[Découverte] Batman Anarky : on en voulait bien plus

[Découverte] Batman Anarky : on en voulait bien plus

Un récit complet avec un vilain assez peu mis en scène.

Public visé : 13+
Collection : Urban Comics

Date de sortie : 27 Novembre 2019
Pagination : 272 pages

Le retour d’un vilain

Si vous êtes amateurs des jeux mettant en scène le chevalier de Gotham City, vous avez une certaine connaissance d’Anarky. Le personnage apparaissant dans Batman: Arkham Origins et étant mentionné dans Batman: Arkham Knight. Inspiré de V, du V pour Vendetta d’Allan Moore (Watchmen), Anarky est un antagoniste utilisé pour aborder des thèmes plus philosophiques et politiques.

Mais dans cette tradition, le récit proposé par Brian Buccellato (Uncanny X-men, Superman) et Francis Manapul (Adventure Comics, Flash) ferait presque exception tant l’aspect politique est mis au second plan remplacé par le thème bien plus récurrent de la vengeance.

Alors que le détective Harvey Bullock enquête sur la multiplication de symboles anarchiques peints sur les murs de la ville, le Chevalier Noir remonte la piste de cadavres d’enfants sur les docks. Sans le savoir, leurs investigations vont tendre l’une vers l’autre et leur révéler un adversaire commun : Anarky !

Une histoire Puzzle

Porté sur 272 pages par un esthétisme changeant, Batman Anarky est un récit qui promet beaucoup : guerre de gang, chapelier fou, traite d’enfants, corruption des politiques, pieuvre géante et révolution sur fond de réhabilitation de quartiers défavorisés. Malheureusement, il ne tient pas toutes ses promesses. Sans spoiler, disons simplement que les sujets précédemment cités sont effleurés, presque saupoudrés, voire oubliés en plein récit pour ne traiter que de la vengeance et de l’opposition entre Bullock et Batman.

Si la première partie conclut presque l’histoire à elle seule, les suivantes serviront à donner de plus amples détails ou d’autres points de vues à la première histoire narrée, à l’instar d’un Pulp Fiction. Mais ce qui fonctionne bien au cinéma est un peu plus laborieux en comic-book. A ce titre, Les Indes Fourbes de Juanjo Guarnido (Blacksad) et Alain Ayroles s’en sort bien mieux en proposant trois narrations pour un même récit.

Et puis Batman Anarky n’évite pas le défaut habituel des récits de l’homme chauve-souris, en mettant en scène des déductions parfois sorties de nulle part ou des raccourcis bien pratiques. Un récit complet loin d’être mauvais, mais qui ne marquera pas les esprits pour autant. Et si vous ne deviez choisir qu’un récit de Gotham en cette fin d’année, précipitez-vous sur Joker Renaissance.

Quand on vous disait qu’il était inspiré de V

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Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

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