[Découverte] S’essayer au Gunpla avec le Barbatos Lupus Rex

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Comme tous les novembres, nous sommes en novembre, et c’est généralement la période où on cherche de quoi s’occuper en intérieur. Jamais avare de nouvelles expériences, l’ami Søren s’est dit que c’était l’occasion parfaite pour se mettre au Gunpla.

• Type de produit : « Gunpla », objet d’exposition à monter soi-même (modélisme)
Fabriquant : Bandai
• Public : à partir de 14 ans
• Modèle utilisé pour cet article : Barbatos Lupus Rex (tiré de la série animée Mobile Suit Gundam Iron-Blooded Orphans), type FM, échelle 1/100
Mentions utiles : produit non-fourni par la marque, article non-sponsorisé

 

Si vous êtes un ou une habituée d’animes japonais, vous connaissez sûrement la franchise Gundam de Bandai qui est l’une des plus connues lorsqu’il s’agit de causer de gros robots qui se tapent dessus. Plus précisément, et comme leur nom complet l’indique, les séries Mobile Suit Gundam mettent en scène des armures mobiles, d’effroyables machines de guerre pilotées par des humains. A peine 6 mois après sa sortie en 1980, la toute première série Gundam donne rapidement naissance aux tout premiers Gunpla (GUNdam PLAstic models), des engins tirées de la série que l’on pouvait monter et peindre soi-même. De fil en aiguille – et au fur et à mesure des calendriers de sortie de nouvelles séries – le gunpla se diversifie et évolue, proposant de nouveaux modèles mais également une amélioration globale de la qualité de produit. Le concept s’est également élargi depuis, et Bandai propose désormais des gunplas d’autres licences comme Neon Genesis Evangelion ou encore Sakura Wars.

Enfermé dans mon appartement avec la sainte trinité rhinopharyngite/sinusite/bronchite, je me suis dit que c’était le bon moment pour m’essayer au gunpla et vous proposer en même temps de jeter un œil à tout ça par le biais d’un article que je me permets, pour une fois, de rédiger à la première personne.

Déballage

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Pour cette première fois, j’ai jeté mon dévolu sur le Barbatos Lupus Rex, la dernière évolution de la star de la série animée Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans (disponible en France sur Netflix). Agréablement surpris par la qualité de cette série en deux saisons qui traite – entre autres – du business de la guerre, des enfants-soldats et de lutte des classes au sein d’une histoire mature et éloignée de certains clichés habituels, je voulais garder un souvenir de celle-ci sur une étagère. Sachant que mon âme d’enfant n’avait pas touché à un seul jeu de construction depuis des années (l’âme d’adulte ayant posé son veto en voyant le prix des lego…), un gunpla était l’occasion de retrouver le plaisir du montage combiné à l’envie d’avoir une belle figurine, le tout pour un budget relativement correct. Profitant d’une promo sur Rise of Gunpla (soutenons les petits commerces), ce Barbatos Lupux Rex m’a coûté 30€, auxquels se sont rajoutés 15€ pour le kit de montage de débutant + environ 10€ de frais de port. Je reviendrai d’ailleurs sur les fourchettes de tarifs habituelles selon les gammes vers le bas de cet article.

Le kit de débutant sus-cité est un passage obligé pour vous faciliter la vie. Il en existe différentes sortes, mais celui qui m’a été conseillé contient les bases pour commencer sereinement :

    • Une pince coupante pour détacher les pièces
    • Deux petites pinces pour saisir les pièces délicatement
    • Trois limes avec différents niveaux de grain (pour « gommer » les possibles aspérités subsistant après le détachement d’une pièce)
    • Un cutter à lame fine
    • Un outil pour détacher les pièces déjà montées (la plaque jaune sur l’image)
    • Un feutre avec pointe de taille 0,2 mm pour effectuer le lining de certaines pièces (les fameuses lignes de structures)

Concrètement, je me suis surtout servi de la pince qui est l’élément central et indispensable de ce kit. Les petites pinces de saisie, quant à elles, m’ont essentiellement servi à saisir délicatement les stickers en ayant le moins de contact possible avec la surface autocollante et à les poser avec plus de précision qu’avec les doigts. Les limes sont utiles quand vous détachez maladroitement une pièce à la pince et qu’un bout de plastique dépasse, mais faites bien attention à ne pas limer la pièce. Parfois, un dernier coup de pince est plus pertinent pour se débarrasser d’une aspérité dérangeante. Le feutre, lui, fut un peu décevant car parfois inadapté au Barbatos Lupux Rex ici présent. Le lining s’effectuant dans les sillons de certaines pièces afin de créer un effet d’assemblage, la mine de 0,2 mm s’est révélée trop épaisse dans 50% des cas. Si c’était à refaire, je pense que j’aurais acheté à part un feutre avec une mine de 0,1 mm, et de couleur grise (le noir me paraissant un peu trop contrasté).

