Quand Mana Books et jeux vidéo ne font qu’un

Mana Books

Mana Books poursuit ses publications autour du jeu vidéo, ce qui permet à des licences comme Sekiro, Dragon Quest, Final Fantasy, Ni No Kuni et bien d’autres d’enrichir leur univers.

Le manga et le jeu vidéo ont toujours su tisser un lien inébranlable pour rapprocher leurs univers. Non seulement le jeu vidéo a su s’approprier des univers tirés des bouquins japonais depuis des décennies mais le chemin inverse se dessine tout aussi bien. Chez Mana Books, on prend clairement le parti d’éditer des licences de jeux vidéo en manga. Comme ils aiment le souligner, ils ont accéléré le processus depuis 2017 avec des collaborations avec de gros studios sur des licences telles que Overwatch, Metal Gear Solid ou Sonic. Encore ces derniers mois, cela a notamment été le cas pour Sekiro, Persona 3 et Assassin’s Creed que nous avons déjà évoqué sur Try aGame. En 2020, la tendance n’a pas disparu malgré la crise sanitaire que nous vivons. Alors revenons petit à petit sur les sorties manga de Mana Books autour des licences de jeux vidéo.

Dragon Quest: Emblem of Roto Returns

  • Prix: 7,90€
  • 216 pages pour un One-Shot.
  • Dimensions: 115x175mm
  • Date de sortie: le 27 août 2020

Avant tout, portons toute notre attention à la couverture du manga d’une grande beauté. La qualité matérielle fait qu’il est autant agréable à l’œil qu’au toucher. Trois panoramas pour illustrer ses trois personnages principaux, des dorures pour agrémenter le tout et les artisans soulignés au top. Kamui Fujiwara au dessin, Chiaki Kawamata au concept et Junji Koyanagi au scénario. Sachez que Dragon Quest: Emblem of Roto Returns fait suite à la publication des 21 tomes d’Emblem of Roto. Ici on nous raconte la genèse des histoires d’Aster, Jagan et Kadal.

Pour chaque arc, nous avons droit à des pages en couleur dont certains plans sont fantastiques. La plume de Kamui Fujiwara parvient à se démarquer du dessin original de l’univers Dragon Quest tout en le respectant assez pour qu’on le reconnaisse. Les personnages restent charismatiques et les affrontements bien retranscrits.

Au niveau du récit, il se découpe donc en 3 arcs et plus de 60 pages pour chacun des personnages dont on nous narre l’histoire. Mieux encore, alors qu’ils auraient pu simplement découper et ne faire aucun lien entre les trois histoires, Junji Koyanagi s’attarde à relier les trois histoires entre elles. On nous offre donc des entre-actes aux récits fascinants et détaillés. Cela peut paraître comme des gros pavés mais scénaristiquement, c’est riche en contexte et cela nous permet de suivre en détail le déroulement des événements d’une époque à une autre.

D’ailleurs, à travers ces 3 récits, on réalise que la mythologie Dragon Quest est captivante et bien ficelé. Lorsque l’on lit la genèse de Jagan, on reste attaché aux personnages et leur destin. C’est d’ailleurs celui qui m’a le plus captivé. Les deux autres sont également de qualité et rappellent que la place de la femme dans les moments importants reste déterminante. Si les héros masculins tentent de les protéger et les laisser à l’arrière, elles montent au front pour leur rappeler qu’elles ne sont pas des êtres inférieures à protéger. Elles sont de véritables guerrières. C’est aussi ça la force de Dragon Quest dans Emblem of Roto Returns, les protagonistes profitent d’un gros travail d’écriture et de mise en scène.

En résumé, un incontournable pour tous les fans de Dragon Quest.

Ni no Kuni L’Héritier de la Lumière et le Prince Chat – Tome 1

  • Prix: 6,90€.
  • 192 pages.
  • Dimensions: 115x175mm.
  • Date de sortie: le 3 septembre 2020.

