[Découverte] Contro Natura Omnibus : un loup qui me hante

contro natura omnibus

Parmi les comics de Glénat publiés il y a quelques jours, nous retrouvons Contro Natura Omnibus dont l’histoire nous réserve bien des surprises.

 

Découverte – Contro Natura Omnibus

 

Auteure : Mirka Andolfo
Nombre de pages : 304 pages.
Comic édité chez Glénat Comics
Date de sortie initiale : 28 novembre 2018
Pour lire les premières pages, le site Glénat Comics ici
Version du livre fournie par l’éditeur

 

Vous pouvez vous procurer le tome 1 de Contro Natura Omnibus chez Glénat ou sur Amazon via notre programme partenaire.

Après l’histoire fictive autour de la jeunesse du Père-Noël avec Klaus, Glénat Comics a publié il y a quelques jours le comic Contro Natura Omnibus. Bon nombre de fans seront ravis qu’il soit enfin traduit en français, ce qui permet une lecture bien plus agréable. D’ailleurs, Contro Natura Omnibus traite de multiples sujets dans son récit. Mirka Andolfo entoure donc son intrigue d’éléments surnaturels, de problématiques sociétales, de questions identitaires, le tout sous des traits d’animaux anthropomorphes. Compilé comme ceci, l’histoire pourrait paraître compliqué et pourtant, elle reste fluide et progresse de façons rapide et inattendue. Revenons en détail sur ce comic qui devrait faire parler de lui dans les jours à venir.

Une histoire, deux enjeux

Nous ferons simple pour vous présenter l’intrigue de Contro Natura Omnibus. Le nom du livre nous renvoie directement à une règle qui définit la société d’animaux anthropomorphes dans laquelle l’histoire se déroule. Ce qui est considéré comme « contre-nature », c’est l’union entre des individus de différentes races, les races d’animaux ici. Un chat anthropomorphe ne pourra pas être en couple avec un chien… Vous devinez vite que des transgressions auront lieu, que la loi divise la société, qu’elle a des répercussions terribles sur la vie de la population. Double pression ici, en plus d’avoir un choix restreint dans sa vie amoureuse, le gouvernement invite quiconque atteint les 25 ans à intégrer le programme de reproduction, lui permettant de trouver l’âme sœur. Si le célibat persiste, des taxes et des taxes. Si l’on fait un acte contre-nature, c’est la prison ou la peine de mort.

Voici donc le premier background que l’on nous propose. Le second nous renvoie directement à l’héroïne, une truie qui se plait bien dans son célibat et qui va atteindre les 25 ans. Sans surprise, le gouvernement va taper à sa porte. Ce qui s’annonçait comme une histoire avec des enjeux sociétaux ou autour de Leslie (l’héroïne) dans une société désirant la caser à tout prix prendra un tournant bien inattendu.

Les premières pages placent la jeune femme en plein rêve érotique, avec un loup. On se dit alors que les fantasmes « contre-nature » vont lui poser des soucis à l’avenir mais elle cache en vérité un dénouement bien plus complexe. Ces rêves ont une signification et c’est sa meilleure amie Trish qui va le découvrir la première. Leslie est au centre d’une destinée qui la dépasse et c’est ce qui va dicter l’histoire qui mettra au second plan les sujets sociétaux pour, au final, suivre le grand périple de l’héroïne.

Sans spoiler, je ne peux en dire davantage. De mon côté, je trouve que tout le chemin parcouru reste fascinant. Les multiples rebondissement restent bien agencés et l’on ne s’attend jamais à ce qui va arriver dans les pages suivantes. Cette micro-histoire qui devient de plus en plus épaisse demeure réellement autant surprenante que passionnante. A vrai dire, lorsque l’on réalise la maquette de tous les sujets abordés dans Contro Natura Omnibus, Mirka Andolfo peut se permettre de puiser dans cet univers pour écrire et créer de multiples intrigues tant il est bien construit. L’histoire de Leslie va à 1000 à l’heure mais cette société doit bien comporter des protagonistes chez qui on peut s’attarder un peu plus.

Une héroïne, de multiples facettes

Le personnage de Leslie mérite que l’on s’attarde un peu plus sur elle. Il s’agit d’une héroïne qui évolue durant les 300 pages du livre. Si dans les premières pages, elle est décrite comme une cochonne en manque de confiance, perdue dans cette société où tout est dicté, elle trouve vite ses marques dans sa prochaine quête. Une simple situation qu’elle ne voulait pas la transformera. Puis, son évolution est à lier absolument avec le loup qui la hante, tantôt dans ses rêves, tantôt dans ses pensées. Une dualité se forme et c’est à travers celle-ci que son caractère se durcit. Le destin est entre ses mains et elle parvient sans cesse à relever la tête malgré ses faiblesses.

Enfin, ne cachons pas que Mirka Andolfo la dessine de façon très sexy, la sexualise simplement. Il faut dire que la question de l’amour revient en permanence comme dans toute société dans laquelle l’interdit est le maître-mot. Elle invite au transgressif et ici il s’agit de l’accouplement entre différentes races. L’héroïne maudit cette société et elle s’évade à travers ses fantasmes avec les loups, mais elle ne sera pas la seule. Elle est dessinée nue à de nombreuses reprises, sa silhouette souvent dans des postures qui mettent en valeur son physique. Néanmoins, il faut souligner que cela ne dessert pas l’histoire, au contraire. Hormis peut-être une fois, cela caractérise le personnage, ce qu’elle vit et ce qui la hante, la société qui ronge le monde des animaux anthropomorphes.

Les lecteurs qui apprécient le personnage de Leslie dans Contro Natura Omnibus seront en mesure d’apercevoir l’héroïne sous toutes ses coutures. Comme il est de coutume, Glénat Comics partage dans les dernières pages du bouquin les illustrations d’autres dessinateurs qui se plaisent à rendre hommage au personnage, d’une façon ou d’une autre.

Glénat Comics nous apporte enfin une traduction française à Contro Naturo Omnibus. Dans son livre, Mirka Andolfo nous emporte sur divers axes scénaristiques avec une histoire haletante portée par un rythme d’enfer. Sous ses traits séduisants et avec une certaine naïveté, Leslie nous emmène dans un récit qui nous a surpris à de multiples reprises. L’univers proposé mériterait bien qu’on y retourne pour diverses intrigues et on espère que le talent de l’Italienne continuera de s’y attarder.

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