[Découverte] The Wicked + The Divine : Phase Impériale

[Découverte] The Wicked + The Divine : Phase Impériale

Aujourd’hui on découvre The Wicked + The Divine : Phase Impériale, un titre édité chez Glénat Comics.

Auteurs : Gillen, McKelvie, Matthew Wilson
Nombre de pages : 192
Comic édité chez Glénat Comics
Date de sortie initiale : 11 septembre 2019
Prix : 17,50 €
Version du livre fournie par l’éditeur

Vous pouvez vous procurer The Wicked + The Divine chez Glénat.

Amour et Trahison au Panthéon

On ne va pas s’étendre sur l’histoire de The Wicked + The Divine. Elle pourrait très bien faire office de série tant les multiples événements s’y portent.

En commençant ce livre, vous aurez la bonne surprise de voir un contenu étoffé par une multitude d’interviews des… personnages du comic ! Un choix plutôt surprenant qui permet d’introduire nos héros avec des illustrations plus que sympathiques et de remettre au goût leur personnalité unique. Cela débouche sur deux bienfaits. Le premier est pour le lecteur assidu qui se rappellera très vite des événements passés et de ses dieux préférés. Il pourra déguster chacun de leurs propos et esquisser quelques sourires tout en se replongeant dans l’ambiance du comic. Le second concerne le nouveau lecteur. C’est un nouvel arc qui commence et l’on découvre la personnalité de chacun, un petit résumé de ce qui s’est passé. Nul besoin de tout relire si jamais il souhaite juste se mettre dans le bain pour en ressortir.

the wick and the divine hellLe synopsis:

Tous les 90 ans, douze dieux du panthéon se réincarnent en jeunes adultes. Ils sont aimés. Ils sont détestés. Dans deux ans, ils seront tous morts. C’est déjà arrivé. Cela arrivera encore.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que les membres du Panthéon se sont concertés et ont décidé d’étouffer le meurtre d’Ananké par Perséphone alors qu’elle était captive. Seule la déesse de la guerre Sakhmet n’est pas au courant car tous savaient qu’elle ne validerait pas cet assassinat et que ce serait un bordel sans nom si jamais cela parvenait à ses oreilles.

D’ailleurs, malgré les divers axes scénaristiques, c’est bien Perséphone qui se trouve au cœur de l’intrigue dans cette phase impériale de The Wicked + The Divine. Elle est liée aux multiples enjeux dans la vie de ces super-héros et on sent qu’elle ne fait rien pour que la paix règne. Au contraire, sa témérité va déclencher de multiples événements qui feront de Phase Impériale un arc mouvementé. Car au final, on se doute que ce n’est pas cette menace superficielle (ne spoilons pas) et ténébreuse qui fera tout l’intérêt de l’histoire. On attend plutôt de savoir comment va se décanter la relation entre les Dieux, leurs querelles, quelle trahison frappera le scénario d’un coup de fouet, quelle divinité sera sacrifiée.

Ces dieux pourraient bien instaurer la paix dans le monde mais ils sont habités par des sentiments bien humains, caractérisés chacun par des pêchés capitaux qui ne permettent pas la cohabitation ni une certaine raison collective. Ils s’emportent très vite, ils ne débattent presque pas, ils veulent imposer leur vision aux autres et au final, rien ne les distingue de nous, pauvres humains, hormis leurs super pouvoirs capables de dévaster une ville entière.

Chaos iconique

The Wicked + The Divine montre ses personnages sous différents visages et ce n’est pas toujours reluisant. Une chose est certaine, c’est que la patte graphique  affiche une certaine extravagance et cela renforce l’impression d’une lecture agréable. Les pages sont colorées surtout parce que les personnages le sont. D’autres fois elles sont sombres et au vu de tout ce qui se trame, ce côté noir est le bienvenu et permet de capter la tension qui entoure chacun d’entre eux.

La palette de couleurs est donc « divinement » maîtrisée. On peut l’avouer, on sent une certaine osmose entre le scénariste et ceux qui ont dessiné et colorié ce comic. L’histoire est de qualité et les graphismes de même. On sent les Dieux tiraillés entre leur condition céleste et leur humanité. Il en ressort comme des moments familiaux, un attachement avec des proches mais tous jonchés de dangers permanents derrière.

Les Dieux ont des vies de super-héros avec leurs avantages mais surtout leurs aléas. Néanmoins, il ne se comportent en rien comme des super-héros  et se laissent guider par leurs instincts et leurs envies. Cette pression qui les entoure, on la sent jusque dans les illustrations dans The Wicked = The Divine. On peut ne pas apprécier cet univers anarchique mais on ne peut pas nier la qualité et le soin avec lequel il est représenté. Une ambiance pop-corn, un côté punk et une inspiration des célébrités de la pop-culture pour des héros (difficile de louper le côté Rihanna et Bowie chez certains).

La Phase Impériale de The Wicked + The Divine offre un récit orageux. Les personnages caractériels et l’atmosphère tendue qui règne délivre une impression que tout peut se passer sans savoir comment les événements tourneront exactement. C’est ce qui nous plaît, cette tendance vers l’inattendu tout en maintenant une température élevée avec des protagonistes hauts en couleur. En attendant la série TV, le comic nous maintient en éveil au cours d’une lecture appréciable.

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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