On connaît la franchise Ni no Kuni dont le dernier jeu sur PlayStation 4 a fait l’unanimité. Komestai avait d’ailleurs proposé un test nous présentant son univers à la direction artistique ô combien merveilleuse. Le film est même apparu sur Netflix ces derniers mois, la critique est disponible à cette page. Mana Books nous propose donc de prolonger l’aventure avec le manga intitulé Ni no Kuni: l’Héritier de la Lumière et le Prince Chat qui sera donc composé de deux volumes.

Dans le premier tome, le personnage principal s’appelle Tasuku Arisawa. Son quotidien tourne autour de son club de Kendo et de son petit frère Tsubasa qu’il souhaite protéger et rendre fier à tout prix. Vous l’aurez compris, il tient à ses responsabilités et à maintenir sa famille à flot depuis la mort de ses parents. On ne verse pas encore dans l’originalité puisque c’est une situation familiale que les Japonais (notamment) aiment mettre en scène.

L’histoire se lance alors soudainement avec l’apparition d’un homme qui provoquera le voyage de Tasuku vers le monde de Ni no Kuni. À partir de là, le héros se découvre des pouvoirs insoupçonnés et devra vaincre les forces du Mal. Néanmoins, les particularités des deux mondes et de l’affrontement qui a lieu cachent bien des surprises. Le scénario sera sujet à de multiples rebondissements et vous en dire davantage serait synonyme de spoil, ce que nous désirons éviter !

Un premier tome prometteur et un second tome à suivre de très près lorsqu’il sera disponible en librairie.

Final Fantasy XV: The Dawn of the Future

  • Prix: 17€
  • Un roman de 408 pages.
  • Dimensions: 140x225mm.
  • Date de sortie: le 3 septembre.

Final Fantasy XV n’a pas reçu que des louanges de la part de la presse. Néanmoins, ce n’est pas l’univers ni les personnages qui ont été décriés. Au contraire, le public reste très attaché à eux. Dans le roman The Dawn of the Future localisé par Mana Books en France, on retrouve les célèbres Noctis, Ardyn, Aranea Highwind et d’autres protagonistes que l’on a connu à travers le jeu et ses extensions. On nous annonce d’ailleurs d’emblée qu’il s’agit d’une vision alternative du monde de Final Fantasy.

La première chose qui frappe, c’est que visuellement, le roman envoie du lourd. On retrouve alors en première et dernière de couverture des artworks et des illustrations de Final Fantasy XV. Comment ne pas être tenté de s’emparer du bouquin de plus de 400 pages à la vue de ces majestueux dessins. Le plaisir se poursuit d’ailleurs en ouvrant le livre. On retrouve un autre artwork puis une succession de pages qui introduisent, ou plutôt résument, FF XV. Du départ d’Altissia jusqu’aux adieux à Lunafreya tout en poursuivant les descriptifs sur Ardyn et d’autres personnages importants, on a de quoi se remémorer et se remettre tous les événements en contexte.

Rassurons les petits lecteurs, les 400 pages affichées ne font pas tellement peur. La police de caractère est bien grande et le rythme du récit se montre soutenu. On ne voit pas le temps passer que l’on a déjà passé une cinquantaine de pages. Pour les habitués de la lecture, cela se lira assez vite. Pour les autres, vous pourrez avancer à votre rythme sans crainte de s’éterniser ou d’être perdu dans l’histoire.

Un récit bien inspiré et brillamment ancré dans l’univers de Final Fantasy XV. Le speech principal se résume à une question cornélienne: « Lutter contre les dieux ou se soumettre au destin ? ». A vous de découvrir quelles voies ont été empruntées par les héros.

Final Fantasy VII: On the Way to a Smile

  • Prix: 8,90€
  • Un roman de 290 pages.
  • Dimensions: 110x178mm
  • Date de sortie initiale: le 28 mai.

final fantasy vii mana booksOn voyait mal Mana Books ne pas profiter de la sortie de Final Fantasy VII Remake sur PlayStation 4. L’occasion était belle et elle a été saisie par la maison d’éditions. L’objectif affiché est de développer scénaristiquement l’univers du jeu. Il a donc été choisi de se placer deux ans après les événements du jeu vidéo.