Concernant le Barbatos Lupux Rex, le déballage des pièces a de quoi intimider ou émerveiller lorsqu’il s’agit d’une première fois. Comme vous pouvez le voir sur les photos, l’intégralité des pièces (sauf le fil de la queue, évidemment) est intégrée à des cadres de plastique d’où il faudra les extraire avec de délicats petits coups de pinces. J’avoue que la vue de tous ces cadres est assez impressionnante et excitante, un sentiment similaire à celui stimulé par nos yeux d’enfants qui se posaient sur le tas de petites pièces d’un set lego en prenant conscience de l’ouvrage final qui nous attendait derrière cette vision abstraite.

On remarque différentes couleurs, des lettres attribuées aux grilles afin de mieux les retrouver via le manuel, ainsi que du plastique, du plastique et encore du plastique… A ce sujet, le bilan écologique d’un gunpla me parait assez discutable. A la fin, on se retrouve avec des sachets et des cadres complets (contenant parfois des pièces en plus qui doivent provenir d’autres sets partageant des cadres en commun) sur les bras. Les sachets finissent logiquement à la poubelle, et bien que je me rassure naïvement en conservant les cadres dans le carton au lieu de les jeter, difficile de ne pas penser à tout ce gâchis de pétrole utilisé dans le conditionnement des pièces.

Montage

Précisons-le tout de suite : le manuel fourni est en japonais et en anglais. Même s’il n’y a pas franchement besoin de connaître une de ces langues pour reconnaître les pièces et les localiser sur leurs cadres respectifs, quelques notions très basiques d’anglais (ou de japonais, si vous maîtrisez plus cette langue que l’anglais) seront tout de même un minimum nécessaires pour comprendre certaines annotations et signalétiques. On remarque ensuite rapidement la qualité des pièces lors des premiers emboîtements, tout se rentre dedans avec une précision assez incroyable : pas besoin de forcer (ou alors très rarement), et tout s’assemble sans colle ni vis dans la pure tradition du tsugite, cet art de la menuiserie japonaise où meubles et charpentes s’assemblent également par emboîtement et se voient dotés d’une fiabilité structurelle saisissante.

On avance ainsi petit à petit en commençant par ce que l’on appelle le frame, la structure interne de ce modèle de Gundam propre à la gamme choisie (plus d’infos en fin d’article). Les premières articulations apparaissent, ainsi que l’assemblage des membres. La complétion du frame est d’ailleurs une première étape assez gratifiante, c’est à ce stade que je me rends compte de la hauteur et de la forme générale de ce qui sera le Barbatos Lupus Rex à la fin de ce montage.

Je disais un peu plus haut que la vue des cadres de plastique remplis de pièces était intimidante, et c’est vrai. Toutefois, en montant les premières pièces avec patience malgré le côté abstrait des premiers assemblages, j’ai pris confiance petit à petit : il n’y a pas vraiment de difficulté et il suffit de suivre le flow des étapes à suivre pour s’immerger dans une concentration qui fait d’ailleurs beaucoup de bien en cas de stress et/ou de certains états maladifs. C’est d’ailleurs dans ces conditions que j’ai testé ce montage : mal de crâne, nez bouché et toux se faisaient un peu oublier lorsque je me concentrais sur le montage. Par contre, installez-vous bien, car si vous passez plusieurs heures à la suite sur un gunpla sans prévoir un certain confort, vous allez vite vous faire mal au dos ou aux cervicales. Si vous êtes un vieux croûton de 30 ans ou plus comme moi, par exemple, prenez régulièrement des pauses et trouvez-vous une surface de travail où vous n’aurez pas besoin de trop vous pencher en avant. Et prévoyez une petite lampe de table pour éclairer le plan de travail si votre pièce est peu lumineuse, vos yeux vous diront merci (et vous aurez moins le réflexe de vous pencher sur vos pièces).

Je n’ai pas compté avec exactitude, mais j’ai facilement passé entre 5 et 8h pour monter ce Barbatos. Une fois le frame monté, la pose des parties d’armures n’est pas plus difficile, celles-ci s’ajoutant par insertion (via des fentes ou encore des petits trous). Le manuel semble indiquer que tout peut se monter sur le frame entier, mais je recommande tout de même de détacher les bras et les jambes pour plus de facilité. C’est également à cette étape que j’ai débuté le lining, cette délicate opération qui permet de mettre en valeur les lignes de structure avec un feutre fin.

