Jessica Jones Saison 3 : La critique sans spoiler

Jessica Jones

Disponible sur Netflix depuis le 14 juin, la saison 3 de Jessica Jones marque la fin du partenariat entre Netflix et Marvel. Au contraire des autres séries superhéroïques, les auteurs ont eu le temps de boucler les arcs narratifs. Retour sur l’ultime saison.

Iron Fist ou Daredevil n’ont pas eu l’occasion de profiter de fins anticipées, l’arrêt brutal des séries a pu laisser un manque, un goût d’inachevé, des interrogations. Pour Jessica Jones, le cas est légèrement différent. La série a eu le temps de s’adapter au changement de stratégie et de se réécrire pour proposer une véritable saison finale.

Un rythme (presque) retrouvé

La saison précédente manquait terriblement de rythme. La cause principale venant de l’absence de réel antagoniste. La saison débutait avec un suspens sur les motivations de celle qui semblait s’opposer à Jessica mais passés les premiers épisodes, le principal ennemi de notre héroïne était elle-même, tiraillée par des choix cornéliens.

Il faut dire que proposer aussi bien qu’un David Tennant (que vous pouvez retrouver dans Good Omens) en homme pourpre était compliqué. Comme quoi, dans toute oeuvre c’est bien le méchant qui rythme la narration.

Quoiqu’il en soit Jessica a affaire à forte(s) partie(s) avec notamment un tueur en série inspiré du personnage de FoolHunter, un psychopathe tuant tout ceux dénués, selon lui, d’âme poétique. Par inspiré il faut comprendre que la série reprend la véritable identité du personnage de comics en retravaillant complètement ses motivations et mode opératoire mais aussi en le dépossédant de tout nom de code ou costume. Une partie de l’immersion dans les séries Netflix passant par l’absence de costumes.

Cette opposition va déboucher sur une seconde contre Patsy Walker, qui apprend à utiliser les pouvoirs acquis lors de la saison précédente. Sœur et meilleure amie de notre héroïne, elle a aussi, depuis la saison 2, le statut de meurtrière de la véritable mère de Jessica, ambiance…

Cette saison tente d’ailleurs de nous montrer les points de vue de la brune défaitiste et de la blonde ultra-active en proposant deux points de vue sur une même scène. Mais ces scènes flashbacks n’apportent rien de réellement nouveau et cassent justement le rythme de la narration. On comprend comment un personnage a obtenu une information particulière mais sans apporter un twist scénaristique ou une information réellement pertinente.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Mais plus que les personnages c’est le thème principal qui animera la saison : L’héroïsme. Entre ceux qui veulent faire le bien, ceux qui le font par hasard, ceux qui s’en passeraient bien, tout revient à une maxime bien connue des amateurs de héros en collant : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

A ce sujet, Jessica s’est toujours défendue d’être une héroïne et de n’en avoir rien à f*utre. A l’inverse, depuis la saison précédente, Patsy est obnubilée par le rôle de héros. Cette fixation étant à la fois une drogue et un baume à son égocentrisme dévorant cultivé par sa mère pour en faire une enfant star. Se rajoutent les personnages secondaires, nouveaux ou « historiques », dévoilant encore plus de facettes de cette thématique souvent abordée et tout aussi souvent évacuée d’un revers de main.

Nos personnages sont alors confrontés à des choix les entraînant dans des cercles vicieux,que ce soit Jessica qui couve sa sœur, Patsy qui ne tient jamais ses promesses et est incapable de se remettre en question plus de quelques secondes, Hogarth, l’avocate mourante qui tente de se racheter en détruisant encore et toujours, Malcom tiraillé entre but et moyens…

Jessica Jones se termine de bonne manière, sans pour autant rivaliser en qualité avec sa première saison. Si votre temps de visionnage n’est pas extensible la concurrence est rude entre Good Omens, Black Mirror et The Boys ou Stranger Things dans quelques semaines.

Quant aux héros Marvel il faut attendre les annonces Disney pour espérer leur éventuel déménagement sur Disney+.

Personne ne lis jamais ces encarts (mais tu peux cliquer sur les liens)

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.

Mot de passe oublié

sed elementum diam neque. felis libero lectus libero Sed