TEST – Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau

Nintendo et Koei Tecmo proposent un nouvel épisode de sa franchise Hyrule Warriors intitulé « L’Ère du Fléau ». Disponible sur Nintendo Switch, découvrez en plus dans notre test ci-dessous.

HYRULE WARRIORS – L’ÈRE DU FLÉAU


Développeur : Koei Tecmo, Omega Force
Éditeur : Nintendo
Support :  Nintendo Switch
Version pour le testNintendo Switch
Genre : Hack ‘n’ slash
Date de sortie :
20 novembre 2020


C’est en septembre que nous avons eu les premiers échos de Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau. On apprenait alors que le titre, développé conjointement par Nintendo et Koei Tecmo, nous propose un scénario se déroulant 100 ans avant The Legend of Zelda : Breath of the Wild, autrement dit, nous pourrons revivre les événements de ce Grand Fléau qui a entrainé la chute d’Hyrule dans un tout nouvel opus d’Hyrule Warriors, qui sera donc le second (le premier étant le portage de Hyrule Warriors, Definitive Edition) sur Nintendo Switch. Ainsi, alors que la suite de Breath of the Wild, petite pépite qui avait fait briller nos yeux lors l’E3 2019, s’annonce comme la sequel de Breath of the Wild, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau se présente donc comme son préquel. Avec son lot de vidéos  (à retrouver par ici,  par , et même encore  là-bas), on peut même déjà s’essayer au titre dans une démo du titre disponible depuis le 28 octobre. Après plusieurs heures de jeu, je vous avais présenté ma preview du titre, il est maintenant temps d’en faire le test…


It’s dangerous to go alone…

Je vous en parlais dans ma preview, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau introduit un nouveau petit personnage ! En effet, c’est en suivant l’aventure de ce mystérieux petit Gardien blanc qui remonte le temps (en essayant d’échapper aux Gardiens corrompus par le Fléau qui s’attaquaient au château d’Hyrule), que l’on découvre l’histoire qui s’est déroulée avant la chute de Hyrule, 100 ans avant les événements de Breath of the Wild. Celle-ci se dévoile à travers des cinématiques (non sans nous rappeler les Souvenirs que l’on visionnait dans l’opus de 2017) qui sont vraiment de toute beauté ! De plus, elles promettaient de combler les ellipses de la narration de BotW, nous donnant plus de détails concernant le recrutement des quatre Prodiges capables de piloter les Créatures Divines censé arrêter Ganon, ou encore sur la corruption des gardiens qui entraineront la défaite du royaume d’Hyrule.

Bien que j’avais du mal à envisager comment le scénario allait s’imbriquer dans ce genre musô/hack’n’slash (pas forcément connu pour mettre en avant son scénario qui ne sert habituellement qu’à poser le contexte), force est de constater que les animations, parfois proches d’un film d’animation, s’enchaînent parfaitement à travers les missions du titre. Je me suis même retrouvée plusieurs fois à me ruer sur les objectifs pour terminer une mission au plus vite et redécouvrir cette histoire qui, voyage temporel oblige, nous transporte forcément dans une dimension quelque peu modifiée au côté  de ce petit gardien. Quant à la direction artistique, bien que je pourrais continuer d’être qu’éloge pour les cutscenes, les phases de combat changent la donne… En effet, les environnements traversés sont peu détaillés et un flou général se fait ressentir. Alors certes, nous ne sommes pas à l’abri d’un patch day one qui améliorerait (on l’espère) les performances, mais malheureusement, en l’état, le résultat à l’écran n’est pas satisfaisant et parait bien fade à côté de la claque visuel qu’on avait ressenti face au monde ouvert de Breath of the Wild. Concernant la bande-son, on alterne entre ce que l’on connaissait dans les précédents opus, que ce soit dans BotW ou dans la franchise Hyrule Warriors… Elle est soutenue sans forcément être transcendante. Rien de bien nouveau sous le soleil donc, mais qui fonctionne toujours autant. Par contre, on est ravie de retrouver pour le doublage français, les voix des différents personnages que l’on découvrait dans l’opus de 2017 ! Et encore une fois, on ne peut qu’applaudir la performance des comédiens.


… Take This !

