[Découverte] Ariadne : entre Gunnm et Dragon Quest

glénat ariadne l'empire céleste

Glénat a publié il y a quelques jours le manga Ariadne : l’Empire céleste et son premier tome a révélé tout son potentiel.

Ariadne l’Empire Céleste représente la dernière création de Norihiro Yagi. Vous connaissez probablement le manga pour son œuvre la plus réputée, Claymore. Fin juin, la maison d’éditions Glénat a décidé de publier son dernier shōnen fantasy. Le titre met en scène un jeune garçon aux capacités prometteuses venant à la rescousse d’une princesse surprenante. Si le schéma est classique de prime abord, les différents rebondissements promettent une aventure épique pour la suite. Revenons en quelques lignes sur notre découverte du premier tome d’Ariadne : l’Empire Céleste, ceci après le partage de sa bande-annonce ci-dessous.

Un univers fantastique

Une cité volante, voici ce dont rêve Lashil, le héros du manga Ariadne : l’Empire Céleste. Et lorsque l’on en voit le bout du nez, on ne peut s’empêcher de voir une thématique vue et revue dans le domaine culturel japonais. Dans nos contrées, l’idée est venue avec le voyage de Gulliver et la fameuse Laputa, Star Wars l’a accentué dans notre société moderne. Cela dit, dans les pensées nipponnes, le phénomène s’est amplifié grâce à certaines œuvres qui ont marqué le public. La forteresse volante de Laputa a même été reprise dans un classique de Miyazaki, le Château dans le Ciel. Si la communauté jeu vidéo peut se souvenir de ses grandes et passionnantes heures sur Baten Kaitos (d’autres citeront Bahamut Lagoon et Skies of Arcadia), comment ne pas penser au non moins célèbre Gunnm en feuilletant le premier tome du manga de Norihiro Yagi ?

Gunnm, rebaptisé Alita par les Américains, a été scénarisé et dessiné par Yukiro Kishiro. On a même eu droit à une adaptation par Hollywood l’année dernière et cela a donné lieu à un film plutôt bon, Alita Battle Angel. Certes Lashil n’a pas encore l’aura ni le charisme d’une Gally mais différents éléments rappellent aisément ce qui se passe autour de Zalem. Les personnages qui vivent ainsi sous cette cité volante font partie du commun des mortels, du moins on le pense pour le moment. Le héros rêve de la visiter et tout comme Gally, il n’est pas vraiment humain et reste doté de facultés extraordinaires dues à ses origines, avec quelques armes supplémentaires données par son papy.

Par contre, contrairement à Gunnm, la cité volante n’est pas omniprésente. Elle disparaît rapidement, reste secrète et fait donc partie d’un ensemble d’îles. Et c’est aussi dans ce domaine que Ariadne : la Cité Céleste me fait penser à des œuvres s’illustrant par l’exploration d’une planète par ses deux héros.

Que le monde m’ouvre ses portes !

Pour l’histoire, Ariadne raconte donc l’histoire de Lashil qui rêve d’un ville dans le ciel. Dans ses promenades habituelles, il croisera la princesse Leana provenant tout droit de la cité volante aperçue après quelques pages. Une amitié naît rapidement et pour cause, les deux protagonistes partagent le même rêve : découvrir le monde. Dans un simple monologue, la jeune femme révèle son plus grand désir :

J’ai voulu voir de mes yeux les douze autres espèces non-humaines, les montagnes qui dominent solennellement le monde, les sept mers aussi vastes qu’impétueuses, les bois abyssaux où les hommes n’ont pas le droit de pénétrer et ce fleuve au cours si violent qu’il charrie même une île. La chaîne des monts enflammés dont on entend encore les échos et les dunes désertiques irradiant l’iris. Sans oublier la cataracte d’or qui se hisse vers le firmament…

Nous sommes à la page 40 et le titre nous révèle déjà ses grands axes, la promesse d’un voyage aux quatre recoins du monde avec ses multiples dangers. Seul problème, Leana est poursuivi et promise à un destin pas très reluisant. Dans sa fortune, elle est tombée sur Lashil qui, lui aussi, rêve de découvrir les monts et merveilles de cette terre qui lui limite son champ d’action depuis bien trop longtemps. Le jeune homme rêve d’élargir son horizon et il est alors séduit non pas par la jeune femme, mais par son rêve d’explorer l’inimaginable. Lashil se transforme alors en chevalier au grand cœur et se promet d’être le protecteur de Leana.

En cela, le voyage des deux héros m’en ont rappelé d’autres. J’ai évoqué Dragon Quest mais j’aurais pu citer d’autres titres édités par Square Enix ou de grandes œuvres telles que One Piece principalement pour le côté nouveau monde et exploration. Des créatures fantastiques, des endroits imaginaires avec leurs propres caractéristiques et des populations qui se découvrent petit à petit.

Pas seulement de l’exploration, du combat !

La particularité de Lashil, c’est que c’est clairement une machine de guerre. Il bénéficie de l’énergie photonique, ce qui lui permet de puiser dans des ressources illimitées pour chacun de ses combats. Il est parvenu à maîtriser ses compétences et acquiert des techniques utiles face aux adversaires. S’il parvient à se débarrasser aisément des premiers ennemis, l’adversité gagne en amplitude au cours de son voyage. C’est à partir de là que le scénario dévoile des bribes d’intrigue. On découvre le monde en même temps que Lashil mais avec quelques éléments supplémentaires. On est donc déjà curieux de savoir qui sont ces sept lames, ces membres de la garde royale rapprochée, cet inconnu doté d’une puissance incommensurable, les onze disparus et s’il en existe d’autres comme Lashil.

En matière d’équipement aussi, nous cueillons des détails de la part d’un marchand qui semble connaître les reliques de l’ancienne guerre, preuve qu’il doit en existe des masses et qu’elles devraient jouer un rôle prépondérant dans les différents affrontements d’Ariadne. Quand on sait qu’il existe d’autres îles, que des stratégies à grande échelle semblent naître, on se dit que l’on ne connaît encore rien de ce monde. En cela, Norihiro Yagi parvient à disséminer quelques indices partout et à nous intriguer de bien belle manière.

Vous pouvez découvrir un extrait d’Ariadne : l’Empire Céleste sur le site officiel de Glénat.

L’auteur de Claymore parvient à ficeler son histoire avec qualité, à densifier sa plume lorsque les rencontres gagnent en importance et à l’alléger pour laisser place à un ton parfois plus léger. S’il reprend certaines thématiques propres à la culture japonaise, il n’en oublie pas de tisser sa propre toile avec une accointance pour l’exploration et la création d’un nouvel univers dans ses diverses composantes. Ce premier tome d’Ariadne L’empire céleste représente sans aucun doute l’un de nos coups de cœur de l’été.

Toujours dans la magique potion du jeu vidéo !

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