[Découverte] Ragnafall et Imperium Circus, les deux ambassadeurs de KuroTsume

Kurotsume Ragnafall Imperium Circus

Avec sa nouvelle collection intitulée KuroTsume, Kurokawa se lance dans la création originale. Ses deux premiers titres ? Ragnafall et Imperium Circus, sur lesquels nous allons nous pencher aujourd’hui.

• Type d’ouvrage : manga shōnen (genre : nekketsu)
• Thèmes principaux abordés : combats, dépassement de soi, amitié, adversité
• Public : adolescents, adultes
• Maison d’édition : Kurokawa (collection KuroTsume)
• Auteurs : Shizuha/Marujirushi (Ragnafall), Robin Dall Armellina/Codaleia/Alexandre Desmassias (Imperium Circus)
• Mentions utiles : ouvrages mis à disposition par les Éditions Kurokawa pour cet article

 

KuroTsume est un partenariat entre Kurokawa et Tsume, et plus particulièrement entre deux de leur membres respectifs, Grégoire Hellot et Cyril Marchiol. L’objectif de cette collection est de proposer des séries originales créées par des auteurs francophones, à l’opposé des séries japonaises prépubliées à l’instar de My Hero Academia. Toute récente, la collection KuroTsume démarre ainsi en nous proposant deux premières licences : Ragnafall et Imperium Circus.

KuroTsume Grégoire Hellot Cyril Marchiol Kurokawa Tsume

Ragnafall : duo de casse-runes

Écrit par Marujirushi et dessiné par Shizuha, Ragnafall débute sur le quotidien de deux apprentis forgerons : Adalrik et Hammer. Incapables de travailler ensemble sans se crêper le chignon toutes les deux minutes, les deux larrons travaillaient sur la création d’un bouclier très spécial au moment où une énième dispute entraîne la destruction d’un cristal nommé « Minerald ». Une destruction catastrophique, ledit cristal étant un travail d’orfèvre créée par la talentueuse Astrid qui comptait présenter le fruit de son travail au festival du solstice d’été qui doit se dérouler sous peu. C’est donc en catastrophe que le forgeron envoie nos deux zigotos récupérer du Minerald en leur sommant de coopérer, pour le bien d’Astrid mais aussi de leur ville qui espère beaucoup des retombées de ce festival.

Shōnen nekketsu somme toute assez classique, Ragnafall fonctionne plutôt bien dans son premier tome. Artistiquement, Marujirushi nous propose un travail qui ne dépaysera aucunement les fans de shōnen tout en apportant sa propre patte à l’ensemble. De manière générale, les situations dans lesquelles évoluent nos deux protagonistes sont assez lisibles, et l’artiste ne lésine pas sur les petit détails aux moments opportuns. En terme de scénario, on est ici face à une situation initiale assez traditionnelle avec deux héros à fort tempérament qui entament une quête anodine de prime abord avant de doucement se diriger vers le fil rouge qui tisse l’intrigue par le biais d’ennemis mystérieux et de douloureux évènements à venir. Si ce tome 1 n’apporte rien de particulièrement nouveau dans le paysage shōnen, on apprécie toutefois un cadre nordique encore peu exploité dans les mangas qui parviennent jusqu’à nous, ainsi que les deux protagonistes plutôt sympathiques. A vrai dire, il est difficile de juger Ragnafall sur ce seul tome 1, tant que les réels enjeux n’auront pas été révélés. Ragnafall possède un certain potentiel, et nous sommes curieux de voir comment celui-ci-ci sera exploité dans les tomes à venir.

Imperium Circus : crime et chapiteau

Collaboration entre le scénariste Robin Dall Armellina et les deux dessinateurs Codaleia et Alexandre Desmassias, Imperium Circus déroule sous nos yeux un univers plutôt singulier. Le manga des trois français, en effet, prends racine dans le thème du monde du cirque pour nous proposer un univers sombre et violent où les cirques sont de véritables institutions à la fois populaires mais également politiques. On y suit les aventures de Léo et Nathaniel dont l’objectif est de vaincre le cirque du Marquis Bleu afin d’obtenir le droit de créer le leur. Dans Imperium Circus, les plus grands artistes de cirque maîtrisent un pouvoir nommé « Ostend », qui se décline en plusieurs spécialités prenant la forme de divers types d’arts scéniques. Difficile de vous en dire plus sous peine d’entrer dans la spoilzone, contentons-nous donc de dire que la suite des évènements sera un peu plus sombre que prévue.

Visuellement, d’entrée de jeu, Imperium Circus nous caresse la rétine avec une très jolie couverture qui reprend les codes couleur du monde du cirque à base de rouge et de dorures. Au-delà ça, le style visuel du manga est lui aussi assez proche des canons du genre dans lequel il s’inscrit et on apprécie le travail des deux dessinateurs qui réussissent ici à retranscrire un univers qui leur appartient, avec des décors parfois grandioses et des combats qui se suivent assez facilement. Concernant l’histoire, cependant, nous sommes un peu plus mitigés. Si le scénario d’Imperium Circus n’est pas inintéressant, il peine à nous convaincre avec son univers singulier et un peu alambiqué, mais surtout à cause de ses protagonistes qui manquent un peu de profondeur.

Si le choix audacieux qui intervient vers le premier tiers du tome 1 est une excellente surprise qui rappellera de bons souvenirs aux lecteurs et lectrices d’un autre manga que l’on ne pourra citer pour éviter de vous donner trop d’indices, on est malgré tout destabilisé par la situation ainsi créée qui aurait pu être bien plus marquante si nous avions eu la possibilité de réellement nous attacher aux personnages principaux. Pour apprécier pleinement Imperium Circus, il faudra également accrocher à la thématique du monde du cirque – un choix là encore audacieux, ce thème étant souvent clivant (on n’aime ou ou n’aime pas). Malgré tout, et à l’instar de Ragnafall, il est de ces histoires qui ont parfois besoin de plus de tomes pour poser leur jeu. Il serait donc injuste de mal juger cet ouvrage à l’aune de son seul tome 1, Imperium Circus nous donnant l’impression de conserver quelques cartes dans sa manche.

Avec Ragnafall et Imperium  Circus, la collection KuroTsume démarre doucement mais sûrement. Malgré les défauts cités dans cet article, ces deux premiers tomes sont agréables à lire et suscitent notre intérêt, chacun à leur manière. Il est d’ailleurs assez cocasse de constater que ces deux mangas ont choisi des approches totalement opposées : Ragnafall avance prudemment sur des bases connues mais solides d’un pas lent et mesuré, à la manière d’un guerrier lourd ; alors qu’Imperium Circus déborde d’une certaine énergie, à l’image d’un trapéziste enthousiaste et un peu pressé qui n’hésiterait pas à prendre des risques pour épater la galerie. Chacun de ces deux titres étant doté d’un certain potentiel, nous sommes curieux de savoir ce que ceux-ci nous réservent pour la suite.

 

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