[Critique] Kaiju n°8 tome 2, le journal de Kafka

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Après un bon démarrage dans l’hexagone pour le tome 1 de Kajiju n°8, c’est désormais au tour du tome 2 d’investir nos bibliothèques.

Classique dans sa proposition mais pétri de bonnes idées, le tome 1 de Kaiju n°8 nous avait fait bonne impression à sa sortie en octobre dernier. Avec son héros en pleine crise de la trentaine qui se demande comment donner du sens à sa vie, le manga de Naoya Matsumoto a plus particulièrement résonné avec nos petits cœurs de trentenaires.

• Type d’ouvrage : manga de type shōnen
• Public(s) : tout public
• Maison d’édition : Kazé
• Autrice : Naoya Matsumoto
• Mentions utiles : ouvrage mis à disposition par les Éditions Kazé (article non-sponsorisé)
Liens vers les articles précédents à ce sujet : critique du tome 1

Lettres à Mina

Après avoir gagné ses pouvoirs par le plus grand des hasards et rejoint les forces de défense malgré ce lourd secret, l’ami Kafka continue son entraînement au sein du corps militaire dédié à la destruction des Kaijus. Entouré de jeunes premiers hyper-motivés et surtout terriblement balèzes, le trentenaire a bien du mal à se démarquer et va devoir mettre les bouchées doubles pour tenir sa promesse. Ce tome 2 se consacre principalement à son immersion au sein des forces de défense, mais également au relationnel qui se développe entre Kafka et les autres membres de l’unité. On y regrette toutefois un développement de personnage un peu léger concernant les jeunes recrues qui entourent notre héros.

Ce bon vieux Kafka est toujours aussi attachant dans ce volume 2. On remarque d’ailleurs que son relationnel avec les personnages plus jeunes que lui a un petit côté paternel qui se voit encore plus avec les deux soldats qui sont dans la confidence : la fougueuse Kikoru et l’ancien collègue Reno. Entre recherche de reconnaissance et profond respect pour un aîné modèle, ces liens se démarquent quelque peu des traditionnelles amitiés fraternelles du genre shōnen.

Quand le métamorphe ose

Visuellement, ce tome 2 est toujours aussi efficace, même si les combats y sont un peu plus rares que dans le tome précédent en raison de la prépondérance de scènes du quotidien au sein des forces de défense. Malgré tout, l’action continue de dépoter, et les apparitions du Kaiju n°8 sont toujours aussi percutantes – à l’instar de ses coups. La mangaka se permet même quelques moments de fulgurance notamment avec ce combat qui se résout via un final en trois étapes superbement mis en scène.

On pourra effectivement critiquer le fait que Kaiju n°8 ne réinvente pas la roue du shōnen, mais sa capacité à en reprendre les codes sans virer dans la caricature ni tomber dans les poncifs du genre suffit à en faire un excellent manga. A cela se rajoute cette touche si personnelle que l’on doit à ce héros tout droit sorti du quotidien, faisant de Kaiju n°8 un manga qui fait ce qu’on attend de lui et qui le fait bien.

Petit chouchou de cette fin d’année, Kaiju n°8 continue d’entamer son ascension avec un tome 2 qui alterne entre le développement de personnage et les bonnes grosses patates de forain qui ont marqué le 1er volume. Le dernier manga de Naoya Matsumoto ne réinvente pas le shōnen mais celui-ci en a parfaitement compris l’essence et propose ici une histoire bien calibrée avec quelques touches personnelles qui lui permettent de sortir du lot.

 

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