Concernant le gameplay, il est très similaire aux précédents Hyrule Warriors et on se retrouve donc avec un hack’n’slash, dont la recette n’est pas nouvelle mais reste diablement efficace : versez une quantité conséquente de personnages jouables, agrémentez chacun d’entre eux de techniques bien spécifiques, garnissez les d’attaques Musô et faites mijoter le tout avec des vagues d’adversaires bien barbares pour en faire un plat classique mais dont on ne se lasse jamais. On se retrouve donc à alterner entre attaques simples et puissantes afin de créer des combos dévastateurs pour venir à bout des centaines d’ennemis qui nous font face. Comme dans BotW, on peut même effectuer une esquive parfaite qui nous permettra d’enchainer une volée d’attaques qui se révèlera fort utile contre les mini-boss de chaque zone. D’ailleurs, chaque Héros dispose d’un style de jeu, un coup fatal et une capacité spéciale qui leur sont propres (sauf Link qui peut contrôler trois types d’armes qui ont chacune leur capacité et leur style de jeu). À cela s’ajoutent des options partagées par tous les personnages comme les baguettes élémentaires qui, une fois subtilisées aux sorciers, vous permettront d’envoyer une attaque de feu, de glace ou de foudre. Tous les combattants pourront également utiliser les pouvoirs de la tablette Sheikah  (Polaris, les Bombes, Cryonis et Cynétis) qu’il faudra utiliser à bon escient (temps de rechargement oblige). Il faudra également glaner les pommes et les conserver pour vous soigner dans les moments les plus opportuns. Et ce n’est pas tout : on se retrouve également pilote des Créatures Divines dont on doit prendre le contrôle pour détruire des vagues de mobs en masse. Et c’est vraiment plaisant ! Petit point sur les amiibos, comme d’habitude il faut les poser sur le point de contact NFC afin de recevoir des récompenses en jeu : armes, matériaux… A noter que vous ne pouvez pas utiliser plus de 5 amiibos par jour.



Musô oblige, le tout sera probablement assez vite répétitif, mais force est de constater que ce sentiment s’est montré moins présent que dans son prédécesseur de la franchise. En effet, le système de combat instaure une mécanique de contre qui « casse » ce côté redondant, et le fait que l’on retrouve les personnages que nous avons croisés en arpentant Hyrule dans Breath of the Wild, ou que nous avons appris à connaitre en retrouvant les souvenirs de notre Link amnésique m’a sans doute fortement donné envie de poursuivre cette aventure… D’ailleurs les deux titres partagent également le même moteur et de nombreux éléments graphiques : ainsi, on se retrouve face aux mêmes monstres, les même environnements, la même carte… D’ailleurs, cette dernière sera le centre de coordination des événements que vous mènerez. En effet, sur cette dernière s’affichera différentes icônes représentant les différentes destinations et/ou missions à mener afin de faire évoluer les personnages. Que ce soit des batailles à gagner, des matériaux à récolter, ou simplement des lieux à débloquer (boutiques, relais, centre d’entrainement, forgeron, teinturier…), c’est tout un tas d’éléments à découvrir et de combats à remporter qui nous attendent dans Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau. Il faudra aussi veiller à dépenser les ressources collectées au fil des combats pour débloquer ces éléments ou des recettes afin d’améliorer nos héros. A noter que la carte est divisée en différentes régions et que vous augmentez votre réputation en apportant votre contribution à chacune d’elles en réalisant les différentes missions.


note5 ghost stories viticulture joraku cowboy bebop everdell
Pour résumer, malgré un manque certain de finesse dans les phases de combats (en termes graphiques comme dans sa fluidité), force est de constater que Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau est un hack’n’slash dont la recette n’est pas nouvelle mais reste diablement efficace, bien rythmée et agréable à prendre en main. Le petit plus du titre (et non des moindres), c’est qu’on se retrouve avec l’intrigue des événements qui se sont déroulés 100 ans avant The Legend of Zelda : Breath of the Wild, lorsque le Grand Fléau s’est libéré, entrainant la chute d’Hyrule, permettant au titre de se révéler comme un véritable préquel à BotW (et non qu’un simple spin-off). Bien que le genre est fortement répétitif, le titre s’est révélé que très peu redondant, grâce notamment à son scénario bien ficelé et ses cinématiques que j’avais hâte de découvrir. Bien que j’espère quand même un patch day one (pour améliorer les phases de combats), je n’ai pas vu passer la vingtaine d’heures qu’il m’a fallu pour venir à bout du scénario principal du titre de Koei Tecmo et Nintendo. D’ailleurs, il est temps pour de retourner en Hyrule pour terminer toutes les quêtes annexes, et accessoirement, poutrer du mob en masse…


C’est ainsi que s’achève notre test de Hyrule Warriors, L’Ère du Fléau qui sortira le 20 novembre sur Nintendo Switch.


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Points forts

  • Le scénario qui comble les ellipses de BotW ♡
  • Les cinématiques ♡
  • Le doublage français ♡
  • Le gameplay propre à chaque héros
  • Le pilotage des créatures divines
  • Tous les clins d'oeil à Breath of the Wild
  • Le petit Gardien blanc mystérieux ♡

Points faibles

  • Les phases de combats, graphiquement parlant
  • Les phases de combats qui manquent de fluidité
  • Une certaine répétitivité, inhérente au genre
7.5

Good

Co-fondatrice de Try aGame, aventurière dans l'âme et héroïne de la prophétie à ses heures perdues, RedHo a sauvé notre monde 17 fois des forces du mal. La légende raconte qu'elle aurait un masque de Majora pour se téléporter à Hyrule. En attendant la prochaine menace, elle écrit pour Try aGame.

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