgard est un jeu de placement, de gestion, collection.

Pour une partie à deux :
Une partie se déroule en six manches décomposées en plusieurs actions, plus exactement de 2 à 4 actions par joueur et une phase de nettoyage.
On choisit chacun son tour quelle action réaliser en y posant son pion Drakkar.
Avant de l’exécuter, on peut utiliser les Vikings recrutés afin d’obtenir des actions supplémentaires comme gagner de la nourriture, défausser un dé pour gagner un jeton, etc.
Quand un joueur décide de faire une action, il en est le commanditaire et rafle les plus gros bonus. Le deuxième joueur peut toujours effectuer l’action aussi mais il n’aura pas toujours de bonus et si bonus il y a, ils seront moindres. Les deux joueurs sont donc actifs à chaque tour de l’adversaire, ce qui est intéressant car cela peut déterminer des stratégies que l’on détaillera plus loin.

Puis à la phase de nettoyage, on enlève toutes les cartes visibles et on en remet de nouvelles. On gagne un point par territoire soumis.
Et on est reparti pour un tour.

Maraudeurs de MidgardChaque joueur dispose d’un plateau Drakkar pour déposer ses dés lancés auparavant (de trois couleurs), ses jetons Équipements qui permettent de remplacer une face de dé par tour, ses artefacts qui donnent des actions en plus et permettent de stocker des dés en plus, son leader qui sert à obtenir des avantages liés à son clan mais aussi des Vikings recrutés afin d’obtenir des bonus supplémentaires lorsqu’une action sur le plateau est choisie.
Pour le coup, chacun de vos choix seront importants, que ce soit dans la constitution de votre Drakkar et dans vos options de collectes.

 

 

Sur le grand plateau, on retrouve donc plusieurs actions possibles :

  • Recruter des Vikings pour récupérer des dés, bonus aux actions, leader ou simplement des dés supplémentaires.
  • Commercer au village pour obtenir des dés, nourriture, faveur, pion premier joueur ou encore une prophétie.
  • Combattre en mer pour récupérer des points de gloire et un bonus.
  • Piller un village pour récupérer des artefacts, nourriture, pions ou encore de quoi améliorer son drakkar.
  • Piller une forteresse pour faire des collections et récupérer des pions.
  • Soumettre un territoire pour récupérer un peu de tout.

À la fin de la sixième manche, on procède au décompte des points de ce que l’on a dans sa pile de gloire, entre points déjà gagnés, collections, pions obtenus, prophéties, mais aussi les pions Terreur qui font perdre des points. Celui qui a le plus de points de gloire gagne la partie.

Vous pouvez tout savoir en lisant les règles juste ici.

J’ai joué à Maraudeurs de Midgard en configuration deux joueurs. Il est très bien dans cette configuration. Le plateau possède une face pour deux joueurs et une face pour les autres configurations.

Maraudeurs de Midgard semble complexe à première vue mais sa prise en main n’est pas si compliquée. L’enjeu lévite autour de ce duel permanent entre les joueurs. On navigue entre deux flots, établir une stratégie durable et ralentir celle de notre adversaire.

Le système de placement d’ouvriers est très intéressant. Comme dit plus haut, lorsque vous choisissez votre action, l’adversaire peut vous suivre même si le butin sera moindre. Et inversement. L’art de la guerre sera donc de choisir des actions selon divers paramètres. Si je lance cette action, mes adversaires pourront-ils me suivre (les actions ayant un coût en ressources ou en dés) ? À quel point ça les avantagerait ? Vont-ils se positionner sur telle action, me permettant ainsi de la réaliser également ?

Stratégie, bluff, anticipation et une bataille constante de manière indirecte présentent les ingrédients d’une très bonne recette. Parce que ce duel se joue à plusieurs échelles, la capacité à scorer dans un endroit ou un autre de la carte, la possibilité de bloquer ou contrer les potentielles sources de scoring. Bref, vous devrez trouver un équilibre qui ne tiendra généralement qu’à un fil afin de vous assurer la victoire.

La rejouabilité se révèle bonne au vu des différents combos que l’on peut effectuer et des stratégies que l’on peut adopter.

Une partie dure environ une heure et demie.

On se retrouve avec un livret bien fourni et pas très aéré, cela fait gros pavés à lire mais heureusement tout est bien expliqué avec les images des cartes en illustration pour bien comprendre.
J’aime beaucoup le glossaire à la fin du livret qui décrit chaque carte, c’est vraiment très pratique quand on a un doute.

La mise en place prend bien 15 minutes avec toutes les cartes à mettre en place sur le plateau, les tuiles, les dés, et j’en passe. Heureusement le plateau est très bien détaillé.
L’explication des règles prend aussi du temps, mieux vaut expliquer les bases et dévoiler les effets de chaque lieu au fur et à mesure pour une première partie. C’est beaucoup plus digeste et mieux assimilé.

Ça y est, on est prêts à se lancer avec le livret bien au chaud à côté, parce que oui, les allers-retours sont légion lors de la première partie. On perd en fluidité mais bon après c’est normal avec ce type de jeux. Une fois que l’on a fait chaque lieu au moins une fois, que l’on a fait un combat, tout devient bien plus fluide et agréable. C’est compris et les tours s’enchaînent. Les icônes un peu partout sur le plateau et les cartes aident grandement à la compréhension.

J’aime vraiment le plateau, il est très beau et très grand aussi. Il faut d’ailleurs pas mal de place pour jouer confortablement.
Les illustrations des cartes sont jolies aussi. On a plein de dés de quatre couleurs différentes, des jetons à la pelle, des tuiles de bonne qualité. C’est vraiment très agréable de sortir le jeu.
Pour le rangement, on est sur du thermoformage, toutes les cartes ont leur emplacement, pour le reste il faut faut des sachets.

L’interaction réside dans le fait de pouvoir bloquer les actions des autres. Par exemple, si je choisis de faire une action avec un coût de deux viandes et deux dés face bouclier mais que les autres n’en ont pas, je serais la seule à pouvoir faire cette action.
C’est ce qui m’est déjà arrivé plusieurs fois… Il faut alors penser à retourner sa veste sinon, on peut rater pas mal d’occasions.

Mais aussi de faire le choix des meilleures actions pour ne pas laisser les autres rafler trop de butins ou faire les meilleurs combats.

Pour le reste, chacun mène sa barque pour faire ses collections et ses points. Néanmoins, il ne faut pas oublier de surveiller le plateau adverse à chaque tour et l’interaction est donc indirecte entre les joueurs.

Récapitulons : Maraudeurs de Midgard m’a plu un peu, beaucoup ou à la folie ?
(ou pas du tout…)

Maraudeurs de Midgard en met plein la vue. Il est beau, bénéficiant d’un grand nombre de pièces mais aussi très grand et donc prend beaucoup de place. On est face à un grand nombre d’actions possibles et de multiples façons de scorer. L’interaction indirecte est constante et il ne faut pas négliger ce point-là car si vous, vous ne regardez pas le jeu des autres, les autres ne vous manqueront pas au tournant. J’ai apprécié mon expérience d’un jeu complexe à première vue mais accessible à tous.

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Ambiance (calme/vivant)
Interaction
Réjouabilité

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Très grande passionnée de jeux de société et jeux vidéo ❤️
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