[Critique] Tokyo Revengers Tome 2 et 3: la lutte contre le destin

Tokyo Revengers

Tokyo Revengers nous plonge dans une nouvelle guerre des clans au Japon. L’originalité réside encore dans les pouvoirs de Takemichi qui souhaite pacifier le monde et bousculer le destin.

Tokyo Revengers continue à dénouer le fil de son destin. Celui-ci lie l’implosion au sein d’un gang à celui du héros et ses proches. Comme expliqué dans notre critique du premier tome (disponible ici), le Tokyo Manjikai s’est divisé en deux clans principaux. Les conséquences de leurs affrontements ont plongé la ville dans le chaos causant la perte d’être chers pour Takemichi, le héros du titre imaginé par Ken Wakui.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il se rendit compte qu’il était en mesure d’influer sur le cours du destin. En effet, il parvient à revenir 12 ans en arrière à de multiples reprises. Cela lui permet de se remémorer quelques moments et de se retrouver au  cœur du gang du Tokyo Manjikai. A partir de là, sa mission est simple. Il doit empêcher les deux chefs de se séparer, éviter la mort de l’un d’entre eux et de tout ce que cela a généré.

Il se rendra compte que sa mission est difficile car le gamin n’est pas du genre costaud. Dans ce milieu, c’est la loi du plus fort et on ne respecte que les valeureux guerriers prêts à se bastonner pour le clan. Pas de chance, Takemichi ne possède pas ces valeurs là. Pourtant, les deux chefs vont s’attacher au gringalet.

Quand l’honneur est en jeu, il est difficile de raisonner des voyous qui ne parlent qu’avec les poings.

Dans le tome 2, le jeune héros développe sa romance avec sa petite-amie. Il continue de traîner avec les voyous et enchaîne les sauts dans le temps. L’intrigue se dénoue car on commence à en connaître davantage sur le mal qui gangrène les rues. On y voit un peu plus clair sur les causes qui ont engendré de grandes tensions au sein du clan, sur la rivalité avec le clan Moebius. On découvre aussi davantage la personnalité des deux chefs et comment ils se sont rencontrés.

Tokyo Revengers Tome 3

Toujours bien rythmé et pourtant l’histoire ne s’accélère pas. Ken Wakui parvient à nous tenir en haleine, à présenter tout le fil scénaristique de Tokyo Revengers.  Et c’est dans le tome 3 que les choses sérieuses commencent.

On y retrouve tout : de la tension, de la détente, de l’humour, du drama. Toutes les raisons pour lesquelles on s’attache à l’intrigue de Tokyo Revengers.

Takemichi ne reviendra pas dans le présent au cours de ce troisième acte. La lutte s’intensifie et surtout les dissensions éclatent au sein du Tokyo Manjikai. Notre jeune héros est impuissant et sa voix ne peut pas arrêter une rivalité entamée avec le clan Moebius. Quand l’honneur est en jeu, il est difficile de raisonner des voyous qui ne parlent qu’avec les poings.

Ce tome 3 demeure d’une grande qualité. On y retrouve tout : de la tension, de la détente, de l’humour, du drama. Toutes les raisons pour lesquelles on s’attache à l’intrigue de Tokyo Revengers.

On monte vite en tension car les grands événements ont lieu notamment la fête du quartier qui a causé, avant les sauts dans le temps, la mort de l’un des chefs. Tout s’était envenimé par la suite. La question demeure donc de savoir si notre jeune héros parviendra à changer le cours du destin. Ici, on n’en dira pas plus, aucun spoil. La détente est aussi présente puisque les moments en amoureux continuent et qui dit fête du quartier, dit fête foraine… On retrouve aussi une scène humoristique d’anthologie que l’on gardera tous en mémoire encore dans 10 tomes.

Les dialogues sont aussi bien écrits, on retrouve des conversations marquantes, des moments qui apportent encore plus de peps à l’histoire, plus de profondeur et une dose de dramaturgie. On constate même une double lecture des événements entre des clans qui se déchirent sans sourciller et un héros en état de choc de se retrouver au milieu de tels affrontements. Ce milieu n’est pas le sien, il ne réalisait pas le quotidien de ces gars-là, il commençait même à s’y plaire avant que la réalité le rattrape. Terrible mais si plaisant à lire. Ces quarante dernières pages, quel pied j’ai pris !

Après ces trois premiers tomes, j’imagine une adaptation en anime ou en film Live de Tokyo Revengers tant l’histoire et la réalisation s’y prêtent. A ceux qui ne savaient pas s’il était temps de s’investir dans un nouveau manga, vous pouvez foncer sur les trois premiers tomes et les dévorer.

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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