Preview : Solasta Crown of the Magister

Preview : Solasta Crown of the Magister

Premier jeu du jeune studio français Tactical Adventures, Solasta Crown of the Magister est en early acces depuis l’automne dernier. Et si vous aimez les Tactical RPG vous pourriez bien tomber sous son charme.

Un premier jeu est signifiant, et quand vous vous appelez Tactical Adventures et que vous vous attelez à un Tactical RPG tout en ayant la licence officielle Dungeons and Dragons SRD 5.1 de Wizards of the Coast, la signification n’est pas à chercher bien loin. Une équipe de passionnés qui s’est donnée pour mission de retranscrire au mieux l’ambiance des jeux de rôles sur table au format vidéoludique. Bonne chance à eux, on voit de suite que nous n’avons pas les mêmes joueurs autour la table.

Vous entrez dans une taverne.

Quoi de mieux qu’un hommage à l’un des clichés les plus persistants pour commencer cette sainte mission de retranscription ? C’est bien autour d’une table d’auberge que vos aventuriers vont se retrouver pour narrer leurs péripéties les ayant amenés en ce lieu. Narration qui servira de tuto pour prendre en main les différents aspects du jeu : déplacement, inventaire, combat, furtivité, interaction avec l’environnement.

Mais pour en arriver là vous devrez passer par la création de personnages. Si Solasta Crown of the Magister propose des personnages pré-tirés, il vous permet bien évidemment de paramétrer chaque détail de la vie de vos avatars. Car nulle question de recruter des personnages au fil de l’aventure, ici les 4 de départ seront accouchés par vos soins. Et l’air de rien on avait rarement vu une création de personnage aussi riche, du moins sur l’aspect background. Sexe, race, classe, sous-classe et divinité lorsque ces cas s’appliquent, mais surtout origine sociale et alignement. Vous pouvez faire un roublard des rues ou universitaire, noble, etc. L’addition de vos choix permettra de définir des traits de caractères propres à vos personnages : Altruiste, cupide, égoïste, érudit, pragmatique, prudent, amusez-vous dans les combinaisons.

Votre fine équipe formée, il vous faudra répondre à votre première mission : enquêter sur un camp avancé dans les badlands qui ne semble plus donner signe de vie.

1D8+4

Héritant donc de la licence D&D vous serez en terrain connu si vous n’êtes pas un nouveau venu dans le monde du JDR. Les combats sont en tour par tour et vous pourrez alterner déplacements et attaques comme bon vous semble. D&D oblige, vos sorts ne seront utilisables qu’un nombre défini par jour (avant long repos) en fonction de leur type. Pas de visibilité sur les % de réussite de vos attaques, ici tout se joue aux dés en fonction de la classe d’armure (CA) de l’ennemi, du coup certains angles d’attaques pourront vous paraitre ingénieux.

Et à l’instar d’un Divinity Orginal Sin ou d’un Baldur’s Gate 3 (ce qui est un peu pareil vu que le même studio est derrière ces deux illustres titres), l’environnement aura son importance tout comme la préparation avant combat. Vous pourrez pousser vos ennemis dans le vide, ou leur faire tomber des rochers sur le coin de la mouille.

Un des aspects les mieux traités et des plus originaux concernant la partie trajets. La carte semble bien vaste, et aller de votre lieu de mission à la capitale vous prendra des jours. Jours qui seront simulés, durant lesquels vous aurez des comptes rendus sur l’activité de vos personnages : prière, entretien, récoltes, discussion, état de forme, jusqu’à une éventuelle rencontre en vue de créer de la violence entre les créatures du royaume (Baston !). Trajets qu’il vous faudra préparer à l’avance avec l’achat de rations (nul besoin de calculer au jour près, comme écrit en avant, les personnages peuvent chasser/cueillir/invoquer en chemin) et la planification du voyage allant de lent à rapide avec les risques inhérents à une traversée du royaume

Royaume qui fait l’objet de petites tensions politiques, qui voit des factions concurrentes proposer leurs services, y compris à vous. Factions dont il vous faudra gagner la confiance pour accéder à leurs bienfaits. De quoi inciter à la rejouabilité.

Baldur’s Gate dans le viseur.

Avec ses dialogues bien écrits car fluides et immersifs, Solasta Crown of the Magister rend de suite ses personnages (que vous avez certes créé vous-même) attachants. Les mois passés depuis le début de l’early ont permis d’implémenter de nouvelles fonctionnalités et d’améliorer l’ensemble et ce sera encore le cas à venir dans les mois à venir. Par rapport à l’autre jeu que les rôlistes attendent, le scénario semble mieux présenté, plus immersif car non porté par 4 têtes à claques. Cependant et en raison de l’écart de budget, les possibilités avec l’environnement, les interactions de manière globales, un certain non-choix dans les dialogues et un côté un peu couloir des quêtes semble peser sur Solasta.

À voir ce que la version finale nous proposera, vous devriez, en tout cas, être au moins curieux, si ce n’est impatient, de le découvrir.

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