Pour ce premier essai, j’avoue ne pas avoir atteint un résultat parfait, et j’ai fait l’erreur de passer plusieurs fois au même endroit ce qui a eu pour effet d’épaissir et d’assombrir le trait. Mes conseils sont donc de ne pas hésiter à effacer vos erreurs avec un coton-tige légèrement imbibé de dissolvant. Un peu d’eau claire si c’est encore frais, ou du dissolvant pour vernis à ongle en toute petite quantité si nécessaire peut faire l’affaire, à la condition que celui-ci ne contienne pas d’acétone (car l’acétone dissout le plastique). Et comme précisé plus haut, je recommande d’investir dans un feutre à pointe 0,1 mm en plus du 0,2 fourni avec le kit de débutant de Rise of Gunpla, le 0,1 étant bien plus adapté à certains sillons étroits de ce modèle de gunpla – et c’est sûrement pareil avec d’autres. Je conseille du gris, également, qui permet un lining plus discret que le noir, mais ceci est affaire de goût.

Le résultat final est ensuite sans appel : le Barbatos Lupus Rex a la grande classe ! Le secret est de ne pas être trop pressé et de bien rester concentré (sinon vous allez monter le bassin du frame à l’envers comme moi et ne vous en rendre compte que vers la fin…). Seule petite déception, ici : les griffes (qui sont jaunes dans l’anime, sur la boîte ainsi que sur le manuel…) sont noires. Rien de clair ne vient préciser ce fait du début de l’achat jusqu’au montage, et c’est un point qui m’a un peu gâché le plaisir de fin d’assemblage. Il existe toutefois des marqueurs spéciaux qui servent à corriger ce genre de détail (à environ 20€ le lot, par contre…), mais je regrette que cet élément n’ait pas été pris en compte par défaut sans avoir besoin de racheter des accessoires en plus.

La dernière étape, ensuite, c’est la pose. A vous de voir quelle attitude vous souhaitez conférer à votre modèle, sachant qu’une autre déception pointe le bout de son nez à ce moment précis : il n’y a pas de support fourni. Le seul élément qui se rapproche vaguement d’un support est un petit soutien permettant de porter le poids de la masse d’arme, mais il faudra acheter le vrai support à part si vous souhaitiez faire adopter une pose un peu exotique à votre gunpla. En ce qui me concerne, j’avais déjà en tête une pose très classe en plein vol toutes griffes dehors, je me suis contenté d’une pose sur pieds un peu dynamique (la figurine est très stable dans ce cas précis, d’ailleurs, pour peu que vous respectez un certain équilibre). Sur les photos ci-dessous, je l’ai placé comme s’il s’apprêtait à dégainer sa masse d’arme face à un ennemi, et le rendu me satisfait. La queue du Barbatos Lupux Rex est d’ailleurs le petit bonus cool de ce modèle, celle-ci étant un fil de fer gainé qui offre une grande liberté d’arrangement pour ajouter encore plus de dynamisme à la pose du mécha.

Infos utiles

J’en ai rapidement parlé un peu plus haut dans cet article, mais il existe toute une variété de gammes quand on parle de gunpla de chez Bandai. FM, MG, HS, PG… beaucoup d’acronymes un peu flous pour le profane et qui indiquent pourtant des informations essentielles avant l’achat. A ce sujet, je ne peux que vous recommander le thread Twitter de @pr_grorobo qui répond à l’essentiel des questions portant à ce sujet :

N’hésitez pas non plus à descendre plus bas dans ce fil de discussion pour consulter le taux de recommandation de tel ou tel modèle d’après un classement officieux effectué par un groupe d’utilisateurs, ceci afin de prendre connaissance des spécificités de certains kits.

Malgré ses airs d’ « activité de nerd » totalement non-mérités, le gunpla propose en réalité un travail de modélisme et un jeu de construction on ne peut plus sérieux. Les éléments sont de qualité, la technique nécessaire est précise et le résultat est d’une complexité à rendre fier une fois l’ouvrage terminé. Le Barbatos Lupus Rex que j’ai monté pour cet article est d’ailleurs une belle surprise qui m’a fait passer un très bon moment malgré la petite déception de fin concernant la couleur de ces griffes et l’absence de support. Une expérience qui m’a prouvé qu’il était facile de se mettre au gunpla avec certains modèles, en tout cas, mais il faudra néanmoins prévoir d’investir dans des outils supplémentaires si vous souhaitez continuer le plus sereinement possible sur cette voie.

 

 

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