Si le roman compte bien 290 pages, il est surtout découpé en sept histoires écrites par Kazushige Nojima. Ce nom doit résonner aux oreilles de nombreux fans de la saga (entre autres). Il a effectivement participé à l’écriture de jeux tels que Final Fantasy VII, FF VIII, FF X, FF XIII et même FF VII Remake mais aussi les Kingdom Hearts et le mode aventure de Super Smash Bros Brawl. Bref il a baigné dans l’univers et il ne risque pas de partir dans des incohérences et des violations de certains personnages en matière de crédibilité scénaristique.

L’ensemble des histoires fait donc 30 à 40 pages, hormis le dernier arc sur la Shinra qui doit bien compter 80 pages. Contrairement à FF XV The Dawn of the Future, la police d’écriture est classique. Une nouvelle fois, on félicitera l’auteur de la couverture qui a fait un travail remarquable pour mettre en avant les héros du jeu.

Scénaristiquement, sans aucun spoil, je ne peux que reprendre le résumé au dos de la page pour vous indiquer quels récits le livre nous réserve.

Pourquoi Cloud s’éloigne-t-il de Tifa après l’ouverture du Septième Ciel ? Rouge XIII trouvera-t-il sa place parmi les hommes ou parmi les bêtes ? Dans quelle quête Barret s’embarque-t-il en compagnie de Cid ? 

La curiosité est un vilain défaut mais elle permet de se laisser porter par les petites histoires de Kazushige Nojima qui apporte encore de la profondeur au récit de Final Fantasy VII.

Odin Sphere Leifdrasir

  • Prix: 7;90€
  • 216 pages.
  • Dimensions: 130x180mm
  • Date de sortie: 9 juillet 2020 pour le tome 1, 17 septembre pour le tome 2.

L’univers d’Odin Sphere est peut-être moins réputé que les précédents énoncés. Pourtant, le jeu Leifdrasir n’a connu que des satisfaits parmi les habitués au genre. Le gameplay était réussi, l’univers était tout aussi sympathique et les personnages restaient bien pensés. C’est donc avec logique que Mana Books a pris les choses en main pour étendre son univers au domaine du manga.

De prime abord, le trait de Tomoyuki Hino peut surprendre même s’il est fidèle à l’oeuvre originale qui baigne dans la fantasy. Néanmoins, plus on avance dans le récit, plus on s’y accoutume, mieux on s’attache aux personnages et plus on reste captivé par le déroulement des événements. Il faut dire que la quête de la jeune princesse Mercedes reste touchante tant elle ne se laisse pas décourager.

Une série à conseiller à tous les fans de la licence de Vanillaware.

Danganronpa 2

  • Prix: 7,90€.
  • 194 pages.
  • Dimensions: 130x180mm.
  • Date de sortie: 19 mars 2020.

Danganronpa est un jeu connu mais son public reste de niche. Néanmoins la narration en manga lui va bien puisque l’univers se repose sur des mécaniques de visual novel. Cela fait donc 10 ans que l’on retrouve Monokuma rythmer les vies des lycéens qui l’entourent. Dans Danganronpa 2 (qui en est à son 2e volume en France aux éditions Mana Books), il martyrise le héros Hajime Hinata et ses collègues avec une idée digne d’un Battle Royale.

Propulsé sur l’île de Jabberwock, il contraint les lycéens à se tuer entre eux si jamais ils veulent quitter l’île. Cela dit, ne vous attendez pas à des bains de sang et des affrontements à l’épée. On tourne plus autour des enquêtes et la recherche d’indices sur les crimes commis. En effet, lorsqu’un meurtre est commis, si le coupable est trouvé, il est condamné. Dans le cas contraire, tout le monde sauf lui est jeté en pâture.

Enquêtes et poker menteur pour un concept à moitié original. Le suspense est maintenu et il est difficile de trouver le vrai coupable avec les différents jeux d’acteur. Et on se demande surtout à la fin de ce premier tome, comment cette histoire va se terminer ? Rentreront-ils éternellement dans le jeu de Monokuma ? Affaire à suivre !

Et pour aller plus loin…

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