[Critique] Chainsaw Man : découverte des tomes 7 à 9

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Nous en sommes au troisième volet de notre série de critiques dédiée à Chainsaw Man, et voici venu le temps de parler des tomes 7 à 9.

• Type d’ouvrage : manga shōnen
• Public conseillé : post-ados / adultes (violence graphique)
• Maison d’édition : Kazé Manga
• Auteurs : Tatsuki Fujimoto
• Mentions utiles : ouvrages en pdf mis à disposition par Kazé pour cet article (non-sponsorisé)
Lien vers nos articles sur cette série : tomes 1 à 3, tomes 4 à 6, tomes 7 à 9, tomes 10 et 11

Blood on snow

7, 8 et 9 : un trio qui annonce une fin prochaine pour Chainsaw Man, puisque la série de Tatsuki Fujimoto tirera sa révérence avec son 11ème tome (disponible, pour rappel, le 10 novembre 2021). Ces 3 volumes peuvent être séparés en deux phases pour mieux comprendre l’amorce de la fin par l’auteur. L’énorme combat qui secoue les tomes 7 et 8 va en effet placer Denji sous le feu des projecteurs avec une attaque coordonnées de plusieurs pays qui en veulent visiblement à son cœur de démon-tronçonneuse. C’est également l’occasion pour le mangaka d’introduire de nouveaux antagonistes extrêmement puissants et dotés de pouvoirs démoniaques inédits.

Le tome 9, quant à lui, pose une rupture dans le récit. Après l’intense combat à grande échelle qui a opposé Denji à celles et ceux qui en voulaient à son cœur de Chainsaw Man, les séquelles de cet affrontement sont ici placés au premier plan. C’est le tome du pansement des blessures, autant physiques que psychologiques, durant lequel les liens du trio Aki-Denji-Power vont encore plus de resserrer. Aki continue de lâcher du lest avec ses deux coéquipiers de fortune, Denji se responsabilise et c’est une Power totalement affaiblie et dépouillée de ses bravades habituelles que l’on suit au gré de ses crises d’angoisse.

Deus Ex Makima

Après le combat déjà intense proposé par les tomes précédents contre le démon-bombe et le démon-typhon, Chainsaw Man montre qu’il a encore des surprises sous le capot avec cette fois-ci un affrontement à plus grande échelle et la sensation que le monde entier s’intéresse au cœur du démon-tronçonneuse pour une raison encore inconnue. En parallèle, cette quête semble étroitement liée à l’identité réelle de Makima – laquelle se révèle finalement au cours du tome 9. On découvre également de nouveaux démons dans les tomes 7 et 8, dont un né d’une peur primaire à la puissance incommensurable. C’est d’ailleurs celui-ci qui donne naissance à plusieurs scènes parmi les plus cultes de Chainsaw Man, avec lesquelles l’auteur prouve à nouveau que tout son talent s’exprime dans la représentation immobile de l’action.

Car contrairement à une bonne partie de ses consœurs et confrères qui excellent dans la représentation du mouvement au sein d’une image fixe et qui travaillent à générer un impact visuel qui soit à la fois le plus percutant et le plus dynamique possible, les scènes d’action dessinées par Tatsuki Fujimoto ne sont jamais aussi intenses que lorsque celui-ci les représente à travers la capture d’un instant figé dans le temps. A cela s’ajoute une mise en scène théâtrale de ces scènes, et ce talent pour la composition qui atteint par ailleurs son paroxysme dans le tome 9 avec des pages ou des cases parfois dignes de toiles épiques aux accents religieux.

Ajoutons également que le grand final du tome 9 risque d’en assommer plus d’un avec un affrontement que personne n’attendait, et à travers lequel Tatsuki Fujimoto n’offre aucune pitié pour ses personnages. Plus loin que la tension dramatique habituelle, l’auteur impose ici un destin cruel – à plusieurs niveaux – à l’un des ses personnages principaux, comme pour rappeler à ses lectrices et ses lecteurs que le mangaka demeure maître en sa demeure et qu’aucun Deus Ex Machina ne viendra sauver leurs personnages favoris.

Sauvage et libre, tels sont les deux adjectifs qui continuent de décrire parfaitement Chainsaw Man. L’œuvre de Tatsuki Fujimoto continue d’avancer à son propre rythme, avec ses propres codes et références, avec toutefois le risque de rendre confus une partie de ses lecteurs en cours de route. Mais malgré quelques scènes parfois compliquées à comprendre, il se dégage de Chainsaw Man une certaine aura mystique, que l’on explique par cette mise en scène tellement typique de ce mangaka qui semble ne faire aucune concession dans son processus créatif. Une créativité qu’il nous peine d’imaginer arriver à son terme quand vient le moment de se rappeler que seuls 2 tomes nous séparent de la fin.

 

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